BMW envisage des modèles électriques à autonomie étendue en Chine, répondant à la demande croissante pour ces systèmes générateurs.
Une nouvelle stratégie pour reconquérir le marché chinois
BMW envisage d’intégrer des moteurs à extension d’autonomie à certains de ses modèles électriques, une orientation dictée par l’évolution rapide du marché chinois de l’automobile. Selon des sources proches du dossier, le constructeur allemand étudie la possibilité de développer des versions à autonomie étendue de modèles haut de gamme comme le SUV X5 et la berline Série 7. Ces véhicules, suffisamment volumineux pour accueillir un petit moteur dédié à la recharge de la batterie, constitueraient une première pour un constructeur allemand, dans une technologie encore peu déployée en Europe.
Cette réflexion intervient dans un contexte où BMW, comme d’autres marques allemandes, cherche à enrayer une perte de parts de marché en Chine face à des constructeurs locaux particulièrement innovants, tels que BYD. Les prolongateurs d’autonomie, très appréciés sur le plus grand marché automobile mondial, représenteraient ainsi une réponse aux attentes d’une clientèle qui privilégie les grands SUV et souhaite éviter les contraintes liées à l’autonomie réelle des véhicules tout électriques.
Une technologie déjà bien implantée chez les rivaux chinois
Les prolongateurs d’autonomie ont gagné en popularité dans les segments où les constructeurs allemands se trouvent en concurrence directe avec les marques chinoises. Des modèles comme le Yangwang U8 de BYD, le M9 d’Aito ou encore le L9 de Li Auto rencontrent un succès notable, montrant que cette approche technique répond à des usages bien établis : longs trajets, besoins de polyvalence, préférence pour des véhicules volumineux et forte sensibilité à la question de la recharge sur de longues distances.
Contrairement à un hybride conventionnel, un véhicule à autonomie étendue utilise un petit moteur à essence non pas pour entraîner les roues, mais uniquement pour produire de l’électricité grâce à un générateur embarqué. Cette architecture permet de réduire l’anxiété liée à l’autonomie tout en conservant une chaîne de traction électrique. BMW dispose déjà en interne de certains composants clés, notamment des petits moteurs efficaces et des boîtes de vitesses, ce qui limiterait les coûts nécessaires à l’intégration de cette technologie.
Le groupe précise analyser en continu les besoins de ses clients, les évolutions des marchés internationaux et les habitudes d’usage des véhicules. Il se montre cependant discret sur l’avancement du projet ou sur les modèles potentiellement concernés, tout en reconnaissant l’intérêt croissant pour ces solutions techniques.
Une tendance mondiale qui gagne d’autres constructeurs
BMW n’est pas le seul acteur automobile à étudier l’extension d’autonomie comme alternative ou complément au tout électrique. Aux États-Unis, Stellantis prépare le Ramcharger, un pick-up à autonomie étendue destiné à répondre aux attentes du marché nord-américain, où les trajets longs et les gabarits imposants demeurent un critère majeur. Scout, une marque du groupe Volkswagen, projette également de lancer des SUV robustes équipés d’un système similaire.
En Europe, Renault inclut cette approche dans ses réflexions stratégiques à long terme. François Provost, directeur général du groupe, souligne que pour les véhicules de gabarit moyen à grand, imposer le tout électrique n’est pas toujours pertinent. Selon lui, l’extension d’autonomie constitue une solution adaptée aux usages réels des clients, notamment pour ceux qui souhaitent bénéficier d’une motorisation électrique sans dépendre exclusivement de l’infrastructure de recharge.
Cette convergence d’intérêts entre plusieurs constructeurs mondiaux montre que la technologie pourrait jouer un rôle de transition dans la transformation du secteur automobile, notamment dans les segments où la batterie seule ne suffit pas à répondre aux contraintes d’usage.
Notre avis, par leblogauto.com
L’intérêt de BMW pour les prolongateurs d’autonomie illustre une adaptation aux réalités du marché chinois, aujourd’hui moteur de nombreuses innovations automobiles. Cette orientation s’inscrit dans une logique pragmatique face à la concurrence locale et à la demande croissante pour des solutions électriques alternatives. La tendance mondiale à explorer cette technologie confirme son potentiel comme outil de transition. Reste à voir si cette stratégie s’étendra à d’autres régions, notamment en Europe.
Crédit illustration : BMW.

Cela reste une technologie à la merci d’un gros progrès possible des batteries !?
Soit dans le prix… Soit dans la capacité pour le même poids… Soit dans la sécurité renforcée.
Ou peut-être dans les 3 facteurs à la fois ?
Car un thermique qui n’entraîne pas directement les roues… Donc avec un fonctionnement linéaire !?
Ce n’est pas très glamour pour l’ancien propriétaire d’anciennes BAM VT !?
A suivre… Mais cette technologie rentra en conflit avec les PHEV… qui font d’énormes progrès ces derniers temps … Des autonomies proches des 150 km en WLTP en full elec seront prochainement envisageables !?
@sgl :
Les byd denza ou les geeky lynk and co sont des PHEV à plus de 250 km (270 km de mémoire pour denza). Ce n’est pas le futur, c’est une réalité depuis quelque temps déjà.
Électrification ne signifie pas abondon du thermique. Au contraire. Ils faut innover dans des moteurs adaptés.
Les BYD utilisent différents types de « thermiques » selon les modèles :
-les BYD yangwnag ont un 4 cyclindre turbo à plat « boxer » couplé à une motricité purement électrique.
-Les BYD PHEV DMi dits aussi superPHEV utilisent des 4 cyclindres 1.5. ce moteur est classé comme le plus efficient au monde derrière le groupe Geely.
A noter que ces superPHEV ont un fonctionnement essentiellement électrique, le thermique intervient peu directement.
– bmw devront développer des moteurs très adaptés à la prolongation d’autonomie. Ce ne sont ni ceux des auto, ni ceux des motos. Il faut un moteur qui fonctionne sur une plage de régime lissée pour alimenter une batterie. Il faut qu’il soit compacte, inaudible, qui ne vibre pas.
Bmw étant un motoriste, cela ne devrait pas poser problème.
Renault ont une vraie collaboration avec les technologies geely dans horsepowertrains. On ne sait pas que contient l’accord mais geely possède déjà des PHEV de pointe
De façon générale, ne pas voir ces technologies comme opposées. Le phev, le tout électrique, l’autonomie étendue, le thermique, l’hydrogène, tout ceci est amené à cohabiter. Il n’y a pas de posture dogmatique à avoir. La réalité sera celle permise par l’infrastructure et l’évolution.
Aucune infrastructure au monde, Chine incluse, n’est capable de supporter un parc entièrement électrique. Il faudra attendre la prochaine génération de réacteurs nucleaires. L’augmentation des autonomies limitera aussi la pression sur les réseaux électriques voir même l’alimentera dans des villes intelligentes (déjà le cas dans certaines agglo chinoises)
@Steff87 OK .
Mais combien de poids embarqué pour les « byd denza ou les geeky lynk and co » des batteries elec ?
Le problème des PHEV, c’est le poids du GMP différent quand l’autre travail et l’autre n’est qu’un poids mort !
Comme les sous-marins dieselo-électrique… Certains éteint des corvettes submersible armé qui pouvaient 15.000 km en surface et plongeai que très rarement pour être discret … D’autres favorisaient les batteries et restaient un maximum sous l’eau et n’avaient qu’une médiocre autonomie en surface.
Ce sont des compromis… On ne peut pas être bon sur les deux !
La partie électrique doit peser un minimum pour ne pas pénaliser le thermique… Sinon autant faire du 100 % électrique ?
250 km en full VE, paradoxalement, me paraissent trop si la partie électrique devient trop lourde par conséquence !?
… Mais je n’ai pas les données pour bien juger aussi.
ben je croyais que c’était fini ces immondes faces avant vulgarissimes, ils ont changé en beaucoup mieux sur la nouvelle série 3, plus élégantes.