Electrique

Selon des indiscrétions révélées par Les Échos dans son édition du jour, le partenaire allemand du gtribunal de commerce de Niort venait à valider cette offre conjointe de reprise laquelle signifierait aussi le démantèlement des activité de l’entreprise de Cerizay.

Tout s’emballe depuis quelques jours du côté de Cerizay et à Niort. Primo, d’autres y retournent pour longtemps ou même toujours). Tout ceci mélangé ne garantit en rien la pérennité d’Heuliez mais offre un peu de répit aux salariés. Les acteurs politiques ne pouvaient évidemment pas rester en marge de ces différents épisodes successifs. Le premier à dégainer pour donner son point de vue est finalement le ministre de l’industrie. Un coup d’avance donc pour Christian Estrosi dans cette « bataille » médiatique l’opposant à Ségolène Royal sur le dossier Heuliez.

Lors du dernier salon de Genève, il était à la limite de parader dans les parages de la Heuliez Mia, posant allègrement sous les flashs des photographes et se posant alors comme le vrai chevalier blanc. Une fois le salon suisse fermé, la période « strass et paillettes » terminée, Alphan Manas entrait véritablement dans le dossier de la reprise de l’équipementier/producteur des Deux-Sèvres. Malgré les déclarations du côté du ministère de l’industrie via Christian Estrosi ou de la région Poitou-Charentes par l’intermédiaire de Ségolène Royal, la proposition d’Alphan Manas se révélait bien maigre avec l’ambition de racheter 15 % du capital. Retour sur terre. Dur. Depuis Alphan Manas à la tête du groupe Brightwell se faisait discret. Plus que se faire discret désormais : il disparaît.

Parmi les quatre pistes jugées sérieuses quant à la reprise d’Heuliez, l’une d’elles menait à un tandem composé d’un groupe français et d’un groupe allemand. Alors que le constructeur/équipementier des Deux-Sèvres vient tout juste d’être placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Niort, ce mystérieux candidat français sort du bois. On peut désormais mettre un nom sur cette piste : BGI comme Baelen Gaillard Industrie. « Créé en 2003 par deux associés, Pierre Baelen et François de Gaillard, aux profils complémentaires, financier et industriel, ce groupe affiche un chiffre d’affaires consolidé de 125 millions d’euros et emploie 1000 salariés« , avance la société. Pôle d’activités ? Buisard (carrosserie pour matériel agricole, BTP et manutention), Flexitallic (joints étanchéité haute technologie), Siem (joints étanchéité haute technologie), Emsens (machines agro-alimentaires) et Labosport (certification de terrains de sport). A la lecture de ces activités, on est finalement loin du secteur auto pur. Sauf que…

Vous mé réconnaissez ? Si vous avez de la mémoire, et que vous étiez au Mondial de l’Automobile 2004, sans doute : la Pininfarina Nido EV présentée aujourd’hui par l’entreprise italienne est une mise à jour électrifiée du concept développé il y a maintenant six ans pour montrer le savoir-faire de la carrozzeria turinoise. Cette nouvelle version, dévoilée dans le cadre des 80 ans de Pininfarina, est là cette fois pour démontrer la plateforme modulaire du « Nido Development Programme » sur laquelle l’entreprise compte proposer des versions 2 ou 4 places, tourisme et utilitaires, hybrides ou tout électriques.

Les lois concernant l’automobile ne sont pas systématiquement battues en brèche par les constructeurs. Il en est qui les arrange, comme les deux règlements tout juste adoptés dans l’état du Mayrland en faveur des véhicules électriques. Des lois que Chevrolet Volt.

CODA Automotive continue à préparer l’introduction sur le marché Américain de sa voiture électrique réalisée sur la base d’une berline Hafei Seibao. L’entreprise basée en Californie vient d’achever avec succès une nouvelle levée de fonds, pour 58 millions de dollars.

Sans incident mécanique à deux heures du dénouement la Porsche 911 GT3R Hybrid aurait signé une toute autre performance le week-end dernier à l’occasion des 24 Heures du Nürburgring. L’expérience fut donc jugée concluante pour les décideurs de Zuffenhausen qui penseraient désormais à autre chose pour l’année prochaine…

Sans aucune espère forme de quelconque surprise, le tribunal de commerce de Niort a suivi les réquisitions du procureur de la République avec le placement en redressement judiciaire de l’équipementier/producteur Heuliez, décision assortie d’une période d’observation de six mois. Cependant selon ce délibéré « il sera statué sur la poursuite de cette période dans le délai de deux mois » soit un nouveau passage devant la justice à la fin du prochain mois de juillet. Rappelons de nouveau qu’il s’agit du deuxième placement en redressement judiciaire en un peu plus d’une année. C’est donc une suite logique alors qu’Heuliez s’était déclaré mardi en cessation de paiement.