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Essai VW Scirocco 2.0 TDI 184 ch DSG (2/2) : Vers plus de douceur

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L’esthétique, quasi-unanimement reconnue comme étant l’une des qualités majeures du Scirocco, évolue donc peu. Mais les ingénieurs ont-ils davantage travaillé à corriger les points faibles du modèle, à commencer par un confort plutôt rustre ?

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Présentation générale
Style extérieur
Style intérieur
Equipement
Modularité/Habitabilité

Châssis, confort et comportement

Si la plateforme MQB, celle de la nouvelle génération de compactes du groupe Volkswagen, fait partie des références en matière de tenue de route, celle de la Golf VI, et donc celle du Scirocco actuel, se défendait déjà pas mal en la matière. C’est ce que confirme notre essai. Bien sûr, notre TDI n’offre pas la précision d’un Peugeot RCZ, ni le mordant d’une Renault Megane RS. Mais est-ce vraiment sa vocation ? Pas avec ce moteur en tout cas. Pour les amateurs de châssis ultra-pointu, VW proposera, d’ici décembre, une nouvelle évolution de son Scirocco R. Dans la configuration qui nous intéresse aujourd’hui, le Scirocco fait preuve d’une neutralité de bon aloi. Sur chaussée grasse ou si on le taquine un peu trop, il se montre naturellement légèrement sous-vireur et l’ESP laisse une petite marge de manœuvre avant de ramener l’auto dans le droit chemin. C’est efficace, mais pas très amusant. En fait, les ingénieurs se sont surtout attachés à corriger l’un des principaux défauts de ce modèle : le manque de confort. Pari réussi. Malgré ses 235/40 R18, l’auto s’est montré plutôt prévenante pour nos vertèbres et ce, malgré un parcours réalisé en grande partie sur les lacets « défoncés » du Cap Corse. De quoi lever les derniers doutes sur la vocation du Scirocco : son truc, c’est le grand tourisme, pas le sport.

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Moteur et transmission

Au sein du groupe allemand, le 2.0 TDI 184 ch fait partie des moteurs à tout-faire. Et bien qu’il ait été inauguré par la Golf GTD, lui non plus n’a rien de sportif. Mais n’est-ce finalement pas le lot de tous les moteurs diesels ? Il est ici encore plus bridé par la boîte DSG dont la fonction de base est, depuis bien longtemps, davantage de favoriser les basses consommations, et par conséquent de faibles rejets de CO2, que les performances. Un caractère qu’il est possible de contrebalancer en basculant en mode sport. Mais alors, c’est le moteur qui ne suit plus. Normal puisque sa plage d’utilisation optimale s’établit seulement de 1 750 tr/mn à 4 000 tr/mn. Et comme il montre une excellente volonté pour passer de l’une à l’autre de ces limites, on se retrouve un peu frustré. Heureusement, ce moteur a une façon bien à lui de se faire pardonner. Même en tentant de le maltraiter, sa consommation ne dépasse que très rarement les 7 l/100 km. Et sur les grands trajets réalisés à bonne allure, il est facile de passer sous la barre des 5 l/100 km.

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Parlons argent

Malgré ce que l’on pourrait croire de prime abord, le Scirocco a peu de concurrents dans cette version 2.0 TDI 184 ch DSG. Ses rivaux français (Citroën DS4 et Renault Mégane Coupé) n’ont pas de diesel si puissant, l’Audi TT n’est qu’un 2+2, les A3 et Seat Leon SC ne sont que de simples berlines. Ne reste donc que la BMW Série 2 Coupé. En attendant sa nouvelle déclinaison 190 ch, elle développe, en version 220d, exactement la même puissance que la VW et débute, en combinaison avec la boîte automatique à huit rapports, à 36 450 €. Bien sûr, le Scirocco débute quelques milliers d’euros en dessous (34 760 €) mais cela ne fait pas pour autant de lui une bonne affaire. En effet, pour peu que vous acceptiez de sacrifier une poignée de chevaux, vous pourrez vous offrir une Citroën DS4 2.0 HDi 160 ch Auto. pour 30 600 €.

Gamme et prix
SportlineCarat
VW Scirocco 2,0 TDI 184 ch DSG34,760 €37,790 €

Conclusion

Si les fans du Scirocco craqueront sans aucun doute pour cette version améliorée, il aura du mal à convaincre ceux qui avaient jusque là résisté à ses charmes. Saluons tout de même les gros efforts qui ont été faits sur le confort et les consommations. Pour le reste, le Scirocco n’a toujours pas grand chose d’une voiture de sport, et surtout pas dans cette version associant motorisation diesel et boîte à double embrayage. Mais, en favorisant la baisse des coûts d’usage et la possibilité de l’équiper presque comme une auto de la gamme supérieure plutôt que la performance pure, il ne fait que se laisser porter par l’air du temps.

Crédit illustrations : Cédric Morançais/le blog auto

+Habitabilité pour quatre
Ligne toujours personnelle
Consommation
Trop peu d’évolutions esthétiques
Prix
Visibilité arrière

 

VW Scirocco 2.0 TDI 184ch DSG
Motorisation et transmission
Moteur – Type4 cylindres en ligne 16 soupapes Transversal avant
CarburantDiesel
Cylindrée (cm3)1968
Puissance (kW / ch)135/184 @ 4000
Couple (Nm @ tr/min)380 @ 1750
Boîte de vitesse – TypeRobotisée à double embrayage
Nombre de rapports6
Roues motricesAvant
Performances
0 à 100 km/h (sec.)7,5
Vitesse maximale (km/h)228
Consommations
Cycle mixte (l/100 km)4,8
Emissions de CO2 (g/km)125
Dimensions
Longueur (mm)4256
Largeur (mm)1810
Hauteur (mm)1406
Empattement (mm)2578
Poids (kg)1343
Volume de coffre (l)312 → 1006
Réservoir (l)55

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2 Commentaires sur "Essai VW Scirocco 2.0 TDI 184 ch DSG (2/2) : Vers plus de douceur"

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juuhuu
Invité

Elle n’est pas très éloignée philosophiquement d’une Série 1 3 portes… Curieux également de la comparer avec une RCZ qui n’a rien à voir, c’est un peu maladroit…

SGL
Invité

Pourquoi donc ? Ce sont tous des coupés sur base de compacts ! Même la TT pourrait être dans le jeu de comparaison (surtout l’ancienne).
Même marché, mêmes prestations, même clientèle.

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