Hyundai renonce au rachat de son usine russe, fermée depuis 2022, tout en maintenant le service après-vente des véhicules.
Hyundai Motor a confirmé ne pas avoir exercé son option de rachat concernant son ancienne usine automobile située en Russie. Cette décision intervient dans un contexte géopolitique toujours marqué par la guerre en Ukraine et par les conséquences industrielles et économiques qui en découlent pour les constructeurs automobiles internationaux.
Le constructeur sud-coréen, qui opérait en Russie avec sa filiale Kia, avait pourtant longtemps occupé une place stratégique sur ce marché, au point de devenir le premier constructeur automobile étranger du pays avant le conflit. L’expiration de cette option de rachat, intervenue en janvier, marque une étape supplémentaire dans le désengagement progressif de Hyundai du paysage industriel automobile russe.
Une usine à l’arrêt depuis le début du conflit ukrainien
Les activités de l’usine ont été suspendues dès mars 2022, soit environ un mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Ce déclenchement des hostilités a rapidement entraîné une vague de sanctions occidentales, affectant directement le secteur automobile. Les chaînes d’approvisionnement ont été perturbées, les flux logistiques désorganisés et les paiements internationaux compliqués, rendant la poursuite de la production industrielle extrêmement difficile pour les groupes étrangers.
Dans ce contexte, Hyundai Motor, à l’image de nombreux autres constructeurs automobiles internationaux, a choisi de mettre à l’arrêt ses installations de production en Russie. L’usine concernée, qui assurait l’assemblage de véhicules pour le marché local, est restée inactive depuis cette date, sans perspective de reprise à court terme.
Cette suspension prolongée a progressivement conduit Hyundai à revoir sa stratégie industrielle dans la région, face à un environnement économique incertain et à une visibilité réduite sur l’évolution du conflit.
Une cession stratégique assortie d’une option de retour
En 2024, Hyundai a finalement procédé à la vente de son usine russe à une entreprise locale. La transaction s’est faite à un prix avantageux, reflétant à la fois les contraintes du marché et la volonté du constructeur de limiter ses pertes tout en conservant une certaine flexibilité stratégique.
Comme plusieurs autres groupes automobiles présents en Russie avant la guerre, Hyundai avait toutefois intégré une option de rachat dans l’accord de cession. Cette clause permettait, dans un délai fixé à l’avance, d’envisager un retour industriel si la situation géopolitique et économique venait à s’améliorer. Cette option est désormais arrivée à expiration en janvier, sans avoir été exercée par le constructeur sud-coréen.
Le choix de ne pas activer cette possibilité confirme la prudence de Hyundai face à un marché devenu difficilement prévisible, tant sur le plan industriel que réglementaire.
Un engagement maintenu auprès des clients existants
Malgré ce retrait industriel, Hyundai Motor a tenu à rappeler qu’il continue d’assurer le service après-vente pour les véhicules déjà vendus en Russie. Dans un communiqué transmis à Reuters, le constructeur précise qu’il poursuit les réparations sous garantie ainsi que les services à la clientèle, et qu’il reste engagé à maintenir ces prestations à l’avenir.
Cette position souligne la volonté de Hyundai de préserver sa relation avec les automobilistes existants, même en l’absence de production locale. Le maintien du service après-vente, des opérations de maintenance et de la prise en charge sous garantie constitue un élément clé pour l’image de marque du constructeur et pour la fiabilité perçue de ses véhicules sur le long terme.
Avant la suspension de ses activités, Hyundai et Kia formaient ensemble un acteur majeur du marché automobile russe, bénéficiant d’un réseau de distribution étendu et d’une gamme de modèles adaptée aux attentes locales. Le retrait progressif du groupe illustre l’impact durable du conflit sur l’industrie automobile mondiale et sur les stratégies d’implantation des constructeurs internationaux.
L’abandon de l’option de rachat ne signifie pas nécessairement une rupture totale, mais il confirme que, à ce stade, Hyundai ne considère plus un retour industriel en Russie comme une priorité immédiate.
Notre avis, par leblogauto.com
La décision de Hyundai de ne pas exercer son option de rachat confirme un désengagement pragmatique face à une situation géopolitique toujours instable. Le constructeur limite ainsi ses risques industriels tout en préservant son image grâce au maintien du service après-vente. Cette stratégie s’inscrit dans une tendance plus large observée chez de nombreux acteurs de l’automobile confrontés aux conséquences du conflit. Elle illustre enfin la difficulté de planifier à long terme sur des marchés fortement impactés par les tensions internationales.
Crédit illustration : Hyundai.

La Russie est envahie par les voitures Chinoises .
Toyota + 79,2% qui ne boycotte RIEN …. est 7 ème en Janvier , Mazda + 970,4% est 9 ème vendeur.
BMW aussi vend en Russie, 10 ème en décembre 2025 ….
Solaris ( ex Hyundai ) est 10 ème en ventes en Janvier 2026 et croissance de +132 % sur l’année 2025.
Bref , il ne reste plus que les « crétins ou nigots » pour ne pas vendre – faire du commerce – en Russie.
Pour la Chine , le Japon , et maintenant l’Allemagne de BMW , c’est simple de vendre en Russie.
https://bestsellingcarsblog.com/2026/02/russia-january-2026-tenet-up-to-11-1-share-mazda-hits-record-ranking-lada-iskra-gears-up/