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    Accueil » Hard Brexit : plan de sauvetage pour secteur auto UK
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    Hard Brexit : plan de sauvetage pour secteur auto UK

    Elisabeth StuderElisabeth Studer13 décembre 202024 commentaires
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    Mesures de soutien pour le secteur auto en cas de hard Brexit

    Selon le journal britannique, les propositions incluent des accords pour octroyer des mesures de soutien à différents secteurs économiques et notamment aux constructeurs automobiles. Lesquels doivent d’ores et déjà faire face à des perturbations commerciales ou pourraient se voir imposer des droits de douane dès le 1er janvier prochain en l’absence d’accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE.

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    Le paquet de mesures devrait prévoir entre 8 et 10 milliards de livres de financement, enveloppe prévue pour l’ensemble  des secteurs.

    Un hard Brexit : scénario le plus probable selon Boris Johnson

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a prévenu dimanche qu’un échec des négociations devant établir les nouvelles règles commerciales entre le Royaume-Uni avec l’Union européenne à compter du 1er janvier 2021 restait le scénario le « plus probable » malgré la décision des deux parties de poursuivre leurs discussions.

    Même si un « no deal » n’est pas le résultat souhaité par Londres, « nous avons fait d’énormes préparatifs » pour cette éventualité, a dit Boris Johnson, répétant sa conviction, qu’accord ou non, « peu importe ce qu’il arrive, le Royaume-Uni ira très très bien ».

    Le Royaume-Uni doit se préparer à un Brexit aux conditions de l’OMC

    « Je dois répéter que la chose la plus probable à l’heure actuelle » est « que nous devons nous préparer à (un Brexit) aux conditions de l’Organisation mondiale du commerce », le 1er janvier, a déclaré le dirigeant britannique.

    En l’absence de signature d’un accord commercial d’ici fin décembre, les échanges avec l’UE devront être réalisés selon les seules règles de l’OMC dès le 1er janvier prochain. Engendrant alors la mise ne place de de droits de douane ou de quotas. Ce qui le cas échéant frapperait de plein fouet une économie britannique déjà fragilisée par la crise sanitaire.

    Trois sujets de discorde

    Les discussions actuelles entre Royaume-Uni et Union européenne butent sur trois sujets : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et surtout les conditions que les Européens exigent des Britanniques pour éviter toute concurrence déloyale.

    Les entreprises britanniques exhortent le gouvernement à tout faire pour éviter un no deal

    Les entreprises britanniques se sont félicitées que le dialogue se poursuive, pressant le gouvernement de tout faire pour éviter un « no deal » . « Même à cette heure incroyablement tardive, le message des entreprises aux dirigeants britanniques et européens est toujours le même. Continuez. Nouez un accord », a tweeté Adam Marshall, directeur général des Chambres de commerce britanniques.

    L’industrie automobile britannique appelle les négociateurs à « finir le travail »

    Mike Hawes, directeur général de la SMMT, l’association des professionnels de l’industrie automobile britannique, a appelé les négociateurs à « finir le travail », soulignant qu’une absence d’accord serait « catastrophique pour le secteur automobile, ses travailleurs et leurs familles ».

    « La nouvelle que les discussions se poursuivent donne de l’espoir. Un accord est à la fois essentiel et possible », a déclaré dans un communiqué Tony Danker, directeur général de la CBI, l’association patronale britannique. Qu’il y ait ou non un accord, il demande des « périodes de grâce négociées pour permettre aux entreprises de s’ajuster ».

    Notre avis, par leblogauto.com

    Alors que le plan de sauvetage pourrait prévoir l’octroi de 8 à 10 milliards de livres pour l’ENSEMBLE des différents secteurs économiques les plus touchés, rappelons que fin novembre, l’organisme britannique de l’industrie automobile (Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT) avait appelé les négociateurs du Brexit à conclure un accord d’ici la fin de 2020, affirmant que l’absence de consensus pourrait coûter au secteur 55,4 milliards de livres de droits de douane d’ici 2025  tout en risquant de compromettre sa capacité à développer la prochaine génération des véhicules zéro émission.

    Selon l’industrie automobile britannique, les éventuels droits de douane de l’OMC ajouteraient en moyenne 2000 livres (2242 euros) au coût des voitures électriques de construction britannique vendues dans l’UE, «rendant les usines britanniques considérablement moins compétitives et sapant l’attractivité de la Grande-Bretagne en tant que destination pour les investissements étrangers ».

    Sources : Reuters, The Sunday Telegraph, AFP

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    Elisabeth Studer

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    24 commentaires

    1. Martin on 13 décembre 2020 21h03

      Pauvre peuple anglais…
      8 à 10 milliards de livres par an. Et que pour l’automobile.
      Qui va payer ?
      La reine ? La bourse ? Faut pas rêver….

      Reply
      • AXSPORT on 13 décembre 2020 21h18

        Les USA……

        Reply
        • Martin on 14 décembre 2020 2h38

          Les USA sont tout sauf philanthropes.
          Ils ne font rien contre d’importantes contreparties, comme des accords commerciaux, qui les avantageraient beaucoup. Ça serait pire que l’UE pour les anglais.

          Reply
      • Elisabeth S. on 13 décembre 2020 21h52

        Les Allemands ? BMW pour Mini, VW pour Bentley
        et PSA pour Opel ?

        Reply
        • beniot9888 on 13 décembre 2020 23h06

          PSA/Opel, par exemple a de nombreuses autres usines en Europe (et plus loin). On peut faire confiance à ce groupe pour avoir des surcapacités de production, comme beaucoup de constructeurs.
          Pourquoi PSA/Opel s’emm**derait à sauver une usine anglaise alors qu’il a l’opportunité de la fermer, d’augmenter la productivité de ses autres usines et de blâmer le Brexit en passant ?
          Le seul inconvénient du plan est qu’il ne produit plus sur le marché britannique et qu’il devra y importer ses produits, avec les droits de douane qui vont avec. Mais vu qu’une seule usine ne fabrique pas toute la gamme mais au mieux quelques modèles basés sur la même plateforme, il devait déjà importer le reste de sa gamme. Alors…

          Reply
          • wizz on 13 décembre 2020 23h14

            PSA maitrise très bien la production monoflux, assembler sur une même ligne d’assemblage plusieurs véhicules, y compris avec 2 plateformes différentes. Il suffirait ensuite sélectionner les modèles qui ont le plus de potentiel, que ce soit pour le marché britannique ou le marché export (hors UE, genre Afrique du Sud, Japon, Australie…)

            Reply
            • Béret vert on 14 décembre 2020 5h07

              L’avenir c’est la RATP.

        • Straton on 14 décembre 2020 10h13

          Les Opel britanniques sont des Vauxhall.

          Reply
      • Béret vert on 14 décembre 2020 5h05

        Les Anglais ont fait le bon choix, quitter un continent en perdition dirigé par des socialistes. La seule période où les Britanniques se sont appauvris, c’est des années 60 jusqu’en 1980, sous la coupe des socialistes. A cette époque, les petits frenchies gaullistes allaient se pavaner à London avec des biftons plein les poches. A nous les petites anglaises c’est terminé les gars.

        Reply
      • zafira500 on 14 décembre 2020 6h11

        « Les Anglais ont fait le bon choix, quitter un continent en perdition dirigé par des socialistes. »
        Tiens, le PPE, majoritaire à Bruxelles est socialiste? Elle est bien bonne celle là.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_populaire_europ%C3%A9en

        « La seule période où les Britanniques se sont appauvris, c’est des années 60 jusqu’en 1980, sous la coupe des socialistes. »
        Harold McMillan, Alec Douglas-Home, Edward Heath et surtout Margaret Thatcher socialiste? Mdr. Vous avez vraiment atteint le point Godwin vous. Un petit peu de recherche n’aurait pas été superflu. Et c’est Miss Maggie qui a détruit le tissu industriel anglais en privilégiant la finance.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_Premiers_ministres_du_Royaume-Uni
        Depuis le début du XXe siècle, il y a eu bien plus de Premiers Ministres conservateurs que de travaillistes au RU.

        Reply
        • amiral_sub on 14 décembre 2020 10h52

          Margaret Tchatcher a redressé un pays malade. Quelques graphiques valent mieux qu’un long discours https://www.contrepoints.org/2017/01/08/277070-margaret-thatcher-politique-preuves
          Là ils se tirent à nouveau une balle dans le pied

          Reply
          • zafira500 on 15 décembre 2020 7h24

            @amiral_sub.
            En même temps, le site en question, contrepoints.org, est d’obédiance libérale. Ils n’allaient pas dire qu’elle a tué l’industrie britannique. L’interviewé non plus d’ailleurs : François « Pénélope » Fillon, qui n’a jamais caché s’être inspiré de La Dame de Fer pour son programme présidentiel.

            Reply
            • amiral_sub on 16 décembre 2020 16h59

              zafira si vous preferez vous trouverez des arguments anti tchatcher sur marianne ou l’humanité 🙂

    2. Mwouais on 13 décembre 2020 22h38

      On va enfin voir un pays tenter l’autarcie ?

      Heureusement pour eux que Morgan ou Noble existent entre autres.

      Mais pour changer des fish and ships, la cuisine étrangère de limitera au haggis ?

      Je caricature, c’est pour rire. Pas certain que le peuple rira. Après avoir sabordé l’entreprise automobile avec British Leyland, voilà qu’il sabordent l’île entière. C’est bien d’être différent, mais tout de même…

      Reply
      • Rowhider on 14 décembre 2020 8h58

        Le peuple va devoir assumer son propre choix: ils ont choisi de sortir de l’Europe et ont choisi de devoir tout assumer seul quitte à se faire bouffer par les US et les Chinois.
        Y’a pas de raison de les plaindre, c’est leur choix qu’ils assument.

        Reply
    3. Luc on 13 décembre 2020 23h24

      Ils on eu 4 ans pour se préparer. Qu’on en finisse. En ésperant que les pertes de Nissan n’affectent pas trop Renault…

      Reply
    4. Xavier on 14 décembre 2020 8h29

      La mode du populisme passera, espérons que ça ne tarde pas.
      En attendant, un Brexit sans accord sera douloureux mais ca ne semble pas suffisant pour surmonter les egos.

      Reply
    5. Jo. on 14 décembre 2020 13h27

      Hahaha rigolote publication copier coller de la presse subventionnée souvent très orientée de cette auteure.
      50% du marché automobile britannique est l’importation d’automobiles allemandes …. donc en cas de taxation sur les échanges c’est simple de comprendre qui va souffrir le plus dans ce secteur de jouer au con….
      Qu’est ce que les anglais en ont à foutre de la connerie de ce continent schizophrénico-neuneu refusant les nouvelles réalités actuelles du plein basculement massif du centre économique vers l’asie (ben et bien les british rouleront tous en asiatiques… c’est tout…)…comme le montre accessoirement les multiples accords british tout azimut en cours avec l’Asie….
      Alala….. et les commentaires aussi… pauvre frankreich et continent partout à côté de ses pompes… hahahahaaa

      Reply
      • amiral_sub on 14 décembre 2020 14h48

        L’union européenne est la première puissance économique mondiale. L’industrie automobile Britannique est tournée vers l’export (mini, range rover, jaguar, honda, nissan), sans parler de leurs pépites (Rolls Royce les moteurs d’avion, revolut, arm, etc). En se séparant du l’UE et en refusant les accords, il y aura des droits de douane (c’est un peu la définition de quitter l’UE). Ils vont souffrir, un peu ou beaucoup on ne sait pas. La livre sterling est en dégringolade, donc leurs importations coutent plus cher et c’est un pays à gros déficit commercial. En gros la via va couter plus cher là bas et l’emploi devrait diminuer. C’est leur choix mais je plains ceux qui ne le souhaitaient pas (les écossais, les Londoniens, les gallois et les Irlandais!)

        Reply
        • Thomas on 14 décembre 2020 19h38

          Belle connerie ce Brexit, je le maintiens 😮 🙁

          Reply
        • wizz on 14 décembre 2020 20h32

          amiral
          Si la livre sterling chute, alors la vie pourrait couter plus cher…ou pas. Tout dépend de l’importance de leur importations, et de la nature de ces importations.

          De même concernant les emplois. Ça peut diminuer, ou pas. Une monnaie qui plonge, c’est le principe de la….dévaluation compétitive. Donc normalement, le travail en UK sera plus compétitif. La suite, c’est le pouvoir d’achat de ces salariés, qui pourra être conservé ou pas du tout (cela dépend de leur manière de consommation : des produits importés ou pas)

          Reply
        • zafira500 on 15 décembre 2020 7h27

          « (les écossais, les Londoniens, les gallois et les Irlandais!) »
          Irlandais du Nord. 😉
          Les écossais pourraient de nouveau avoir des velléités d’indépendance. Quand aux gallois, ils ont voté majoritairement pour le Brexit.

          Reply
      • wizz on 14 décembre 2020 20h23

        Jo

        Pour les constructeurs allemands, le hard brexit, c’est perdre le marché UK, c’est perdre 60 millions de consommateurs du marché de l’UE. Ça fera mal, mais ça survivra

        Pour les constructeurs installés en UK, le hard brexit, c’est perdre le reste de l’UE, c’est perdre 450 millions de consommateurs….

        Donc qui va souffrir le plus…

        Reply
    6. SGL on 14 décembre 2020 23h12

      Oui Thomas… Un système perdant-perdant, mais avec les Chinois et les Américains s’en frotte les mains !

      Reply
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