À une époque où Bugatti repoussait toutes les limites avec la Veyron, un projet secret aurait pu tout changer. Révélé en 2009, le Bugatti Galibier a failli devenir la super-berline ultime. Avec son moteur W16, ses matériaux nobles et une montre à 100 000 $ intégrée au tableau de bord, ce concept-car unique est resté à l’état de rêve… mais il fascine toujours, 15 ans plus tard.

Une berline Bugatti ? Oui, et elle était monstrueuse
En 2009, Bugatti dévoile au monde un concept inattendu : une berline de luxe musclée basée sur le châssis d’une Bentley Arnage, mais redessinée de fond en comble. Baptisée Galibier, cette fastback affichait tous les attributs de la marque française : le luxe, la performance et une dose de folie architecturale.
Sous le capot en double ouverture, se cache un moteur W16 de 8.0 litres, emprunté à la Veyron mais ici doté de deux compresseurs au lieu de quatre turbos. Le résultat : environ 1 000 ch envoyés aux quatre roues via une boîte automatique à 8 rapports. En prime, le moteur acceptait aussi le bioéthanol, une prouesse technique en avance sur son temps.
Le design, quant à lui, mélangait le style classique des grands routiers européens avec la griffe Bugatti. Huit sorties d’échappement, une face avant typique à la calandre en fer à cheval, et une silhouette proche d’un coupé cinq portes – façon Panamera, mais surboostée. Oui, le Galibier était plus « liftback » que traditionnelle berline 3 volumes, et donc plus pratique qu’il n’y paraît.

Un luxe ostentatoire à la hauteur de ses ambitions
L’intérieur, récemment révélé dans une vidéo signée Horsepower Hunters filmée au musée Autostadt de Wolfsburg, est un véritable manifeste de luxe : nombre de surface sont recouvertes de cuir haut de gamme, les boiseries brillent d’un éclat exceptionnel, et chaque détail respire la perfection artisanale.
À l’avant, un grand tableau de bord intègre des instruments numériques, chose rare à l’époque chez Bugatti, en plus d’un écran tactile central subtil. Mais le clou du spectacle se trouve ailleurs : une montre Parmigiani Fleurier Tourbillon, estimée à 100 000 dollars, intégrée dans la console centrale, amovible et pouvant être portée au poignet.
À l’arrière, deux sièges individuels, séparés par une console luxueuse, offrent un confort de première classe. Surprise supplémentaire : un écran escamotable surgit à la simple pression d’un bouton et s’oriente vers les passagers. L’ensemble crée une ambiance de jet privé roulant sur l’asphalte. Une philosophie clairement pensée pour concurrencer Rolls-Royce et Maybach… tout en écrasant leurs performances.
Malgré ses spécifications hors du commun, jamais vues sur une berline, le Galibier est resté au stade de prototype fonctionnel. Prévu pour être produit à seulement quelques unités à environ 1,4 million de dollars pièce, le projet a finalement été écarté. La raison ? Bugatti craignait de brouiller le message de marque véhiculé par la surpuissante Veyron, son hypercar superstar.
Aujourd’hui encore, le Galibier intrigue. Son design intemporel, son concept radical et son exclusivité absolue en font une voiture culte parmi les modèles jamais produits. Alors que la nouvelle Bugatti Tourbillon, dotée d’un moteur V16 hybride, affiche plusieurs années d’attente, les rumeurs sur un retour à un modèle plus « pratique » refont régulièrement surface.
Et si le Galibier renaissait ? À une époque où les ultra-riches cherchent le luxe extrême combiné à la performance, cette vision d’une super-berline pourrait bien retrouver sa place. Bugatti n’a jamais refermé complètement le chapitre. Et vu l’histoire de la marque, un retour à la berline pourrait même sembler logique. Affaire à suivre.

Du coup, pas de photos de la montre et l’interieur et pas de lien vers ces photos? Un peu court…
https://blogautomobile.fr/bugatti-galibier-16c-concept-quelques-photos-et-une-montre-de-bord-qui-se-porte-au-poignet-29888
Cadeau !
Je me rappelle de sa présentation. J’étais déjà fana de la Veyron. J’espérais tellement qu’elle sorte un jour… Quel dommage. Surtout que son style est encore d’actualité!
Pour ma part je pense que c’est plus pour éviter une concurrence interne avec Bentley que la Galibier n’est jamais sortie. Mais aujourd’hui Bugatti est en partie indépendante de VAG… On pourrait espérer une berline ultra luxueuse à l’avenir.
Dommage qu’ils ne l’est jamais sortie. J’aimerais bien voir ce que donnerai une version 2026.
Au moins, j’ai pratiquement le même arrière que cette Galibier sur ma compacte.
L’industrialisation était impossible, même à ce prix Bugatti aurait perdu beaucoup d’argent par voiture.
Bugatti a eu raison trop tôt, c’est tout.
Oui c’est très fort probable. D’ailleurs la Veyron était un gouffre financier pour VAG. La marque n’a jamais été rentable. Chaque modèles vendu étaient une perte colossal pour VAG. La Chiron peut-être pas (ou moins) étant donné qu’elle reprenait plein d’éléments de la Veyron. Plus une Veyron 2.0 qu’une réelle nouveauté d’ailleurs. Ça permettait de rentabiliser un peu les investissements du passé.
Maintenant que Bugatti est devenue presque indépendante de VAG ils ne peuvent plus se permettre de perdre des €. Surement pour cette raison d’ailleurs que le développement du moteur de la future Brouillard a été externalisé chez Cosworth.
Je la trouve proportionnellement. … Même mieux que le coupé.
Ils la refont … Façon Bugatti F.K.P. Hommage (2026) … Je vote l’industrialisation.
Pourquoi ne pas la décliner par la suite avec des V12 et V10 hybride … Pour les plus « pauvres »
Ps : j’aime beaucoup l’arête axiale… Très aviation et années 20-30.
Alors la Chrysler 300 M Concept car (1991), la Chrysler Atlantic Concept Car (1995) et la Chrysler Chronos Concrpt Car (1998) ringardisaient déjà cette Bugatti avant même qu’elle ne soit pensée …
La Denza Z9 semble avoir pris pour elle certains préceptes de cette Bugatti Concept.