GAC fera assembler son AION V chez Magna en Autriche afin d’éviter les tarifs européens et accélérer son implantation sur le marché électrique.
Le constructeur chinois Guangzhou Automobile Group (GAC) intensifie son expansion internationale en s’appuyant sur un partenaire industriel déjà bien implanté dans l’automobile mondiale. L’entreprise a annoncé que son modèle électrique AION V sera assemblé en Europe par Magna, au sein de l’usine de Graz en Autriche. Cette décision stratégique intervient alors que l’Union européenne impose des droits de douane élevés sur les véhicules électriques importés de Chine. Pour GAC, la délocalisation de la production sur le sol européen représente un moyen de contourner ces mesures tout en affirmant ses ambitions sur un marché essentiel pour la croissance mondiale du constructeur.
Une production européenne pour contourner les droits de douane
La décision de produire l’AION V en Autriche s’inscrit dans un contexte réglementaire tendu. En 2023, l’Union européenne a instauré des droits de douane provisoires pouvant atteindre 37,6 % sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, estimant que ces modèles bénéficiaient de subventions considérées comme déloyales. Pour un constructeur comme GAC, qui cherche à s’implanter durablement en Europe, une telle surtaxe constitue un obstacle majeur. En s’appuyant sur Magna, un industriel européen de premier plan, GAC assure la fabrication locale de son SUV électrique et évite ainsi les coûts additionnels liés aux importations directes depuis la Chine.
L’usine de Magna à Graz, déjà reconnue pour son expertise dans l’assemblage de véhicules pour diverses marques internationales, possède une flexibilité industrielle permettant de produire des modèles essence, hybrides et électriques sur des lignes mutualisées. Cette polyvalence offre à GAC un accès rapide à une chaîne de production maîtrisée, sans investissement initial massif dans de nouvelles infrastructures.
Magna renforce sa position dans la fabrication sous contrat
Pour Magna, l’accord avec GAC confirme l’attractivité de son pôle de fabrication sous contrat, Magna Steyr. Roland Prettner, président de cette division, a souligné que cette collaboration illustre la capacité de Magna à accompagner les constructeurs automobiles dans leur localisation industrielle en Europe. L’entreprise, déjà partenaire de nombreux constructeurs spécialisés dans les technologies de mobilité, tire parti de son savoir-faire pour attirer des marques étrangères désireuses de s’implanter sur de nouveaux marchés.
Cet accord intervient d’ailleurs peu de temps après une autre annonce : Magna produira également des modèles électriques pour XPeng, un autre constructeur chinois, toujours dans l’usine de Graz. Cette dynamique confirme que l’équipementier autrichien devient un point d’entrée privilégié pour les marques asiatiques cherchant à se positionner sur le marché européen du véhicule électrique.
GAC mise sur l’Europe pour son expansion mondiale
Pour GAC, l’Europe représente un marché stratégique dans sa feuille de route internationale. Le président de GAC International, Wei Haigang, a rappelé que le continent occupe une place essentielle dans le développement global du groupe. L’assemblage local du modèle AION V offre un avantage concurrentiel important : une production européenne rassure les consommateurs, garantit la conformité aux normes locales et permet un meilleur contrôle des coûts logistiques.
En choisissant de produire en Autriche, GAC bénéficie également du savoir-faire européen en matière d’ingénierie automobile, un atout pour renforcer la qualité perçue de ses véhicules électriques. Cette implantation pourrait, à terme, faciliter l’arrivée d’autres modèles de la marque sur le marché européen, surtout dans un secteur en pleine mutation où la compétitivité dépend de la capacité à s’adapter rapidement aux régulations et aux attentes du marché.
Notre avis, par leblogauto.com
L’accord entre GAC et Magna confirme la stratégie croissante des constructeurs chinois visant à contourner les barrières commerciales européennes par une production locale. La collaboration avec Magna offre à GAC une solution rapide et déjà opérationnelle pour pénétrer le marché européen de l’électromobilité. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des mouvements observés chez d’autres acteurs chinois. Reste à voir si cette implantation facilitera l’acceptation des marques asiatiques auprès des consommateurs européens et si la production locale suffira à s’inscrire dans la durée.
Crédit illustration : GAC.

C’est un moindre mal … Certes !
Mais c’est le loup qui rentre dans la bergerie déguisée en mouton.
Malheureusement, c’est la tendance générale… Celui qui ne fait pas avec les Chinois sera pénalisé à la fin.
Trump est président des États-Unis pas de l’UE.
… Et avec les négociations pour l’Ukraine, cela se voit encore plus en ce moment.