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CER Nürburgring – Course: Une histoire d’écrous…

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Que d’émotions pour le team Olympia Charger lors de la course, puisque celle-ci fut touchée par des crevaisons dans le second relais.

L’Américain Dick Pierson a pris le volant pour le départ lancé, et très rapidement il s’est mis dans le rythme en signant des temps constants dans ce premier relais. Tournant dans les 2’31 » avec beaucoup de trafic, il a pu ponctuellement signer des temps en 2’28 ». Alors qu’il avait gagné pas mal de places, il a eu malheureusement un tour « sans », et a perdu de grosses poignées de secondes et surtout des places avant de passer le relais à Christophe Schwartz.

Au moment du changement obligatoire de pilote vers la mi-course, tout s’est bien passé. Les mécaniciens ont pris le temps d’inspecter la voiture avant de libérer Herr Schwartz après la minute d’arrêt imposée. Et comme la Charger est une auto qui dénote dans le peloton des CER, Christophe n’a pu s’empêcher de laisser son empreinte sur la pitlane du Nürburgring… en laissant deux énormes traces au moment de quitter le stand, histoire d’impressionner les filles.

Voilà donc un Christophe hyper motivé en piste, avec l’intention de montrer au monde de quel bois la Charger se chauffe! Premiers tours et première analyse, entre les mains de Schwartz, la voiture n’est pas moins rapide. Egalement constant en alignant des chronos comparables à son binome – 2’31 » – avant le début de problèmes avec les pneus. A un peu plus de 5 tours du drapeau, la Dodge Charger coupe la ligne en 2’37 », alors qu’à ce moment de la course Christophe ne semblait pas gêné par le trafic, une GT2 devant laisser passer les P1 et P2. Alerte au sein du team Olympia, la voiture va repasser par les stands pour changer de pneumatiques.

Evidemment déçu de cette mésaventure, le pilote français de la Charger est bouillonnant dans le cockpit, et guette le moment où l’auto sera reposée par terre afin de lâcher les chevaux. Malheureusement, les mécaniciens n’ont même pas pu serrer les écrous que Christophe décolle du stand! On lui signale immédiatement par radio qu’il doit marquer un arrêt supplémentaire pour terminer le travail… Il reste désormais un seul tour et Schwartz nous la joue à la Bourdais. Il s’arrête en bord de piste en attendant le drapeau à damier, afin de ne pas faire un tour supplémentaire.

Terminant dernier des voitures classées, on s’attend à ce qu’il soit particulièrement agacé de cette fin de course mais pas du tout, il fut juste heureux d’avoir passé un bon moment au volant de la monstrueuse Dodge Charger Nascar de 1974.

Il raconte:  » Le relais avec quelques soucis techniques. On était bien parti, bien dans le rythme, on tenait notre position. On avait une chance de remonter, la voiture marche du tonnerre, le moteur était en super forme et les freins furent correctes. Au bout de 5 tours de mon relais, je sens l’avant qui bouge dans les lignes droites et virages rapides, comme si j’étais sur un matelas à eau à 250 km/h. Je suis rentré, on a changé l’arrière droit, et mésentente, je suis reparti alors que la roue n’était pas complètement fixée. J’ai du rentrer encore, on a vraiment perdu beaucoup de temps. Puis, dans le dernier tour, crevaison avant droite, et elle ne tournait plus à droite, j’ai poussé peut-etre 70 kilos sur le volant pour la faire tourner à gauche. Pour etre classé, je devais absolument finir, et j’ai pensé à Bourdais au Mans. Je me suis arrêté, j’attendais à la radio qu’on me signale le drapeau à damiers et j’ai coupé la ligne. Du coup, 3 Porsche sont passées devant nous. C’est la course. (…) Belle course tout de même, et je suis content du soutien de Dodge, et ils veulent absolument que l’on revienne l’année prochaine et alors ça devrait faire très très mal!! »

Et puisqu’il faut bien parler du classement, il finissent bon dernier au général (34ème) et dans leur catégorie GT2 au volant d’une voiture qui se fait aussi remarquer par sa fiabilité, car on compte tout de même 9 autos non classées. Le podium du général, une Chevron B21 devant une Osella PA 4 et une Lola T280.

DSC03954.JPGNurburg 490.jpgNurburg 564.jpgCER_Sat (87).jpgNurburg 673.jpg

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3 Commentaires sur "CER Nürburgring – Course: Une histoire d’écrous…"

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Contat
Invité

Bravo Christophe !

Vivement la prochaine.

Hilios
Invité

Un grand courage, beaucoup de volonté & de motivation. Ce qui les a poussé à aller si loin. La prochaine fois, vous ferez mieux !!!

Bravo à toute l’équipe !

Christophe
Invité

merci! En effet, la prochaine fois on changera les roues au pistolet pneumatique au lieu de la clé à mano …

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