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Tesla freine la concurrence de Uber, Lyft et Blablacar dans la conduite autonome

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Tesla Model 3

Tesla prépare le lancement de sa propre flotte partagée, et souhaite bien évidemment limiter la concurrence … en restreignant d’entrée les droits des acquéreurs de ses véhicules.

Certes, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, mais tout de même: la location des services de conduite autonome développés par le constructeur ne sera autorisée que sur son propre réseau, ce qui pourrait en faire tousser plus d’un.

Parallèlement à son annonce majeur clamant que tous ses modèles seront à terme équipés d’Aupilot, son logiciel de conduite assistée, Tesla a ajouté une discrète mais importante mise à jour sur son site, restreignant l’usage de ses véhicules.

« Veuillez noter que l’utilisation de votre voiture en conduite autonome pour du covoiturage ou en trajet à la demande est permise avec vos proches. En revanche, toutes activités analogues exercées à des fins commerciales ne seront autorisées que sur le réseau Tesla. Plus d’informations vous seront communiquées l’année prochaine », explique ainsi le constructeur sur la page dédiée à Autopilot.

Tesla fait ainsi savoir que les propriétaires qui opteront pour la conduite autonome n’auront pas le droit de louer ces services en dehors de sa propre plate-forme de covoiturage ou de transports à la demande. Exit donc l’exploitation de leur véhicule via des concurrents tels que Uber, Lyft voire même Blablacar, dans le cadre d’une appréciation large de la notion de «fins commerciales».

En juillet 2016, lors de la révélation du « Master Plan 2 », Elon Musk, le patron du constructeur avait d’ores et déjà annoncé les ambitions de Tesla dans le domaine des services de conduite partagée tels que Uber. Il avait alors précisé que chaque propriétaire d’un véhicule Tesla pourrait l’ajouter « à la flotte partagée et générer des revenus lorsqu’il est au travail ou en vacances ». Désormais, Tesla indique que cette flotte partagée devra être celle de Tesla.

Rentabiliser l’achat onéreux de son véhicule Tesla et notamment le coût de 4 500 euros supplémentaires de l’option «capacité de conduite entièrement autonome», via des services partagés sera certes possible, mais en rentabilisant les comptes du constructeur.

Petite subtilité: cette mesure autorise tout de même les propriétaires d’une Model X ou S à conduire eux-même leurs véhicules pour les applications de partages de voitures et de VTC, le mode « conduite assistée » étant nommément cité. A noter qu’aux États-Unis, plusieurs propriétaires de Tesla roulent d’ores et déjà pour Uber.

Sources: AFP, Tesla, La Tribune

Crédit Photo: Tesla

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9 Commentaires sur "Tesla freine la concurrence de Uber, Lyft et Blablacar dans la conduite autonome"

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greg
Invité

Je ne suis pas sûr que cette volonté, si elle devient concrète, sera jugée légale.
On verra.

nicvall
Invité

Cela ne me chique pas plus que cela.
Un problème d’assurance des passagers transportés via ce système de transport totalement automatisé.
Le réseau de partage Tesla proposera dans doute (payant ou inclus) un système d’assurance.

Kalimero
Invité

Heidegger « penser autrement est manquer le point de départ »

Membre

D’une part c’est spécifiquement en utilisation totalement autonome qu’il sera interdit de faire du Uber, rien n’interdit le propriétaire de la voiture de faire cette activité en semi-autonome…
Il ne s’agit pas ici de restreindre l’usage du véhicule, mais d’une fonctionnalité logicielle particulière du véhicule, c’est très différent.
D’autre part le reversement au propriétaire de la voiture sera nettement plus intéressant que ce qu’Uber reverse, ce n’est pas comme si Tesla n’avait que ça comme revenu comme Uber, dans leur cas ils peuvent (et veulent) que cela soit fortement profitable au propriétaire du véhicule.

Elisabeth
Invité

@sebastien : si  » rien n’interdit le propriétaire de la voiture de faire cette activité en semi-autonome… » a contrario, cela signifie bien que le propriétaire n’aura pas l’usage illimité de sa fonction autonome , donc restriction des droits d’usage et pas entière propriété.

Marc J.
Invité
Ces restrictions rappellent celles qui existent dans le monde du progiciel et qui sont légitimes: Vous n’achetez pas le logiciel, mais un droit d’usage qui est contractuellement bien encadré. Vous ne pouvez pas légalement prêter vos logiciels par exemple. D’autre part le prix du logiciel dépend grandement de la valeur que le client en tire de son usage. Vous ne payez pas le même prix votre Microsoft Office si vous êtes étudiant, une PME ou un grand groupe. Les fonctionnalités de conduite autonome c’est relativement peu de hardware et beaucoup de software. Je pense donc que Tesla serait susceptible d’assouplir… Lire la suite >>
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