Formule 1

En ce week-end de la Toussaint, il semble normal de rendre hommages à ceux qui ont fait l’automobile. Un hommage mondial serait trop vaste. D’où un article recentré sur les contributeurs de l’automobile française.Dans cette petite liste, il y a des autodidactes et des bardés de diplômes, des solitaires et des meneurs d’Hommes, des stars et d’autres qui préfèrent se cacher derrière leurs produits (voir derrière une mascotte, comme les Michelin.) Ils ont néanmoins en commun le talent et le succès. Certains viennent à l’automobile par opportunisme et d’autres par passion. De toute façon, un pur passionné se ferait balayer par les marchands du temple. Et un simple opportuniste se lasserait vite de son jouet. Pour réussir, il faut non seulement être génial, mais aussi savoir (se) « vendre ». Ils ne sont pas tous Français de souche, loin s’en faut. Un gros tiers est émigré ou fils d’émigrés. Amedeo/Amédée Gordini franchit les Alpes, seul, à peine adolescent. Ettore Bugatti obtient sa carte d’identité quasiment sur son lit de mort. Quant au mystérieux « Williams », il sera un résistant de la première heure.

Le jour descend sur Yas Marina et la température chute rapidement par rapport aux derniers essais libres (10° de perdus en moins de 2 heures) tout en restant très chaude (32° dans l’air, 36° sur la piste). Qui peut tirer son épingle du jeu des qualifications ?

A peine le temps de déboucher les bouteilles de Champagne pour Red Bull et Sebastian Vettel qu’il faut déjà partir de New Delhi pour rejoindre Abu Dhabi et le circuit de Yas Marina. Vettel continuera-t-il son impressionnante série de victoires ou relâchera-t-il la pression sur ses concurrents ?

Comme prévu il n’y aura eu aucun suspense. Sebastian Vettel a remporté avec la manière le Grand Prix d’Inde, une victoire synonyme de quatrième titre mondial consécutif. Fernando Alonso, le seul homme encore en mesure de repousser l’échéance ne termine même pas dans les points. Nico Rosberg termine deuxième devant un héroïque Romain Grosjean revenu du fonds de grille.

Tel un bulldozer, Sebastian Vettel a purement et simplement écrasé la séance de qualifications du Grand Prix d’Inde en empochant une incontestable pole position loin devant les deux Mercedes de Rosberg et Hamilton. Alonso, son seul rival pour le titre, partira huitième mais a privilégié la stratégie puisqu’il débutera la course avec les pneus mediums bien plus résistants sur ce tracé.

Ce weekend la caravane de la F1 pose ses valises en Inde pour le 16ème grand-prix de la saison 2013. Sebastian Vettel peut y être consacré ainsi que son écurie Red Bull Racing. Qui pour mettre à mal l’hégémonie de l’Allemand ?

Si le retour officiel de Honda en F1 ne sera que pour la saison 2015 avec l’écurie McLaren, le bloc nippon se fait déjà entendre. Histoire de montrer aux concurrents que le programme est déjà près à rentrer dans l’arène ?

10 points! C’est ce qui sépare Sebastian Vettel du bonheur de célébrer un quatrième titre mondial consécutif. Pour cela il lui reste encore quatre courses à disputer. Autant dire que ce sera une simple formalité pour le jeune Allemand. Hier à Suzuka il a épinglé une cinquième victoire consécutive à son glorieux tableau de chasse. Il devient ainsi le cinquième pilote de l’histoire à réussir cet exploit après Brabham, Clark, Mansell et Schumacher.