Certes l’Allemagne a décidé de mettre des aides sur les achats de véhicules électriques, comme en France. Cependant, avec un prix de 8 000 euros, la Citroën ë-C3 atteint un prix plancher que nous Français nous pouvons jalouser.
Car oui, il faut aller en Allemagne pour la trouver à ce prix.
Habituellement, on considère la Dacia Sandero comme la voiture la moins chère du marché. Il y a des offres temporaires qui mettent par exemple la Fiat Pandina à moins de 10 000 €, mais elles restent l’exception. Nos voitures sont de plus en plus chères et les véhicule neufs abordables ont disparu du paysage. Alors, cette offre à 8 000 € pour la Citroën ë-C3 est très alléchant.
Pour arriver à ce prix, Citroën a décidé de frapper fort et double carrément le bonus allemand. Selon les revenus et le nombre d’enfants, les aides gouvernementales varient de 3 000 à 6 000 €. Ainsi, Citroën va aller jusqu’à 6 000 € d’aides supplémentaires. Cela donne 12 000 € de rabais sur une ë-C3. Forcément, cela aide à afficher le prix si intéressant de 7 990 €. La ë-C3 n’est pas la seule à bénéficier de cette super offre puisque le ë-C3 Aircross peut tomber à 14 490 € toutes aides déduites. Quant à la Citroën ë-C4, elle passe de 31 000 € à 19 000 €. Le prix d’un Dacia Duster pour continuer de comparer avec la marque d’entrée de gamme.
Sans aide, point de salut ?
Chez nous, et malgré des aides (primes CEE) de 5 700 € maximum, la C3 entièrement électrique débute à 13 990 €. Oui ! 75 % plus cher dans le pays d’origine de la marque Citroën. Une sacrée différence que l’on pourrait avoir du mal à comprendre si on ne prend pas en compte toutes les variables. En effet, en France cette ë-C3 s’écoule plutôt bien quand le marché allemand est plus difficile pour la petite Citroën.
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Mais, cette super offre marque une fragilité du marché électrique allemand. En effet, si les chiffres de ventes sont bons, ils masquent le fait que sans les aides, ces ventes s’effondrent. En effet, en Allemagne, les aides sont conditionnées par une enveloppe globale et une fois ce budget atteint, plus d’aides. Ce n’est pas le signe d’un marché mûr que de devoir compter sur les aides. On a grosso-modo le même souci en France. On l’a vu avec les ventes de 2025 qui ont attendu le leasing social pour rattraper les chiffres de 2024. Le pire ? Malgré les aides confortables, les chiffres ne sont pas ceux attendus par les autorités.
Peut-on acheter en Allemagne pour les aides puis rapatrier en France ?
Pourtant, sur le papier, une grande partie des véhicules électriques semble convaincante quand on cherche dans le segment premium ou supérieur. Pour les véhicules plus « grand public », il reste toujours le manque de polyvalence et un prix sans aide bien plus élevé que les équivalents thermiques. Ce n’est pas anodin que la Dacia Sandero soit depuis plusieurs années la voiture la plus vendue aux particuliers.
L’Allemagne ne met aucune condition ou presque pour l’octroi des aides. Par exemple, les véhicules peuvent avoir n’importe quelle origine, même venus de la Chine subventionnée. Pas de limite de prix non plus, même un véhicule à plus de 80 000 € sera aidé. Le montant, en revanche, dépend des revenus du foyer. Alors peut-on acheter un véhicule électrique en Allemagne, bénéficier des aides étatiques puis ramener le véhicule en France ?
Eh bien, non, pas sans tricher. En effet, il y a une condition de durée de détention qui existe quand même. 36 mois ! 3 ans de possession qui empêche théoriquement d’acheter un véhicule et de le revendre en France par exemple ou dans un pays sans aide aux VE.
