L’UE réexamine les droits imposés au SUV électrique Tavascan fabriqué en Chine, une décision qui pourrait alléger la pression sur Volkswagen.
L’UE réouvre le dossier tarifaire du Cupra Tavascan
L’Union européenne a lancé un réexamen des droits de douane appliqués aux véhicules électriques produits en Chine, ciblant particulièrement le Cupra Tavascan, un SUV électrique assemblé à Hefei par Volkswagen en partenariat avec un constructeur local. Cette initiative, officialisée par la Commission européenne dans un journal officiel, marque une évolution notable dans un climat commercial déjà tendu entre l’Europe et la Chine, notamment dans le secteur automobile. Les nouveaux enjeux autour des véhicules électriques, au cœur de la transition énergétique européenne, rendent cette décision d’autant plus stratégique pour le marché et pour les constructeurs.
La démarche intervient un peu plus d’un an après l’instauration par l’UE de droits pouvant atteindre environ 45 % sur les modèles importés de Chine, une mesure adoptée pour contrer ce que Bruxelles décrit comme des subventions publiques chinoises faussant la concurrence. Ces décisions ont immédiatement suscité des tensions, dans un contexte où la chaîne de production automobile mondiale est fortement interconnectée, en particulier dans le segment des véhicules électriques, batteries incluses.
Un tarif ciblé sur le Tavascan et une proposition d’ajustement
Le réexamen porte spécifiquement sur un droit de 20,7 % appliqué au Cupra Tavascan, un SUV électrique positionné sur le segment dynamique des véhicules utilitaires sport électrifiés. La coentreprise chinoise de Volkswagen, associée à la marque espagnole Seat, a soumis une proposition destinée à alléger ce tarif. Celle-ci inclut deux éléments clés : l’instauration d’un quota annuel d’importation et la mise en place d’un prix d’importation minimum pour le modèle concerné.
Selon un communiqué conjoint de Seat et Cupra, si cette proposition venait à être validée par Bruxelles, elle permettrait « la non-application des droits compensateurs ». Autrement dit, Volkswagen pourrait importer le Tavascan en Europe sans supporter le surcoût lié aux tarifs additionnels, ce qui renforcerait sa compétitivité sur le marché européen du véhicule électrique — un marché où les prix jouent un rôle décisif pour attirer les consommateurs.
Les constructeurs européens divisés face aux droits de douane
La politique tarifaire européenne suscite un débat marqué au sein de l’industrie automobile européenne. Bien que les mesures anti-subventions visent à protéger la production européenne face à une concurrence chinoise jugée agressive, plusieurs grands groupes européens — dont Mercedes-Benz et BMW — se sont opposés publiquement à l’alourdissement des droits. Leur crainte principale : une détérioration de leurs ventes en Chine, qui représente aujourd’hui le plus grand marché automobile mondial et une source essentielle de revenus pour ces constructeurs premium.
Cette situation met en lumière un dilemme stratégique : comment protéger l’industrie automobile européenne tout en préservant son accès à un marché chinois incontournable ? Les choix tarifaires européens, en ciblant des modèles importés mais parfois produits par des marques européennes implantées en Chine, soulignent la complexité de l’écosystème automobile actuel. Le cas du Tavascan illustre parfaitement cette réalité : produit en Chine, mais conçu par un constructeur européen, il révèle l’enchevêtrement des chaînes logistiques automobiles et les enjeux industriels qu’elles portent.
Une décision attendue dans les prochains mois
Volkswagen indique qu’une éventuelle exemption pourrait entrer en vigueur une fois la proposition validée par la Commission européenne et après adoption d’une réglementation spécifique. Selon le groupe, ce processus pourrait prendre « quelques mois », ce qui laisse aux parties prenantes un temps limité pour ajuster leur stratégie commerciale et anticiper l’impact de la décision finale sur leurs importations et leur positionnement sur le marché européen des véhicules électriques.
Notre avis, par leblogauto.com
La réévaluation des tarifs montre que l’UE doit composer entre protection industrielle et réalités d’un marché automobile mondialisé. Le cas du Tavascan illustre particulièrement la dépendance des constructeurs européens à leurs implantations en Chine. La décision finale pourrait influencer les stratégies d’importation de plusieurs marques. Elle sera également un indicateur de la manière dont Bruxelles entend réguler la concurrence dans le secteur des véhicules électriques.
Crédit illustration : Cupra.

Est ce qu’il ne serait pas préférable de parler de « tarifs douaniers » ou de « droits de douane » plutôt que de « tarifs » (terme anglo saxon), pour éviter les ambiguïtés (en particulier dans les titres) ?
Exactement. RARIFS = taxes a l’import américaines, rien a voir avec le sujet.
Tariffs avec deux f en anglais. Tarifs douaniers, taxes d’import, etc. Les médias ont pris le plis de parler de tarifs (douaniers). Mais on va faire (re)passer le mot à François.
J’ai du mal à comprendre pour VW bénéficierait d’un coup de pouce pour cette Hefei-Seat, pour deux raisons:
– les taxes d’importation européennes varient de 22 à 47% pour les voitures chinoises. Si Hefei a écopé du pire taux, c’est qu’elle a bénéficié des subventions les plus élevées, ou n’a pas rempli le dossier.
– Le passage forcé à l’électrique en 2035 est la conséquence du discrédit de l’industrie automobile auprès des parlementaires européens après le lamentable Dieselgate, que VW a miraculeusement réussi à diluer en disant « maitresse, les autres le font aussi », ce qui n’était essentiellement pas vrai. Il faudrait en plus les aider?
Bruxelles est depuis des décennies , dirigé en coulisse par l’Allemagne …. VW et compères Allemands.
Volvo AB n’a pas eu le droit de racheter Scania , cela ne plaisait pas à l’Allemagne …. mais VW Man à eu le droit de racheter Scania , puisque Man est Allemand …. bravo Bruxelles ….
En 2000, quand Louis Schweitzer veut vendre Renault camion ET bus à Volvo AB …. l’Allemagne ( Mercedes / VW / Man ) pleurent à Bruxelles …. Renault camion ET bus doit être découpé en 2 , ordre de Bruxelles , en 2001 , pour que Volvo AB ne soit pas plus fort que les marques Allemandes …., Bruxelles oblige que la partie bus de Renault soit revendue à un autre …. donc: IVECO devenu TATA en 2025 …..
Premium européen de fabrication Chinoise comme un Sprint, T03, etc.
….oh oooh 🤨