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Borgward, retour en ombres chinoises

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Le salon de Genève est régulièrement le lieu de renaissances de marques oubliées. On se souvient d’Hispano-Suiza ou encore de Russo-Baltique… Cette année, c’est le tour de Borgward. Mais l’origine du financement donne une coloration particulière au retour de la marque allemande disparue en 1963.

Les origines de Borgward remontent au milieu des années 20, quand Carl Borgward commercialise la Blitzkarren. Un petit utilitaire à trois roues qui aura un grand succès, par exemple auprès des services postaux, et qui sera la base de la marque Goliath. En 1929, Carl Borgward rachète Lloyd / Hansa en difficultés financières. Il entre ainsi sur le marché de la voiture particulière. Son nom apparaît pour la première fois sur la Hansa Borgward 2000, qui deviendra Borgward 2000 en 1939.

Après guerre, la marque se relance, et donnera naissance à quelques modèles emblématiques comme la Borgwad Hansa (la marque devient alors un modèle), et surtout la Borgward Isabella, sans oublier les camions. La marque s’illustre alors par diverses technologies, comme la suspension pneumatique. Des difficultés financières amèneront l’entreprise à la faillite en 1963, au cours d’une procédure toujours contestée par le fondateur, décédé peu de temps après.

Depuis 2005, Christian Borgward, petit-fils de Carl essaye de refaire vivre la marque. Un rêve qui se concrétisera donc en ce salon de Genève 2015. Borgward AG (société basée en Suisse) y exposera ses plans pour les années à venir. Des plans qui selon toute vraisemblance sont soutenus par l’investissement d’un constructeur chinois. Foton serait ainsi en arrière plan, donnant corps aux projets de la maison mère BAIC d’entrer sur le marché européen en reprenant une marque européenne (bien entendu, le logo Borgward original n’arbore pas les étoiles du drapeau chinois).

Source : Borgward AG
Crédit illustration : Borgward Isabella,  Lothar Spurzem / Wikimedia

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6 Commentaires sur "Borgward, retour en ombres chinoises"

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hotil
Invité

et on zappe encore une fois la guerre, ou la marque a produit de beaux blindés pour le reich

c’est important dans le sens que la marque a eu une vie assez courte (années 20-1963) et que la période nazie en représente une grande partie

Invité

@hotil.
Et qu’en est il du passé nazi des BMW,Daimler Benz,sans parler de VW et Porsche,toutes marques aujourd’hui encenscés surtout en France.
Pour ma part je préfèrerai toujours une voiture britanique ou française plutôt que de continuer à enrichir les actionaires et descendants de ces criminels.

SAM
Invité

Et Opel? Qui pendant cette période de guerre appartenait encore et toujours à GM!

Uberalles
Invité

Ah l’Isabella une voiture formidable pour l epoque.

jimbal
Invité

L’Isabella était une belle et bonne voiture très bien finie. Elle avait une suspension arrière à roues indépendantes à une époque où les berlines courantes se contentaient d’un essieu rigide et de ressorts à lames.

Dehotte
Invité

Oui moi je n’achète pas de voitures françaises parce que mes ancêtres ont souffert à cause de napoléon

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