Droit routier et Radars

Moins contraignant que le système dalcotest obligatoire afin de pouvoir démarrer, Nissan vient de mettre au point un concept-car regroupant plusieurs autres technologies de prévention de la conduite en état divresse. Basé sur une Fuga de série, ce système est cependant tout aussi intrusif. Ainsi, caméra de surveillance et « renifleurs » sont intégrés dans lhabitacle. Les renifleurs dalcool sont de petits capteurs éthyliques capables de détecter la présence dalcool dans la transpiration du conducteur, et même des passagers, avant comme arrière. Ils sont situés dans les sièges conducteurs et passagers ainsi que dans le siège central arrière. Un dernier renifleur est intégré au pommeau de levier de vitesse. Sil détecte un niveau dalcool supérieur au seuil préréglé lors de la mise en route de la voiture, il immobilise le véhicule en verrouillant la transmission. Un message avertit également le conducteur de son état.

Lautomobiliste, vache à lait des autorités ? En tout cas, les nouvelles politiques de sécurité routière ont amené davantage de contrôles, notamment de vitesse, sur nos routes. Et les montants de PV sont perçus de manière plus efficace. Dès lors, le tiroir-caisse déborde. À tel point que la police belge ne sait plus quoi faire de tout cet argent « tombé du ciel ».

91% des américains trouvent qu’envoyer des SMS en conduisant est aussi dangereux que conduire en ayant bu, ou fumer. Et pourtant, ils sont 57% à avouer envoyer des texto au volant, révèle une étude.

L’éthylotest bientôt dans toutes les voitures françaises ? Le ministère des Transports semble en tous cas y travailler. Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, a en effet annoncé qu’il rencontrerait prochainement Christian Streiff et Carlos Ghosn, respectivement P-dg de PSA et de Renault. Objectif : se concerter sur la mise en place – optionnelle ou obligatoire – d’éthylotests antidémarrage dans les véhicules, « comme on le fait pour des allume-cigares ou des GPS ». Il faut dire que les chiffres 2006 (4.709 tués) ont montré que l’alcool était le premier facteur d’accidents en France et que le phénomène est loin de ne toucher que les jeunes. En dix ans, de 1996 à 2006, la part des conducteurs alcoolisée et impliquée dans des accidents mortels n’a pas baissé : environ 16%. Parmi les autres idées avancées pour lutter contre ce fléau, le gouvernement réfléchit également à la commercialisation, chez les buralistes, d’éthylotests à 1 euro pièce, pour que chacun puisse savoir s’il peut ou non prendre le volant.

L’article de mon confrère Albin Le Guyader intitulé « La fin des voitures sportives et de l’automobile » a suscité de nombreuses réactions assez extrêmes aussi bien du côté des pro-limitation que des anti-limitation. Afin d’avoir une idée plus précise sur la question, je vous propose en complément de son article un petit sondage.

Le « Mountains Recreation and Conservation Authority » (MRCA), entité gouvernementale des États-Unis dans la région de Santa Monicavient de se doter, récemment, d’une « caméra stop » pour prendre en flag les conducteurs qui seraient tentés de « glisser » le stop… C’est la société australienne Redflex qui, en partenariat avec la MRCA, a implanté 5 caméra-stop (pour le moment) à Los Angeles.

1000, 1200, 1500 ? Le prix du permis de conduire est élevé et reste pour beaucoup de jeunes candidats un luxe. A 18 ans, se payer le permis est souvent un cadeau des parents, ou un vrai sacrifice, il faut mettre de coté pour posséder le sésame rose. Alors pour les moins de 26 ans en difficulté financière et les RMIstes, la tache se complique encore.

« Je vends jusqu’à 4 points de mon permis auto. 450 le point, ou 1500 pour 4 points. Pour des infractions n’entraînant pas de poursuites judiciaires uniquement et en région parisienne ». Voici le type d’annonces qui prolifèrent en ce moment sur le web. Un phénomène qui inquiète les pouvoirs publics et sur lequel s’est penché notamment Le Parisien dans son édition d’aujourd’hui. Selon le quotidien, ce type de pratique serait d’abord apparu en Espagne avant de rejoindre l’Hexagone ces derniers mois. Le principe est simple : pour éviter de perdre leur papier rose, un nombre croissant d’automobilistes flashés par des radars automatiques rachètent les points d’automobilistes peu scrupuleux et prêts à céder leurs points de permis. Il suffit à ces derniers, une fois le paiement reçu, d’inscrire leur identité sur le PV à la place du vrai contrevenant.