Et si la conduite électrique avait enfin droit à la vraie sensation mécanique ? Subaru vient de déposer un brevet qui pourrait bien bouleverser le marché des voitures électriques sportives : une boîte manuelle simulée avec pédale d’embrayage. Oui, vous avez bien lu. Alors que les constructeurs s’amusent à recréer artificiellement le frisson des passages de rapports, Subaru va plus loin en imaginant une transmission qui imite un vrai système manuel, mais sans aucune pièce mobile mécanique. Une révolution potentielle pour les fans de conduite authentique.

Une boîte manuelle électrique sans transmission, mais avec sensations
Le brevet, récemment publié par l’U.S. Patent and Trademark Office sous le numéro 20260021713, révèle une technologie inédite. Concrètement, Subaru ne propose pas un système de transmission traditionnelle. À la place, le constructeur installe un shifter en H et une pédale d’embrayage… connectés uniquement à des capteurs. Ces derniers communiquent avec l’ordinateur de bord qui ajuste la puissance transmise aux roues selon la position du levier, de la pédale et de l’accélérateur.
Tout est donc simulé : il n’y a ni boîte de vitesse physique, ni embrayage mécanique. L’objectif ? Reproduire le plus fidèlement possible l’expérience d’une voiture thermique à boîte manuelle. Subaru va jusqu’à intégrer un mécanisme de sécurité : le véhicule ne peut être démarré que si la pédale d’embrayage (factice) est enfoncée, exactement comme sur une voiture thermique pour éviter un démarrage brusque.
Subaru n’est pas seul sur ce terrain. Toyota (son partenaire de longue date) a déjà présenté un prototype fonctionnel sur base de Corolla Levin, avec une boîte manuelle simulée similaire. Mais le fait que Subaru pousse le concept jusqu’à le breveter laisse penser que la marque envisage sérieusement sa production en série.

Une double personnalité : mode manuel ou automatique au choix
Ce que rend ce brevet particulièrement attractif, c’est sa flexibilité. Il ne s’agit pas uniquement de plaire aux puristes. Subaru prévoit un système bivitesse : le conducteur pourra choisir entre une conduite entièrement manuelle simulée ou repasser en mode automatique quand il veut plus de confort, notamment en ville. Une simple commande permettrait de basculer d’un mode à l’autre, même si cet aspect précis n’est pas encore détaillé dans le brevet.
Autre astuce notable : le véhicule démarrerait par défaut en mode manuel. Cette décision semble motivée par des considérations de sécurité, Subaru préférant éviter que les conducteurs oublient dans quel mode la voiture se trouvait lors de l’arrêt précédent.
La technologie serait compatible avec les motorisations 100 % électriques mais aussi, potentiellement, certains hybrides qui utilisent un moteur électrique comme source principale d’énergie, à l’instar de ce que propose déjà Honda.
Vers une Subaru sportive électrique avec boîte manuelle ?
Pour l’instant, aucune annonce officielle ne précise quel modèle pourrait inaugurer cette innovation. Toutefois, plusieurs indices pointent vers une application sportive. Subaru a présenté en 2023 son concept Performance-E STI lors du Japan Mobility Show, une vision électrifiée des mythiques Impreza STI. La combinaison d’un style agressif, de performances électriques et de sensations de conduite authentiques pourrait faire mouche.
Et ce n’est pas tout : Subaru collabore étroitement avec Toyota sur ses modèles électriques, dont le SUV Solterra, cousin technique du Lexus RZ. Ce dernier avait déjà été testé avec un système de boîte manuelle simulée. S’il devait être produit en petite série, un modèle sportif co-développé entre Subaru et Toyota pourrait offrir au système le tremplin parfait.
Cette approche, qui remet l’humain au centre de la conduite, pourrait séduire une nouvelle génération de conducteurs à la recherche de sensations mécaniques sans renoncer à la technologie électrique. Hyundai et Kia ont déjà ouvert la voie avec leurs Ioniq 5 N et EV6 GT équipées de boîtes automatiques simulées. Mais Subaru pourrait bien être le premier à réintroduire un « embreill’plaisir » électrique à l’ancienne.
Conclusion : avec ce brevet, Subaru mise gros sur la nostalgie des passionnés de sport auto, tout en adoptant une technologie 100 % électrique. Si la marque ose commercialiser ce système, elle pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire de l’électromobilité… en redonnant du mordant à la conduite.

Ce qui qui est étonnant c’est que ça ne semble pas être une blague.
les japonais et l’électrique ça fait vraiment 2
J’ai essayé dernièrement la e-pedal sur un Quashqai hybride, je me disais que la pédale de frein ne servirait plus à rien, je trouvais l’idée de l’activer à la demande pas mal, et Subaru fait l’inverse, ils remettent la pédale d’embrayage alors que les boites manuelles ont tendance à disparaitre. J’aime beaucoup l’idée en tout cas.
C’est là aussi qu’on se rend compte de la puissance technologique de l’électrique, on peut faire le ON/OFF, du progressif, couper la puissance un dixième de seconde pour simuler un accoue de passage de rapport, on peut avoir une voiture à la carte. ça bouchonne? pas grave, la pédale est progressive, aucun accoue. On est sur autoroute? Idem, du confort, du progressif, de la conduite douce. On arrive sur une petite route? dans un col? On appuie sur un bouton et on lâche les kW, la pédale d’accélérateur et de frein deviennent dures, ça nous envoie au fond du siège et dans le pare-brise, avec une petite secousse de coupure d’accélération régulièrement. Ici la coupure sera à la demande, en fonction de cette 3e pédale magique. Dr Jekyll et Mr Hyde, le daily confortable idéal et la pistarde, tout ça dans la même voiture. Avant on était limité par les contraintes mécaniques, là on sera limité par les réglages du constructeur, qui sauteront sans doute sur simple reprog.
Après le air guitare, le air passage de vitesse. On arrête pas le progrès !!! En même temps vu le pedigree de la marque en rallye, on peut comprendre la démarche. La sensation d’être sur une spéciale ça doit combiner le son du moteur et le geste.
Lamentable……..
Quelle actu automobile……. (si on peut encore appeler ça « automobile »)……..
Sic