La Nissan Z bientôt de retour en Europe avec une boîte manuelle ?

La Nissan Z bientôt de retour en Europe avec une boîte manuelle ?

Lancée seulement trois ans plus tôt, la dernière génération de la Nissan Z assume déjà une évolution notable. Présentée au Tokyo Auto Salon 2026, cette version revisitée conserve l’ADN sportif de la gamme tout en introduisant des ajustements ciblés, à la fois esthétiques et mécaniques. À mi-chemin entre tradition et réinvention, la Fairlady Z (son nom au Japon) confirme sa place de choix dans le paysage des coupés sportifs à la japonaise.

La Nissan Z bientôt de retour en Europe avec une boîte manuelle ?
Crédit : Nissan

Une silhouette affinée et des choix esthétiques plus assumés

Le lifting opéré sur la Nissan Z 2027 se concentre d’abord sur l’avant du véhicule. Exit la calandre monolithique jugée trop massive par une partie des passionnés. Désormais, la signature visuelle repose sur une face avant en deux parties, plus équilibrée, avec des éléments horizontaux fins sur la section supérieure et une ouverture plus grande en partie basse. Le tout est subtilement séparé par un bandeau couleur carrosserie, renforçant la lisibilité du design.

Cette version mise à jour se distingue par une teinte extérieure inédite baptisée Unryu Green, réinterprétation moderne du mythique Grand Prix Green de la marque. Ce vert profond et texturé renforce le cachet néo-rétro du coupé. Il est complété par de nouvelles jantes à 10 branches de 19 pouces, qui injectent une touche de sportivité plus contemporaine sans rompre avec l’esprit d’origine.

Du côté de l’aérodynamique, les modifications vont au-delà du simple esthétique : Nissan annonce une réduction du soulèvement avant de 3,3 % et une amélioration du coefficient de traînée de 1 %, soulignant une volonté d’optimiser les performances sans bouleverser la carrosserie.

Une mécanique affinée : place à la boîte manuelle Nismo

Grande nouveauté de ce millésime : l’arrivée tant attendue d’une boîte manuelle à six rapports sur la version Nismo. C’est une avancée significative pour les puristes qui regrettaient l’absence de cette configuration sur les versions les plus performantes. Ce changement s’accompagne d’une recalibration de l’ECU, de la gestion de l’allumage et de l’accélérateur, visant une réponse plus vive et précise.

Sous le capot, rien ne change radicalement : le V6 biturbo de 3,0 litres (VR30DDTT) est toujours au rendez-vous. Il délivre 420 chevaux sur la Nismo et 400 chevaux pour les versions standard. La puissance continue d’être transmise aux roues arrière, soit par la nouvelle boîte manuelle, soit via l’automatique à neuf rapports déjà existante.

Les ingénieurs de Nissan ont également retouché la suspension. La gamme entière bénéficie désormais d’amortisseurs monotubes à pistons plus larges, améliorant à la fois la réactivité du châssis et le confort de conduite. La version Nismo, en plus de cet upgrade, hérite d’un réglage spécifique plus rigide et de freins empruntés à la GT-R R35. Ces derniers promettent un meilleur mordant, particulièrement en conduite sportive.

Des ajustements subtils à bord

L’intérieur de la Nissan Z 2027 reste fidèle au modèle antérieur, privilégiant une approche sobre dans les mises à jour. L’une des rares nouveautés est l’introduction d’un habillage cuir beige clair optionnel, qui vient élargir les possibilités de personnalisation.

Quelques clichés montrent un levier de vitesse manuel doublé de palettes au volant, laissant entrevoir la présence d’un système de rétrogradage synchronisé ou d’un programme d’assistance à la conduite sportive – un clin d’œil technologique intéressant pour un modèle qui soigne à la fois ses sensations et son accessibilité.

L’ambiance générale conserve son inspiration néo-rétro, avec une instrumentation numérique mêlant graphismes modernes et clins d’œil aux anciens compteurs analogiques. Rien d’ostentatoire ici, mais une atmosphère cohérente avec l’esprit gentleman driver que la Z s’applique à incarner depuis ses débuts en 1969.

Et pourquoi pas en Europe ?

Toujours absente du marché européen, la Nissan Z paie avant tout des choix industriels et réglementaires peu favorables. Lors de son lancement, le coupé a été développé prioritairement pour le Japon et l’Amérique du Nord, deux marchés historiquement porteurs pour la lignée Z. L’Europe, en revanche, impose des normes d’homologation plus strictes en matière d’émissions de CO₂ et de pollution (notamment avec l’Euro 6e puis l’Euro 7), difficiles à concilier avec un V6 biturbo de 3,0 litres sans investissements lourds en adaptation technique. À cela s’ajoutent des volumes de ventes jugés trop faibles pour rentabiliser une version spécifique au Vieux Continent, dans un contexte où Nissan concentre ses ressources européennes sur l’électrification et les SUV. Néanmoins, l’idée d’un retour n’est pas totalement à exclure. L’évolution récente de la gamme, l’image passionnelle très forte de la Z et un possible assouplissement via des séries limitées ou une électrification partielle (hybridation légère, par exemple) pourraient rouvrir la porte à une commercialisation européenne. Plus qu’une certitude, il s’agirait alors d’un coup de cœur stratégique, destiné à renforcer l’image de marque plutôt qu’à générer du volume.

Ce type de démarche n’aurait rien d’isolé sur le marché européen. Plusieurs constructeurs ont déjà fait le choix d’introduire des modèles à faible volume, parfois contraignants sur le plan réglementaire, avant tout pour travailler leur image. Ford l’a fait avec la Mustang thermique, maintenue en Europe malgré des ventes confidentielles et des pénalités CO₂, afin de préserver une aura sportive forte. Toyota a suivi une logique similaire avec sa stratégie GR, en important la Supra ou la GR Yaris comme vitrines technologiques et émotionnelles, bien plus que comme piliers commerciaux. Même logique chez Honda, qui a longtemps conservé des modèles sportifs emblématiques pour soutenir son image, malgré des contraintes d’homologation et des volumes réduits. Dans ce contexte, une arrivée tardive et ciblée de la Nissan Z en Europe ferait sens : Nissan souffre aujourd’hui d’un positionnement jugé trop rationnel sur le Vieux Continent, largement dominé par ses SUV électrifiés. Réintroduire un coupé sportif iconique permettrait de raviver l’ADN passion de la marque, de créer du désir et de renforcer la crédibilité de Nissan auprès des amateurs, même si l’opération reste symbolique sur le plan financier. Plus qu’un pari commercial, ce serait un levier stratégique pour redonner de l’émotion à l’image de la marque en Europe.

  • Nom du modèle : Nissan Z 2027 (Fairlady Z au Japon)
  • Motorisation : V6 3.0 litres biturbo (VR30DDTT)
  • Puissance : 400 ch (standard) / 420 ch (Nismo)
  • Transmission : Manuelle 6 rapports ou automatique 9 rapports
  • Roues motrices : Propulsion arrière
  • Suspension : Amortisseurs monotubes à pistons larges avec réglage spécifique Nismo
  • Freins : Dérivés de la Nissan GT-R (version Nismo)
  • Jantes : 19 pouces, design à 10 branches
  • Colors disponibles : Nouvelle finition Unryu Green inspirée du Grand Prix Green
  • Début de commercialisation : Été 2026 (Japon), arrivée possible en Europe fin 2026

(13 commentaires)

  1. Une excellente nouvelle sachant qu aux is, ils se vendait 3 Z pour 1 Supra.

    Elle devra trouver son public sauf chez nous. Seule solution, immat bulgare. Déjà croisé 2 3 en Allemagne . Forcément avec les bases US. C est 70k€ une Z Perf neuve. La cote devrait baisser avec la version euro spec.

  2. Elle est vraiment belle, un bon gros coupé 2 places qui donne envie de déconnecter l’ESP.
    Dommage son moteur avec 0 hybridation, il ne s’en vendra pas en France
    espérons que la qualité de construction soit un peux mieux que les 350Z des années 2000-2010.

    je change de sujet mais c’est une infox l’Alpine 1.8 hybride ou elle est vraiment en préparation?

  3. Très belle voiture, surtout avec ce restylage. J’aime vraiment la configuration verte et jantes noires et l’intérieur est encore un vrai intérieur à « l’ancienne » bien dessiné.
    Je doute quand même qu’elle arrive un jour ici et même si c’est le cas, elle sera inaccessible financièrement.

  4. Malheureusement, si elle vient à nous, je pense qu’avec le malus français, cette voiture va être rare sur nos routes 🙁

      1. C’est typiquement de la vieille école @amiral… Mais c’est sympa aussi.
        J’ai encore beaucoup de plaisir de rouler en GTi de 1991…
        La même en neuve avec des meilleurs rendements… Ça me fait rêver.
        Même si j’aime bien les VE pour l’utilisation de bon moyen de locomotion… à 90 % mieux que le parc automobile actuel.

  5. Cela fait effectivement longtemps que l’on n’a pas vu une Nissan intéressante.
    … Mais il faut l’acheter. (à la place du SUV)

    Après, il faudrait que les politiques transferts progressivement le Malus a l’achat vers les taxes de carburants … Comme prévu avant 2018 … il faudrait aussi que la « rue » ne dirige pas l’économie.

    1. Que la rue ne dirige pas l’économie? Déjà pourquoi limiter à l’économie… et si seulement.
      J’en retiens que selon vous, la solution c’est la dictature! Je comprends mieux cette ambivalence à l’égard des mixers à roulettes chinois.

  6. Amiral n a simplement pas compris l existence meme des fairlady z. Elles n ont pas vocation à être au top de la technologie mais à proposer une expérience de conduite qui donne la banane autrement que sur un 0 100 à un feu rouge.

  7. Oh un coupé quelle bonne nouvelle ! Néo rétro en effet, surtout l’arrière très Datsun 240 Z 😉
    Pour la BVM, si certains s’extasient, on n’en voit pas franchement l’intérêt sinon marketing – et puis ça « pose » une voiture – genre c’est une vraie sportive. A l’usage, bon courage pour circuler en ville avec un gros coupé en BVM, vous serez toujours en sous régime dès que vous passerez la seconde. Un enfer.

    1. Il y a le même pb avec des motos sportives (dont bien des premières montent au delà de 100km/h quand on les pousse à fond) mais qui ne se pose vraiment de manière aiguë que depuis que les zones 30 deviennent des villes 30: Dans bien des cas, en effet, la 2 c’est déjà de trop… et là BVA ou BVM en auto je vois pas ce que ça change.
      Au final on fait également dans ces conditions plus de bruit qu’à 50 qui permettent de passer la 2 voir la 3 (généralement plus rapprochées), la rançon d’avoir élu un maire con. Le refroidissement devient aussi un problème…
      L’autre solution c’est de ne respecter des limites débiles qu’à l’approche des radars fixes et lieux de contrôle fréquents.

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