F1 : Barcelone prolonge jusqu’en 2032 mais en alternance avec Spa !

F1 Barcelone

Les places sont chères

Depuis que la F1 est redevenue “bankable”, les pays et/ou villes candidats se bousculent pour avoir une place au calendrier. Et dans cette partie qui se joue à coup de dizaines de millions de dollars, les grands prix dits “historiques” n’ont plus de garantie. En dépit de leur héritage, de circuits souvent bien plus enthousiasmants et d’un public de connaisseurs et de passionnés, ces courses patrimoniales, essentiellement européennes, font face à plusieurs problèmes.

Les nouveaux candidats bénéficient d’appuis financiers bien plus conséquents voire illimités et ont fait grimper les prix (Moyen-Orient), sur des marchés porteurs et en plus forte croissance que sur le Vieux Continent (USA par exemple), tandis que les acteurs publics en Europe ont tendance plutôt à se désengager du financement. C’est aussi sur ces « nouvelles terres » que la F1 cherche à conquérir de nouveaux publics. Les circuits européens sont aussi parfois tancés par la F1 pour un manque de mise à niveau suffisant en termes d’infrastructures et d’accueil du public, face à des nouveaux venus qui s’appuient sur des circuits flambants neufs.  

La rivalité du Clasico se déporte sur la F1 !

Madrid me fait quelque peu démentir, puisque, pour la première fois depuis bien longtemps, un nouveau circuit prend place en Europe (si l’on met de côté Portimao et Mugello, qui ont servi de bouée de sauvetage lors de la saison Covid, et le retour à Imola).  

Le circuit de Barcelone n’avait aucune garantie de conserver sa place au calendrier après la saison 2026. Madrid a chipé à Barcelone la dénomination GP d’Espagne dans le calendrier et le tracé de Montmeló, présent au calendrier depuis 1991, apparaît désormais sous le nom GP de Barcelone-Catalogne. 

Barcelone a signé un nouveau contrat et assuré sa présence à long terme ce lundi, mais son épreuve ne sera désormais organisée qu’une année sur deux, avec trois courses prévues en cinq ans. Barcelone aura ainsi un Grand Prix en 2028, 2030 et 2032, en alternance avec Spa, qui ne sera plus présent que les années impaires à partir de 2027. Les responsables du circuit ardennais ont tenté de renégocier leur contrat pour retrouver une présence annuelle, mais l’alternance était déjà dans la balance depuis un moment.

L’Europe s’accroche

Certaines courses sont plus tranquilles. Red Bull Ring a signé l’an dernier un nouveau contrat jusqu’en 2041. Miami a obtenu sa présence jusqu’à la même échéance. Bahreïn a signé jusqu’en 2036, Melbourne jusqu’à la saison 2035. Plusieurs projets tapent à la porte. Le GP de Turquie espère faire son retour en 2027, l’ambitieux projet de Qiddiya pourrait mener à une seconde course en Arabie saoudite en plus de Jeddah, et des projets ont émergé en Thaïlande, en Afrique du Sud ou encore au Rwanda. Le tout avec un calendrier qui reste bloqué à 24 courses et qui ne peut pas vraiment s’étendre, pour des raisons logistiques et humaines évidentes. 

Du côté européen, Zandvoort disparaîtra fin 2026, malgré l’effet Max. La France n’est pas près de revenir, ni même l’Allemagne. Monaco a gardé sa place, mais a dû renoncer à ses “privilèges” acquis du temps d’Ecclestone. Du côté italien, Monza conserve son aura et le poids des tifosis, avec un contrat qui court jusqu’en 2031.  

La loi du marché

Stefano Domenicali, le patron de la F1, a déjà répété à plusieurs reprises que le statut historique d’une course n’était en aucun cas un bail à vie. Face à la puissance de l’argent et aux enjeux marketing et commerciaux, avec la mondialisation toujours plus poussée de la F1, les considérations sentimentales et patrimoniales n’auront que peu de poids. Même la qualité médiocre des nouveaux tracés, souvent urbains, qui ne font pas le poids face à des monuments de pilotage comme Spa, ne remet pas en cause cette tendance.  

Il est vraiment regrettable, pour l’âme de la F1, qu’un circuit aussi beau, spectaculaire, exigeant et historique que Spa soit obligé d’alterner. Avec Monza, le temple de la vitesse, il est l’un des derniers tracés dont émane l’âme et l’ADN profonds de la F1.  

Un commentaire

  1. Barcelone est un circuit ennuyant, un des pires ….

    Spa est un des plus beaux circuits.
    Comme Suzuka, interlagos.
    Il y a aussi parmi les nouveaux circuits Las Vegas et Djeddah, des circuits nocturnes et des vitesses monstrueuses en milieu urbain.

    Parmi les classiques, mon préféré est Silverstone. Un circuit à plat, à haute vitesse.

    Silverstone visuellement est beau, qui constant en haute vitesse. Il faut être précis en trajectoire, savoir anticiper des virages à l’aveuglez gérer les températures pneumatiques (hautes vitesses virage). Les enchaînements Maggotts Beckets et les droits à haute vitesse vous obligent à gérer les pneumatiques avant gauche.

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