Les ventes internationales de BYD bondissent, portées par la hausse du carburant et l’essor des véhicules électriques à l’échelle mondiale.
Les exportations du constructeur automobile chinois BYD Co. connaissent une progression spectaculaire, soutenues par un contexte énergétique mondial tendu. La flambée des prix du carburant, alimentée par les tensions géopolitiques liées à la guerre en Iran, a renforcé l’attractivité des véhicules électriques (VE), devenus une alternative stratégique pour de nombreux marchés. Cette dynamique favorable à l’international contraste toutefois avec un ralentissement marqué de la demande sur le marché domestique chinois, entraînant une baisse continue des livraisons globales du groupe.
Une croissance portée par les marchés internationaux
En avril, les ventes de BYD hors de Chine ont bondi de 71 % sur un an, atteignant 134 542 unités. Cette performance illustre la montée en puissance de la stratégie d’expansion mondiale du constructeur, qui cherche à s’imposer comme un acteur incontournable de la mobilité électrique. La hausse des coûts du carburant agit comme un levier majeur, incitant les consommateurs à se tourner vers des solutions plus économes et technologiquement avancées.
Malgré cette croissance soutenue à l’export, les livraisons totales ont reculé de 16 %, s’établissant à 321 123 unités. Il s’agit du huitième mois consécutif de baisse, signe d’un déséquilibre persistant entre la dynamique internationale et les difficultés rencontrées sur le marché intérieur.
Un marché chinois sous pression concurrentielle
Le ralentissement des ventes en Chine s’explique en partie par la suppression progressive des subventions gouvernementales, qui avaient largement soutenu l’essor des véhicules électriques ces dernières années. Parallèlement, la concurrence s’intensifie avec des acteurs majeurs du secteur automobile et technologique, accentuant la pression sur les prix et les marges.
Dans ce contexte, les constructeurs chinois multiplient les remises pour stimuler la demande, alimentant une véritable guerre des prix. Pour BYD, la réduction moyenne des prix a atteint 10 % en mars, son plus haut niveau en deux ans. Cette stratégie commerciale agressive, bien que nécessaire pour maintenir les volumes, pèse directement sur la rentabilité et contribue à l’augmentation de l’endettement à court terme.
Innovation et montée en gamme comme leviers de relance
Pour relancer sa croissance, BYD mise sur une offensive produit ambitieuse. Le constructeur prévoit le lancement de nombreux nouveaux modèles, intégrant des technologies avancées en matière de batteries et de recharge rapide. Lors du salon de l’automobile de Pékin, l’entreprise a occupé un hall entier pour présenter sa stratégie multi-marques et mettre en avant ses innovations, notamment ses batteries haut de gamme « blade », reconnues pour leur performance et leur autonomie.
Cette approche axée sur la technologie et la personnalisation vise à renforcer l’image de marque de BYD, en l’inscrivant dans une logique de montée en gamme et de différenciation. L’objectif est clair : séduire une clientèle internationale exigeante, sensible aux critères de luxe, de performance et d’efficacité énergétique.
Le Great Tang, symbole des ambitions du groupe
Parmi les nouveautés phares, le SUV Great Tang illustre les ambitions du constructeur sur le segment des véhicules haut de gamme. Ce modèle sept places, capable de parcourir près de 1 000 kilomètres avec une seule charge, se positionne comme un produit compétitif en termes d’autonomie et de prestations. Proposé à partir de 250 000 yuans (environ 36 600 dollars), il a suscité un fort intérêt dès son lancement, avec plus de 30 000 précommandes enregistrées en seulement 24 heures.
Ce succès initial confirme l’appétit du marché pour des véhicules électriques combinant design, technologie et performances élevées. Il souligne également la capacité de BYD à innover et à répondre aux attentes d’une clientèle en quête de solutions de mobilité premium.
À plus long terme, le constructeur vise la vente de 1,3 million de véhicules hors de Chine sur l’année, soit une augmentation significative par rapport à 2025. Cette ambition repose sur une stratégie globale articulée autour de l’innovation, de l’expansion géographique et de l’adaptation aux évolutions du marché automobile mondial.
Notre avis, par leblogauto.com
La progression des ventes internationales de BYD confirme la pertinence de sa stratégie d’expansion dans un contexte énergétique favorable aux véhicules électriques. Toutefois, la dépendance à une guerre des prix en Chine fragilise sa rentabilité à court terme. Le lancement de modèles technologiques comme le Great Tang montre une volonté claire de montée en gamme. Reste à savoir si cette orientation suffira à compenser durablement le ralentissement du marché domestique.
Crédit illustration : Leblogauto.com.


10 commentaires
si le marché domestique baisse, logique d’accélérer sur les exportations
Hâte de voir comment vont vieillir les BYD (corrosion)
Et autres « chinoiseries »
😉
Tant mieux si elles ont ce défaut… C’est fort plausible.
… Mais s’il faut compter là-dessus pour ne pas voir l’industrie européenne disparaître trop vite… C’est triste et pas glorieux …. Misère ! 😢
Je sais que dans l’histoire technique de la Chine qu’ils ont pour l’habitude de commencer très bas dans la qualité… Mais ils savent progresser régulièrement… Et un jour l’élève dépasse le maître …. Même si le maître s’appelle Porsche !
Dans le matériel militaire sur 40 années, la démonstration est très nette !
La rigolade du Chengdu J-7 « l’égale » du Mirage 2000 par la propagande chinoise des années 80… Est bien passé !
Les modèles chinois ne durent pas très longtemps, ils seront remplacés avant d’avoir rouillés. De plus les Français succombent au charmes de la LOA. qui dans le cas de l’electrique peut éviter certaines déconvenues
2/3 du temps !? Environ…
Effectivement, dans le cas des VE, c’est idéal.
Surtout qu’avant le conflit d’Iran, l’utilisation des VE étaient de 3 à 4 fois moins chers… Maintenant ?
C’est plus proche des 5 X moins chers !!!?
Pour ceux que doivent payer leur carburant et pour une utilisation quotidienne… Aborder l’année 2027 avec une 100 % thermique… C’est du S.M. !
ceux qui doivent payer leur carburant…..Pas du tout car avant d’amortir l’achat (ou la loc) d’un VE en remplacement de leur VT qui est déjà payé ça va prendre des années, voir ne jamais se réaliser..
15000 kms dans l’année 6 litres/ 100 à 2€ le litre c’est 1800€ sur l’année et l’entretien à ajouter 300€ environ. Sans compter l’assurance d’un thermique qui coûte moins cher que pour 1 VE ni l’électricité pour faire rouler le VE
J’ai cherché le modèle de VE qui coute achat compris 2100€ par an, je n’ai pas trouvé.
Le choix est différent pour celui qui n’a pas d’auto et qui pourrait rentabiliser un VE s’il ne le paie pas trop cher
@Xavier, vous avez raison, néanmoins nombre de personnes sont plus à 30.000 km/an pour leur travail que 15.000 km/an pour les WE et vacances des citadins.
Vous avez raison pour les voitures existantes en cours de vie… Mais l’âge moyen est particulièrement élevé historiquement en France, donc les replacements sont proches pour les 5 prochaines années.
– Des assurances proposent des contrats moins chers pour les VE.
– Les VE d’occasion sont réputées être moins cher que leur équivalent thermique en occasions, et il y en a de plus en plus chaque mois !?
Une e-C3 est vraiment plus cher que sont les équivalents thermiques pour ne faire que moins de 40 km par jour ?
C’est donc un calcul à faire pour chaque cas lors du moment où il faudra remplacer une voiture en fin de vie…
Forcément par rapport au début des années 2020… Il va avoir du changement !
@Xavier, des professions disent qu’ils travaillent presque uniquement pour pouvoir faire les pleins de carburant pour leur métier.
Diviser par 5 ces coûts … N’est pas une bonne raison a passer au VE !???
La vraie question, concernant BYD est double :
1. les chiffres sont-ils fiables ? On peut se poser la question vu l’histoire de la marque !
2. combien de pertes à l’export ? Une entreprise ne peut pas monter un réseau de distribution de telle ampleur à l’international sans perdre de l’argent les premières années.
Bref, attendons.
En attendant… Voir des BYD dans les rues, c’est devenu une banalité… Il n’y a que 2 ans, c’était rare !
Moi, j’espère toujours voir des berlines VE françaises comme des Laguna E-Tech, e-508, e-C5, etc.
C’est un triste constat !!!