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Il y a 50 ans, la DS. Partie II

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Ds_lamp En 1967, la DS opère une mue spectaculaire et géniale : lavant redessiné adopte 4 optiques à correction automatique de hauteur sous verrière, conférant à la DS un air agressif, une gueule de squale. Cerise sur le gâteau, les phares centraux pivotent avec les roues. La légende dit que Bertoni aurait procédé à ce restylage en défonçant à la masse des ailes quil aurait ensuite comblées avec du plâtre que ses mains de sculpteur (sa formation originale) auraient façonné, quelques temps avant sa mort en 1963. Dun autre côté, son second, Robert Opron, plus tard auteur des GS, SM et CX, sattribue une part de ce remodelage. Enfin, on ne peut que constater la ressemblance troublante de ce travail avec les doubles optiques dessinées par Pichon-Parat disponibles en accessoire.
Peu importe en fait, le résultat est saisissant ! A lintérieur, la planche de bord devient uniformément noire tandis que larrière ne change pas. En 1968, la DS 19 devient DS 20 en voyant sa puissance monter à 103CV tandis que la 21 atteint les 115CV. Il faut bien ça pour contrer la toute nouvelle Peugeot 504 ! Les ID 19 passent à 91CV SAE et les 20 à 103

Tdbds Gros changements encore en 1969, Citroën ne chôme pas ! Un nouveau tableau de bord à 3 cadrans dit de sécurité est installé, mais surtout, le moteur 2175 reçoit une injection électronique portant sa puissance à 139CV SAE (125 DIN) ! Ainsi, la DS 21 IE sautorise 185 km/h. Par ailleurs, les appellations sont remaniées : les ID 19 et 20 deviennent DSpecial et DSuper. Enfin, le Général De Gaulle reçoit une version très spéciale rallongée, qui ne lui plaira pas puisque la vitre le séparant du chauffeur ne s’ouvre pas! En 1971, les poignées de portes sencastrent, les DS 20 reçoivent 5CV supplémentaires et les DSpecial 7 tandis quune boîte automatique Borg-Warner à 3 vitesses est désormais disponible.
Les chiffres de production annuels passent la barre des 100000 exemplaires et en 1972 est lancée la fameuse 23 de 2347cc pour 115CV DIN, ou 130 en version IE, atteignant les 188 km/h. En même temps apparaît la DSuper5 reprenant le 2175cc de la DS21, avec une boîte 5. Les DSpecial, DSuper et DS 20 développent désormais 99CV DIN. En 1973, la production est transférée du quai de Javel à Aulnay s/s Bois, et en 1974 apparaît la CX alors que la DS Prestige tire sa révérence.
La fin est alors proche pour la DS, dont le dernier exemplaire, une 23 Pallas bleue, quitte les chaînes le 24 avril 1975. La DS aura été produite partout dans le monde, en France, mais aussi en Belgique à Forest, en Angleterre à Slough, en Australie, ou au Portugal, toutes ces usines en ayant fabriqué 1 455 746 ! Aujourdhui, ce mythe dacier et de verre est devenu lobjet de toutes les convoitises, puisque de très belles DS 23 IE se sont récemment échangées contre près de 20 000 ! Je doute que la C6 atteigne une telle popularité un jour…

La DS, au-delà de sa beauté, incarne une époque optimiste, confiante, elle a le parfum du rêve des ingénieurs qui navaient que faire des dictats du marketing et de la standardisation. Et ce rêve mis à la portée du plus grand nombre, finalement, na pas de prix.

Dsbreak

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4 Commentaires sur "Il y a 50 ans, la DS. Partie II"

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Florent
Invité

Très bon article !

stéphane schlesinger
Invité

Merci 😉 La DS mérite qu’on prenne soin d’elle, surtout quand on voit sa descendance actuelle…

Citrauto
Invité

J’ai déja vu une DS au musée de l’automobile à Mulhouse.
Elle est très belle o_o

Anonyme
Invité

Flaminio Bertoni died on 7 february 1964 at 15:30

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