C’était l’un des symboles de la « Renaulution » et de la réorganisation du groupe Renault. La filiale dédiée aux véhicules électriques et au logiciels, Ampère, va être dissoute en juillet prochain.
Pour les 12 000 salariés, l’annonce tombe comme un couperet.
Le projet de réorganisation a été présenté aux syndicats mercredi matin. Selon différents médias qui citent des sources syndicales, la holding Ampère sera supprimée. Que deviendront les activités ? Eh bien elles réintègrent directement le groupe Renault. Les 12 000 salariés devront réintégrer également l’organigramme Renault, en interne. Il ne subsistera alors que deux business units Ampère Energy et Ampère Software. Neutre sur le plan social, cette réintégration marque aussi l’échec de l’émancipation du VE par rapport au constructeur. Les ventes mondiales ne se sont pas envolées comme attendu et entre temps, la direction a changé ainsi que les conditions de marché.
Ampère suit le chemin de Mobilize
Si Luca de Meo voyait grand pour le VE et promettait monts et merveilles à la filiale, l’introduction en bourse (IPO) a capoté en se heurtant au mur de la réalité avec des startups du VE qui étaient chahutées voire liquidées. Ampère en tant qu’entité détachée n’avait plus de vraie raison d’être. « Comme il n’y a plus d’IPO, il n’y a plus besoin d’une entité spécifique, c’est pourquoi Renault réintègre tout afin de simplifier et d’éliminer la complexité inhérente au modèle initial », explique une source citée par Reuters.
Ainsi, le nouveau DG, François Provost continue d’imprimer sa marque de fabrique sur l’ex-régie. Mobilize a déjà fermé et les activités survivantes ont été réintégrées. Là, c’est donc le VE qui revient au bercail mais ne disparait pas. Il faut savoir s’adapter à la réalité des ventes et pour le moment, le VE n’est pas la panacée universel que certains en Europe ont voulu imposer.
Faire et défaire c’est toujours travailler…
La structure était devenue inutilement lourde et coûteuse administrativement. Elle n’avait de raison que d’isoler capitalistiquement Ampère de Renault et permettre l’arrivée d’investisseurs externes sans mettre en danger le groupe Renault lui-même. Sans ces investisseurs, l’obésité administrative n’a plus de raison d’être. Le pôle nordiste « Electricity » qui comprend entre autres les usines de Douai et de Maubeuge redevient une filiale à 100 % de Renault. Il en va de même de l’usine de moteurs de Cléon. S’il n’y aura pas de licenciements directs, Renault devrait en profiter pour proposer des plans de départs volontaires.
Faire et défaire coûte énormément d’argent. Dommage. Renault n’est pas le seul à devoir revoir entièrement sa stratégie face aux changements de motorisation et aux évolutions du marché. L’anticipation d’un VE dominateur a sans doute été trop forte. Partie remise ?

Eh oui, c’était fait pour une IPO, l’IPO tombe la société juridique tombe.
Ca a coûté combien à Renault cette pantalonnade ?
Moins que la facture de Rachida Dati dans Renault Nissan.
Elle sera jugée en Septembre …
un drole de montage qui date de quand renault croyait qu’à moitié aux VE