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GT Academy 2011 : du virtuel et plus de réel

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La voie généralement admise pour devenir pilote de course automobile est celle du karting, puis des formules de promotion avant d’accéder – dans le meilleur des cas – aux disciplines reines. Évidemment, tout cela coûte énormément d’argent alors à moins de partir dans la vie avec un gros avantage financier et / ou un coup de volant surnaturel, les choses ne dépassent généralement pas le stade du rêve. Dans ce cas, les jeux vidéos de simulations automobiles représentent forcément un palliatif incontournable. Mais lorsque ces simulations automobiles deviennent elles aussi des moyens d’accession au sport automobile, qu’est-ce que ça donne ? Réponse avec la nouvelle édition de la GT Academy, un concept mis au point par Nissan et Playstation pour les meilleurs gamers du monde.

Promotion canapé

Pour tous les gens qui rêveraient une vie de pilote automobile, passer des heures sur sa console avec Gran Turismo ou Forza Motorsport, ça défoule et ça fait du bien. Pour les plus appliqués et doués d’entre eux, il est même devenu possible de mettre à profit leurs aptitudes pour passer dans le monde réel du pilotage en course automobile. Oui, grâce à la GT Academy que nous couvrions déjà l’année dernière. Le concept est simple : les meilleurs joueurs de Gran Turismo 5 sont sélectionnés via une épreuve en ligne où il faut réaliser un chrono sur un circuit donné avec une voiture donnée. La compétition a lieu dans toute l’Europe et chez nous, les 24 pilotes les plus rapides de France ( et de Suisse ) avaient rendez-vous au Paul Ricard HTTT pour la finale (bi)nationale. Mais par rapport à l’année dernière, Nissan et Sony ont décidé de pousser beaucoup plus loin le concept de la dualité entre virtuel et réel. Jusqu’ici, seule une épreuve sur simulateur GT5 permettait de départager les candidats au stade de la finale française. Cette année, les sessions d’affrontements sur Gran Turismo étaient accompagnées d’épreuves de conduite dynamique sur le Circuit Paul Ricard avec des Nissan 370Z et 370Z Freerace, comptant aussi dans le barème d’attribution des points permettant de départager les candidats ( l’année dernière, c’était seulement « pour le fun » ).

Et pour parachever le tout, les organisateurs ont également prévu une partie entraînement sous la houlette d’un champion d’athlétisme ( Romain Barras ) pour décourager les geeks les plus paresseux et garantir un minium de ressource physique. Les points étaient repartis de telle façon : 30% pour les affrontements sur Gran Turismo 5, 40 % pour les épreuves de pilotage sur circuit, 20% pour les épreuves physiques ( pompes, course à pied et autres horribles tortures ). Les 10% restants de la note étaient réservés à l’aptitude à faire bonne impression dans le cadre d’une interview ( probablement pour éviter les profils de type Iceman muet, pas idéal pour la com’ ).

Ce grand nombre de niveaux d’évaluation vise à obtenir un profil plus polyvalent que le gamer pur et sans doute aussi, plus proche de celui d’un vrai pilote de course qui doit évidemment présenter un bon niveau physique et piloter dans la vraie vie avec plein d’autres paramètres que l’émulation très théorique d’un jeu vidéo. Aussi trouvait-on un classement de cette finale nationale bien différent de celui de la partie « affrontement sur GT5 » au terme des deux jours d’épreuves au Paul Ricard HTTT.

C’est un certain Bertrand Sébastien qui remportait le tournoi GT5 après une finale ( magnifique à suivre ) contre Thibault Lacombe. Mais Bertrand ne terminait au total que troisième puisque ses résultats dans les autres points d’évaluation ( pilotage réel, entraînement physique et relations publiques ) étaient en retrait par rapport à ceux de Thibault Lacombe et de Bastien Bartsch, respectivement 1er et 2eme du classement général de la finale française GT Academy 2011. Seules les deux premières places sont qualificatives pour la super finale internationale de la GT Academy, laquelle permettra de sacrer un grand vainqueur qui vivra une carrière de pilote automobile qu’on espère aussi longue que celle de ses prédécesseurs. Luca Ordonnez, vainqueur il y a deux ans, disputera cette année les 24 Heures du Mans au volant du prototype Oreca – Nissan LMP2. Quant à Jordan Tresson – vainqueur l’année dernière – il rempile en FIA GT4 sur une 370Z. Bref, la GT Academy est carrément capable de jouer les rampes de lancement et ça, c’est assez cool pour être souligné.

Voir tous les candidats se lancer dans les évaluations au volant de leur 370Z Freerace sur le Paul Ricard HTTT, ça rappelait les épreuves de permis qu’il fallait réussir dans Gran Turismo pour progresser dans le jeu vidéo. Ça y est, le réel a vraiment rattrapé le virtuel. Rendez-vous à Silverstone et au Mans pour la grande finale internationale où nos deux français tenteront d’aller jusqu’au bout. Pour les autres ( équipés d’une Playstation 3 et de Gran Turismo ), il faudra faire chauffer la console l’année prochain pour tenter sa chance…

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4 Commentaires sur "GT Academy 2011 : du virtuel et plus de réel"

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otto
Invité

Et ces deux jeunes femmes qui montrent fièrement leur abdomen ont fait quoi ?

Mais qu'est ce
Invité

Elles ont peut-être dépucelé les 3 geeks ?

Seny270
Invité

+1 !

INADMISSIBLE
Invité

En effet permettre l’accès à la compétition auto réelle via un jeu vidéo c’est vraiment génial car de nombreuses personnes ont des talents cachés de pilote mais je trouve ça vraiment inadmissible que ce tremplin soit reservé uniquement aux possesseurs de PS3, car sur Xbox 360 Forza Motorsport est une réelle simulation auto qui permettrait aussi de réveler de futurs pilotes auto aussi doués voir plus que les joueurs de Gran Turismo!!! Alors A QUAND UNE COMPETITION STYLE GT ACADEMY SUR Xbox 360 et Forza??!!!

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