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Essence vs. diesel : le changement c’est maintenant ?

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Depuis plusieurs années, la tendance était à une proportion de ventes de véhicules neufs de plus de 65% de diesel pour moins de 35% d’essence. Oui mais 2015 contredit ces chiffres et inverse même les rôles.

Selon les chiffres des constructeurs compilé par les Echos, sur les 6 premiers mois de 2015, il s’est vendu (hors flottes, loueurs et véhicules de démonstration) 49,8% de véhicules essence contre 46,6% de diesel. A noter que les hybrides représentent 2,8% du marché et les électriques 0,8%. Il y a encore 1 an, on comptait plus de 53% de diesel et en 2012 on était dans les plus hauts historiques avec près de 65% de diesel pour 33,3% d’essence.

C’est donc une inversion plutôt rapide et forte que le marché français connait. L’offre des constructeur s’est évidemment re-étoffée dans les motorisations essence peu gourmandes (en tout cas en cycle d’homologation) et la norme euro6b a sonné le glas de certaines voitures diesel aberrantes. Même certains constructeurs étrangers, gros pourvoyeurs en moteurs mazoutés voient la proportion s’inverser.

Evidemment ces chiffres sont tempérés par les ventes aux flottes qui sont elles majoritairement diesel (pour de pures – et idiotes – raisons fiscales) mais la tendance de fond semble bien là. Pour autant il ne faut pas crier victoire trop vite pour les partisans de l’essence car les objectifs européens d’émission moyenne de CO2 pour chaque constructeur va les pousser à toujours plus de downsizing.

Reste à savoir si nos constructeurs nationaux auront suffisamment anticipé ce revirement (il semble que oui) et si cela va faire tache d’huile en Europe ou rester un phénomène franco-français.

Source : Les Echos

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20 Commentaires sur "Essence vs. diesel : le changement c’est maintenant ?"

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T
Invité

Si t’enlève l’aide du diesel, on verrait peut-être un changement du mode de consommation, acheter une voiture qui correspond au besoin et non a l’envie, comme il a déjà était abordé sur le blog, acheter un mazout pour faire 10000 bornes par an et en ville 3/4 du temps c’est du non sens absolu …

CaptainBigleux
Invité

« Reste à savoir si nos constructeurs nationaux auront suffisamment anticipé ce revirement (il semble que oui) et si cela va faire tache d’huile en Europe ou rester un phénomène franco-français. »

Cette conclusion est fausse. C’est la France qui fait actuellement tache d’huile, ayant fiscalement (taxe des carburants, malus CO2, taxe entreprises…) favorisé le mazout depuis des années, jusqu’à inciter les petits rouleurs urbains à s’équiper ainsi.
Chez nombreux de nos voisins la proportion n’a jamais été aussi haute que chez nous. Donc enfin le marché revient dans une proportion plus logique.

Greenevans
Invité

Il me semble pourtant que la Belgique ou l’Autriche sont encore plus mazoutées que nous!

pcur
Invité

N’enterrons tout de même pas trop vite les diesels qui en dehors des agglomérations restent une évidence, notamment sur autoroute, pour tracter nos lourds véhicules économiquement.Oui à un rééquilibrage, non à un nouveau déséquilibre dans l’autre sens

SGL
Invité

TOTALEMENT @pcur
Même d’un point de vue écolo le diesel s’impose sur longue distance !
Mais il faut avouer qui il a encore trop de diesel (injustifiés) dans le parc Français, surtout les vieux diesels.
D’où la nécessiter de rétablir les taxes du diesel à celui de l’essence pour plus d’équité.

wab
Invité

C est maintenant ou a jamais
Une voiture qui a le choix pour carburer son moteur

BL
Invité

Le FAP solution anti technologique y est pour beaucoup!

SGL
Invité

Quand Macron aura les cou….s de ramener les taxes du diesel à celui de l’essence pour plus d’équité.
Cela éliminerait les vieux diesels (ceux qui provoquent la vraie pollution et pas les nouveaux diesel Euros 6)
Cela replisserait les caisses de l’Etat (c’est toujours un autre impôt de moins ailleurs !)

gigi4lm
Invité

Bien d’accord Thibaut mais voilà des années que cette procédure est engagée. Le prix du gaz oil se rapproche de plus en plus de celui de l’essence … et c’est le gaz oil qui monte.

wizz
Membre

offre/demande

Le prix de l’essence pourra difficilement baisser. Les raffineries ont très peu de marge. Le reste, ce sont des taxes essentiellement. Il est interdit de vendre à perte (et les pétroliers, comme tout business, ne souhaite pas bosser pour du beurre).

En revanche , vu le parc des véhicules, vu la consommation d gasoil, si un pétrolier souhaite marger un peu plus, il aura davantage de possibilité pour cela..

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