Tesla affiche une hausse de 25 % de ses livraisons au deuxième trimestre 2026, dépassant les prévisions malgré un marché électrique ralenti.
Le constructeur américain Tesla Inc. a publié des résultats de livraisons nettement supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre 2026, dans un contexte pourtant marqué par un ralentissement global du marché des véhicules électriques. Avec 480 126 véhicules livrés sur la période, le groupe dirigé par Elon Musk enregistre une progression de 25 % sur un an et dépasse largement les prévisions des analystes. Malgré cette performance, la réaction des marchés financiers est restée prudente, illustrant les interrogations persistantes autour des perspectives de croissance du constructeur.
Des livraisons en forte hausse mais sous BYD
Au cours du deuxième trimestre, Tesla a livré 480 126 véhicules dans le monde, un niveau record pour cette période de l’année. Ce volume dépasse les estimations de Wall Street, qui anticipaient moins de 400 000 unités selon les données compilées par Bloomberg.
Cette progression intervient dans un contexte concurrentiel particulièrement intense sur le marché mondial de l’automobile électrique, notamment face au constructeur chinois BYD Co., qui a repris la tête mondiale des ventes de véhicules 100 % électriques avec 557 090 unités sur la même période.
Les performances de Tesla restent néanmoins les meilleures jamais enregistrées par le groupe sur un deuxième trimestre. Plusieurs analystes estiment que cette hausse est principalement portée par les marchés chinois et européens, deux zones clés pour la distribution des véhicules électriques.
Cependant, malgré ce dynamisme commercial, l’action Tesla a reculé après plusieurs jours de hausse, les investisseurs semblant attendre davantage de visibilité sur les perspectives à moyen terme.
Une stratégie tournée vers l’IA et les nouveaux projets
Au-delà de la performance commerciale, Tesla poursuit une stratégie de diversification technologique. Une partie des observateurs du marché considère désormais que l’évolution du constructeur ne repose plus uniquement sur la vente de voitures électriques, mais sur des activités liées à l’intelligence artificielle, à l’autonomie et à la robotique.
Le groupe investit massivement dans ces domaines, avec des dépenses d’investissement prévues à plus de 25 milliards de dollars pour l’année en cours, soit environ trois fois plus que l’année précédente. Ces investissements concernent notamment les robots humanoïdes Optimus et les projets de véhicules autonomes comme les Cybercabs.
Parallèlement, l’activité énergétique de Tesla montre des signes de reprise. Le groupe a déployé 13,5 gigawattheures de solutions de stockage au dernier trimestre, en hausse de 53 % par rapport au trimestre précédent. Ce segment constitue un relais de croissance important pour l’entreprise, au-delà du cœur historique des véhicules électriques.
Une gamme réduite et une concurrence accrue
La gamme automobile de Tesla s’est recentrée sur un nombre limité de modèles. Les ventes reposent principalement sur le SUV Model Y et la berline Model 3, qui représentent l’essentiel des livraisons du constructeur.
Le Cybertruck, pourtant très attendu, affiche des résultats jugés en deçà des attentes du marché. Une part significative de ses volumes récents aurait été soutenue par des achats réalisés par SpaceX, une autre entreprise dirigée par Elon Musk, ce qui soulève des interrogations sur la demande réelle du modèle auprès du grand public.
Dans le même temps, Tesla a arrêté la production des Model S et Model X dans son usine de Fremont, en Californie, afin de réaffecter les capacités industrielles à la production de robots Optimus.
Le constructeur prévoit également de lancer progressivement de nouveaux véhicules comme le Tesla Semi et le Cybercab, mais leur déploiement reste encore limité. Le Semi est destiné à une clientèle professionnelle, tandis que le Cybercab n’en est qu’au stade des essais sur route.
Dans ce contexte, la stratégie de Tesla repose sur un double enjeu : maintenir des volumes de ventes solides sur le segment automobile tout en accélérant le développement de technologies émergentes susceptibles de redéfinir son modèle économique.
Notre avis, par leblogauto.com
Les résultats trimestriels de Tesla confirment une dynamique de livraisons en forte progression sur un an. Le constructeur reste toutefois derrière BYD en volume de véhicules électriques livrés. La stratégie du groupe s’oriente de plus en plus vers les technologies d’intelligence artificielle et la robotique. Cette évolution traduit une diversification progressive au-delà de l’automobile électrique traditionnelle.
Crédit illustration : Tesla.


18 commentaires
Il est urgent que nos constructeurs ne se laissent pas distancer.
J’ai l’impression (désagréable) que Renault a 5 années de retard et Stellantis 10 ans !
S’ils restent bloqués sur l’architecture 400 V, qu’ils baissent les prix en contrepartie.
Je ne connais pas leurs marges, j’ai peur qu’elles soient trop élevées… Si c’est le cas, cela fait fuir la clientèle potentielle qui ira chercher Tesla ou asiatique.
Scénic, e-3008, e-C5, etc., avec des prix « bien étudiés », devraient pouvoir freiner le succès des TMY.
Mais font-ils vraiment les efforts nécessaires ?
scenic, e3008, eC5 meme avec des prix plus bas ne sont pas techniquement à la hauteur: conso trop élevée, vitesse de recharge médiocre, planificateur pas au niveau, aides à la conduite pas au niveau, pas de double coffre, des révisions obligatoires, pas de réseau de recharge proprietaire ultra disponible ultra fiable et bon marché. Ni les MG, BYD ou je ne sais quelle voiture chinoise. Seul xpeng a un point technique meilleur que tesla: la vitesse de recharge. Mais sur grands trajets les xpeng consomment trop, elles sont plus lentes que les tesla. Les BMW et mercedes sont techniquement quasiment au niveau de tesla mais 2x plus chères à prestations comparables
Les Stellantis HdG ont déjà aux environs de 700 km d’autonomie, soit 500 km sur autoroute facilement, le pied pas trop lourd.
Sachant que 99 % des trajets font moins de 400 km… Franchement, ça va !
Pour 1 %, il ne faudra recharger avec « lenteur » que 15 minutes… C’est le drame ?
Ça arrivera deux fois dans l’année… Dramatique ?
Elles ont des qualités que les Tesla et les Chinoises n’ont pas… Et c’est généralement européen !
Sans esclavage.
Il faut relativiser…
Stellantis pourrait « durement » concurrencer Tesla en 2027, grâce à sa marque Leapmotor, qui, paradoxalement, pourrait aussi lutter contre les autres marques !?
🤭
la stratégie stellantis avec leapmotor qui va les bouffer de l’intérieur, c’est à mourrir de rire. Et les acheteurs de leapmotor vont pleurer sur la qualité de fabrication
Leapmotor ne va rien prendre à Stellantis, c’est vraiment du produit chinois : pas cher certes mais au design quelconque tout comme les prestations. Et les prix, certes intéressants, ne le sont pas tant que ça.
panama: l’acheteur sa se rendre dans une concession peugeoot/citroen et il va découvrir les leapmotor moins chères. Certains vont acheter une leapmotor plutot qu’une peugeot ou citroen. Stellantis se tire une balle dans le pied avec leapmotor, en plus c’est un aveu de retard technologique assumé. Quant à la qualité de fabrication leapmotor a l’air d’etre vraiment de la quincaillerie, citroen passe pour de la grande qualité comparé, c’est dire !
Je ne pense pas que Stellantis se tire une balle dans le pied.
Au contraire… ils ne peuvent pas empêcher le raz-de-marée des VE chinois.
Ils le contrôlent ! … C’était l’idée originelle de Tavares, qui ne disait (ou faisait) pas que des conneries.
Et ça marche !
@panama
Nulle part je n’ai lu ou entendu que les Leapmotor étaient de mauvaises voitures… peut-être la première T03 à ses débuts ?
Certaines Leapmotor ont déjà été améliorées par les ingénieurs de Stellantis… d’autres le seront aussi plus profondément, a priori !?
Ce ne sont pas des autos remarquables, certes, mais elles sont tellement moins chères qu’elles prendront des clients aux VW et Renault, j’en suis sûr ! (et malheureusement aux marques Stellantis)
La doublette 3/Y est surement la meilleure voiture électrique jamais conçue. Elle avait 10 ans d’avance en 2017 quand elle est sortie et a été maintenue au niveau avec des évolutions techniques constantes.
Elles restent les références en 400V, et surement aussi utilisables que les dernières 800V sorties. La preuve, elles restent en tête des ventes en volume, malgré un style qui commence à dater et le fameux TBD qui à l’air de déranger les commentateurs avisés de ce blog.
Meilleur rapport qualité/prix/service, n’est ce pas ce que l’on demande à une voiture familiale?
@amazon et @amiral
Tesla est sur un petit nuage… et sur une période de vaches grasses.
Qu’ils en profitent.
Les groupes VW, Stellantis et Renault étaient ultra-nuls il y a 5 ans encore… plus maintenant, même s’ils n’ont pas l’assurance de Tesla sur des tas de domaines.
Ils n’ont pas assez de techniciens et, parfois, d’ingénieurs compétents… mais, apparemment, plein de solutions sont dans les tuyaux !?
Ils auront des solutions pour la recharge rapide… le 800 V… la généralisation des LFP pour le bas et milieu de gamme et les batteries solides vers 2030.
ET ils ont déjà des TdB en face du volant et des finitions moins épurées.
Je pense que, dès 2027, ça sera déjà moins facile pour Tesla !?
Peut-on savoir une bonne fois pour toute si Tesla comptabilise deux fois les autos qu’il déclare vendue en Chine alors qu’elles partent principalement à l’export … pour l’Europe? Peut-on avoir un détail précis de ce qui est vendu par zone géographique et la précision de la production?
Il y un réel problème dans les chiffres annoncés : 480 126 livraisons.
La production à Shanghai pour le T2 est estimée à 254 551 autos soit 197 207 véhicules produits à Berlin, Fremont et au Texas pourtant les USA interdisent les importations d’autos fabriquées en Chine.
L’estimation pour le marché d’Amérique du Nord tourne autour de 160 000 livraisons donc cela voudrait dire que Berlin ne produit que 37 207 autos au T2. L’Europe importerait alors autour de 95 000/80 000 Tesla chinoises. Donc les bonus des marchés européens subventionneraient des autos chinoises et non allemandes.
Alors soit Tesla ment sur la production de l’usine de Berlin ou soit Tesla comptabilise deux fois les autos chinoises.
Peut-on m’apporter une réponse?
La capacité de production de Berlin est estimée à 33 000 autos par mois soient 100 000 véhicules donc il y a un truc qui ne va pas dans les livraisons annoncées. C’est opaque.
Il peut y avoir du stock vous ne croyez pas?
Oui des stocks en Chine … mais pas ailleurs. Je serai favorable à un complément d’enquêtes sur Tesla car je note de nombreuses incohérences dans les ventes dites « chinoises » mais qui partent à l’exportation et les productions réelles du Texas et de Berlin. Je trouve cela assez déplorable que les médias se font les pisses copie des communiqués de presse de ce groupe qui ne fait que mentir!
Les chiffres de Leapmotor pour Stellantis seraient déjà extrêmement encourageants … ET le « gros » n’est attendu qu’en 2027-28.
Quand Leapmotor sortira 5 X plus d’exemplaire des usines européennes … Je ne pense pas que les dirigeants de Tesla dormiront bien.
D’autant plus que BYD, Xiaomi et MG, etc. vont prendre leur PDM.