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    Accueil » On a lu : Un livre ETAI dédié au Mercedes Classe G
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    On a lu : Un livre ETAI dédié au Mercedes Classe G

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani3 octobre 20218 commentaires
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    De l’armée à la route

    Fort d’une longue tradition de véhicules militaires, Mercedes présente en 1975 le « Geländewagen » (Tout-terrain en Allemand) qui remporte rapidement un grand succès auprès des forces militaires grâce à ses qualités de franchissement, sa robustesse et sa fiabilité. Qui auait cru alors que ce 4×4 serait, plus de 40 ans après, une icône branchée des beaux quartiers ?

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    Ce n’est pas encore le cas quand, en 1979, l’étoile commercialise la première version civile de son 4×4. Cubique, rustique et dépouillé, c’est un véritable véhicule de baroudeur qui n’a absolument rien d’ostentatoire mais qui propose des capacités de franchissement exemplaires, grâce notamment à l’adoption en série de trois différentiels. Le Classe G s’offre une belle médiatisation dans ses innombrables déclinaisons, qu’il s’agisse de la version de course qui remporte le Paris-Dakar 1983 avec Jacky Ickx et Claude Brasseur, ou de la version blindée « Papamobile » pour Sa Sainteté.

    Le baroudeur devenu frimeur

    Mais, au fil des années, le Classe G s’embourgeoise, malgré une technologique de châssis qui demeure figée de longues années. Toujours plus équipé et mis à jour à l’intérieur, le Classe G devient progressivement un véhicule « branché », un véhicule « à la mode », un brin provocateur et qui s’offre des motorisations toujours plus puissantes avec, à partir de 1999, des déclinaisons AMG démesurées, avec V8 et même V12 de plus de 600 chevaux à la clé !

    Le Classe G a quitté peu à peu les sentiers et les chemins boueux pour les boulevards des quartiers huppés, trônant ostensiblement au milieu des GT et des berlines premium. Le businessman, le BCBG ou encore le rappeur ont remplacé les « farmers » dans la clientèle. En 2018, Mercedes se décide enfin à rajeunir le mythique G qui, tout en gardant un look proche de l’original, embarque un nouveau châssis plus moderne et surtout une instrumentation dernier cri avec le système d’infotainment MBUX. On est bien de l’habitacle d’origine lavable au jet avec les selleries à carreaux !

    L’ouvrage d’Antoine Grégoire propose de revenir intégralement sur ce modèle atypique à travers 5 chapitres. Un historique de Mercedes et des tous-terrains entame le récit, suivi de chapitres dédiés au développement du Geländewagen, au Type W460 première version, au W463 2è génération de 1993 puis au classe G d’aujourd’hui.

    Conception, évolution des équipements et des motorisations, millésimes, séries spéciales, modèles spéciaux (dont un 6×6 G63 AMG taillé pour le désert !), modèles dérivés (dont le fameux P4 Peugeot de l’armée de terre !), versions pick-up ou même cabriolet, rien n’échappe à cet ouvrage exhaustif abondamment illustré.

    Le éditions ETAI commercialisent cette « bible » du classe G au prix de 49 euros.

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    8 commentaires

    1. lym on 4 octobre 2021 9h57

      De Classe « Geländewagen » à « Classe Gros » nouveau riche (dont le budget ne fait pas souvent le bon goût)!

      Reply
    2. Emmanuel on 4 octobre 2021 12h21

      « présente en 1975 le « Geländewagen » (Tout-terrain en Allemand) qui remporte rapidement un grand succès auprès des forces militaires »
      euh … j’ai un très gros doute sur le « grand succès auprès des forces militaires »
      Le G répondait à une demande de Shah d’Iran, annulée pour cause de révolution. Ensuite il fut transformé pour répondre à une demande de l’Armée Allemande qui préféra les VW Iltis, et ce fut le contrat de l’armée française (15 000 me semble t il) qui semble avoir sauvé le véhicule.
      Véhicule qui était aussi vendu sous la marque Puch dans certains pays (Italie, Suisse …).

      Reply
      • SGL on 4 octobre 2021 12h31

        Oui @Emmanuel
        Le Peugeot P4 n’est qu’une sorte de sous-licence de Mercedes Classe G avec un GMP Peugeot.
        Bel exemple de coopération européenne que l’on aimerait voir plus souvent

        Reply
        • Emmanuel on 5 octobre 2021 10h12

          C’est à vérifier mais je me demande même si le contrat de la P4 n’avait pas plutôt été traité, au départ, avec Puch plutôt que Mercedes, puisque c’est Puch qui avait conçu et mis au point le véhicule pour Mercedes.
          P4 choisi par les politiques, alors que certains militaires préféraient la version Renault de la Fiat Campagnola, moins fragile en tout terrain et dotée d’un moteur plus puissant (2L 90 cv des R20TS)
          Citroen avait proposé sa version de l’Iltis, avec moteur 1.8L 75 cv des CX, véhicule le plus performant des 3 en matière de tout terrain, et connu de l’armée française puisqu’en dotation dans des régiments stationnés en Allemagne.
          L’armée avait aussi testé et apprécié des Land Rover 88 Lightweight mais aucun constructeur français n’avait réussi à trouver un accord avec LR.
          Mais pour avoir subi un service militaire de 12 mois, et avoir utilisé des P4 diesel et essence, c’était quand même un sacré veau et pour en avoir vu circuler en balades tout terrain, pas super performant en dehors des chemins de terre sans adaptations mécaniques importantes.

          Reply
          • SGL on 5 octobre 2021 10h40

            Merci @Emmanuel pour le rappel historique de la compétition pour l’appel d’offres de l’Armée… J’aime beaucoup !

            Pour le côté « performances »
            C’est du matos des années 70… Et utilitaire ! 🙂
            C’est plus tard que le G est devenu un jouet de snob riche et donc « performant. »

            Reply
        • Emmanuel on 5 octobre 2021 10h22

          @SGL
          Le G n’est pas issu de la coopération européenne c’était une réponse à une demande de l’Iran. Peugeot achetait des caisses et châssis roulant, et y installait une boite 4 vitesse (issue de la 604 me semble t il) et un moteur, le plus souvent essence, mais aussi un diesel (un indenor de 504).

          Reply
          • SGL on 5 octobre 2021 10h44

            C’était une façon de parler, Autriche Allemagne France, c’est européen. 😉
            Si toutes les armées européennes pouvaient faire de même… On serait tous plus riches. (ou moins pauvre, selon les cas)
            Quel dommage que l’Europe n’existe vraiment pas dans les faits et seulement dans les mots.

            Reply
    3. micher on 4 octobre 2021 14h22

      J’en veux un. Pour roler dans paris avec ma critair1 alors qu’une 308 blueHDi est bientot blacklistee. WEt bien sur envoyer des gros donuts devant la mairie.

      Reply
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