Volkswagen prévoit d’exporter davantage de voitures fabriquées en Chine vers l’étranger, tout en excluant l’Europe pour des raisons technologiques.
Une stratégie d’exportation recentrée sur l’Asie
Volkswagen confirme son intention d’élargir les exportations de véhicules développés et fabriqués en Chine vers de nouveaux marchés internationaux. Cette orientation stratégique s’inscrit dans une volonté de mieux valoriser les technologies automobiles mises au point localement, tout en s’inspirant de l’efficacité industrielle chinoise pour renforcer sa compétitivité mondiale. Le constructeur allemand, qui a commencé à exporter des berlines à moteur essence vers le Moyen-Orient il y a environ six semaines, étudie désormais quelles autres offres automobiles produites dans ses usines chinoises pourraient être adaptées à différents marchés internationaux.
Thomas Ulbrich, directeur de la technologie de Volkswagen Group China, précise que les discussions se poursuivent au sein d’un processus de décision partagé entre les équipes chinoises et le siège du groupe en Allemagne. L’objectif est d’adapter finement le portefeuille automobile aux spécificités de chaque région, en tenant compte aussi bien des attentes des consommateurs que des réglementations locales. Parmi les destinations actuellement envisagées figurent plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et d’Asie centrale, des zones où la demande pour des véhicules fiables, abordables et compatibles avec des infrastructures variées continue de progresser.
Une exclusion explicite : l’Europe reste en dehors du plan
Malgré cette dynamique d’expansion internationale, Volkswagen exclut clairement l’idée d’exporter vers l’Europe des véhicules développés et fabriqués en Chine. Selon Thomas Ulbrich, cette décision est justifiée par des différences structurelles entre les architectures électroniques et les technologies logicielles utilisées dans les véhicules dits « intelligents ». Le marché européen, fortement réglementé et très exigeant en matière de systèmes embarqués, nécessiterait des adaptations technologiques majeures qui ne correspondent pas aux priorités actuelles du groupe.
Cette distinction met en lumière les spécificités du marché automobile européen, où l’intégration logicielle, la cybersécurité et les normes électroniques jouent un rôle déterminant. Volkswagen préfère ainsi concentrer ses efforts sur les marchés où la compatibilité technologique entre les modèles conçus en Chine et les attentes des consommateurs est plus directe. Cette approche permet également de réduire les délais et les coûts d’adaptation, deux éléments essentiels dans un contexte de forte pression concurrentielle.
Hefei, pilier de la stratégie « en Chine pour la Chine »
Le centre de production et d’innovation de Hefei occupe une place stratégique dans cette nouvelle phase d’internationalisation. Volkswagen y a investi plusieurs milliards d’euros dans le cadre de sa stratégie « en Chine pour la Chine », qui vise à accélérer le développement de produits, rationaliser la prise de décision et renforcer la réactivité face aux constructeurs chinois, de plus en plus agressifs sur leur marché domestique.
Les usines chinoises du groupe disposent de capacités de production flexibles, capables de fabriquer aussi bien des modèles équipés de moteurs à combustion interne que des véhicules 100 % électriques. Cette polyvalence permet à Volkswagen d’envisager une diversification rapide des modèles destinés à l’exportation. Dans le même temps, le constructeur allemand doit faire face à une concurrence internationale croissante : de nombreux constructeurs automobiles chinois cherchent eux aussi à s’étendre à l’étranger, afin de compenser une guerre des prix intense et une situation de surcapacité dans leur marché domestique.
Cette conjoncture accentue la nécessité pour Volkswagen d’optimiser ses sites de production chinois et d’exploiter pleinement le potentiel technologique local. L’enjeu est double : rester compétitif en Chine, mais aussi utiliser ce savoir-faire pour moderniser son offre à l’international, hors d’Europe.
Notre avis, par leblogauto.com
Volkswagen cherche clairement à capitaliser sur l’efficacité industrielle et technologique de ses opérations chinoises pour renforcer sa présence internationale. L’exclusion de l’Europe reflète les contraintes techniques et réglementaires qui complexifieraient l’importation de véhicules conçus selon des standards différents. Les marchés asiatiques apparaissent comme un terrain plus accessible et stratégique pour les modèles fabriqués en Chine. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où la concurrence chinoise s’internationalise, poussant Volkswagen à accélérer ses décisions.
Crédit illustration : VW.

« Malgré cette dynamique d’expansion internationale, Volkswagen exclut clairement l’idée d’exporter vers l’Europe des véhicules développés et fabriqués en Chine. Selon Thomas Ulbrich, cette décision est justifiée par des différences structurelles entre les architectures électroniques et les technologies logicielles utilisées dans les véhicules dits « intelligents ». Le marché européen, fortement réglementé et très exigeant en matière de systèmes embarqués, nécessiterait des adaptations technologiques majeures qui ne correspondent pas aux priorités actuelles du groupe. »
8 jours plus tard, VW demande une exemption de taxes pour exporter vers l’Europe sa Cupra Tavascan made in China avec Hefei, et annonce réfléchir à exporter ses modèles AUDI, soi-liant créée uniquement pour la Chine.
Aucune cohérence dans la communication (ou errance dans la stratégie) de ce groupe qui semble de plus en plus naviguer à vue.
VW vend un peu son âme aux Chinois … OK, Stellantis, Renault, BMW, le font également.
Ok, elles ne viendront pas concurrencer les VW de l’Europe … Ok, mais donc c’est mort pour les VW européens de s’exporter au-delà de l’UE !???
…et jusqu’à temps la non-concurrence en Europe ?
Le ver est dans la pomme !
Autrement dit … ils prévoient que dans le futur … Tous les modèles européens n’auront plus de chance de pouvoir s’imposer en dehors de l’UE.
… c’est triste pour l’Europe.