Formule 1

La F1 de la fin des années 80 et du début des années 90 offrait du spectacle, sur la piste, mais aussi en dehors ! Les rivalités, cristallisées autour de l’emblématique duel entre Ayrton Senna et Alain Prost, étaient judicieusement attisées par les médias, ce qui n’était pas pour déplaire à Bernie Ecclestone, le maître du « show ». Sauf que l’intersaison 1989-1990 pris une tournure bien plus pernicieuse, avec en têtes d’affiche toujours Ayrton Senna, face au puissant Jean-Marie Balestre, président de la FISA.

Le problème avec des expériences aussi marquantes qu’une série de trois tours de circuit dans une Formule 1, c’est qu’elles débouchent généralement sur des reportages excitants comme un voyage en monospace diesel sur une autoroute suisse. « Waouh !« , « Merci pour l’invitation », « un jour inoubliable dans une vie de passionné automobile » […]. Après quelques recherches sur les internets, il faut se rendre à l’évidence : les sensations ressenties par un néophyte du sport automobile, une fois le cul vissé dans l’ex-F1 de Kimi Raikkonen, ne se traduisent qu’en onomatopées prévisibles ou en courtes phrases à la platitude déprimante. Permettez-moi malgré tout d’en rajouter personnellement une petite couche après un run en Lotus-Renault E20 sur le Paul Ricard, pendant lequel j’ai pu rouler à une grosse vingtaine de secondes au tour d’un vrai pilote de Formule 1.

Le conseil de classe des équipes étant passé (merci Nicolas), il est temps de passer aux performances individuelles. Les professeurs sont réunis dans la salle pour ce grand conseil. Le délégué, ou est passé le délégué de classe? Il hurle sur Pirelli à propos des gommes. Je vous en prie Monsieur Grosjean, le conseil de classe va commencer, prenez place.