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    Accueil » Nissan : 2 sièges en Europe c’est fini !
    Actualité

    Nissan : 2 sièges en Europe c’est fini !

    Elisabeth StuderElisabeth Studer27 février 20202 commentaires
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    On optimise désormais chez Nissan, évitant en quelque sorte les doublons. Le constructeur japonais – partenaire de Renault au sein de l’Alliance – a en effet annoncé qu’il allait fermer son siège européen de Rolle – situé en Suisse  – d’ici 2022, pour n’avoir à terme qu’un seul siège sur le territoire européen.

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    Un seul siège européen pour Nissan, à Montigny-le-Bretonneux

    Le site de Montigny-le-Bretonneux, en région parisienne, regroupera donc à terme le personnel des deux entités. Une opération qui s’inscrit dans la volonté de Nissan de redresser la barre et de réduire les coûts alors que le groupe multiplie les contre-performances – financières et commerciales – ces derniers temps.

    « Avoir deux sièges, un en France et un en Suisse, n’était pas très efficace. On a décidé de tout mettre ensemble pour avoir plus d’efficacité sur un seul siège ici en France », a déclaré Gianluca de Ficchy, directeur de Nissan Europe, lors d’une rencontre avec des journalistes. Précisant que le processus débuterait en 2020 et serait achevé en 2022.

    Le siège de Nissan Europe en Suisse très peu peuplé

    Une mesure d’autant plus nécessaire que selon le journal helvétique « Le Temps.ch », le site français regroupe d’ores et déjà près de 800 collaborateurs, alors que 25 à 30 personnes occupent les batiments de Rolle Il est vrai qu’en février 2019, L »Express indiquait  que Carlos Ghosn, alors résident fiscal à Amsterdam et  patron de Nissan préparait son déménagement « fiscal » vers la Suisse. Le maintien d’un siège chez nos voisins helvètes aurait peut-être arrangé ses affaires.

    Fin des aides fiscales suisses pour le siège de Rolle

    Nissan est implanté à Rolle depuis janvier 2008 et comptait à cette époque 151 employés venus en grande partie de bureaux en régions parisienne.

    Cette ouverture visait notamment à regrouper pour la première fois les fonctions transversales telles que l’administration, le marketing, la vente, la logistique, les finance et le juridique.

    Reste toutefois que le constructeur japonais demeurait l’un des derniers groupes à bénéficier des allégements fiscaux prévus par la législation suisse (arrêté Bonny : texte fédéral en faveur des zones économiques en redéploiement). Ce texte aboli en 2007 octroyait une réduction de l’impôt fédéral direct et des aménagements de la fiscalité cantonale, sur une durée de dix ans au maximum.

    Nissan a réduit son personnel de plus de 1000 personnes en Euope

    Nissan a globalement réduit de 1300 personnes ses effectifs européens sur les 12 derniers mois, employant désormais 15.300 collaborateurs sur le Vieux continent. Le constructeur doit faire face à d’importantes difficultés en Europe. Sa part de marché dans l’UE est passée de 3,9% en 2015 à 2,5% en 2019. Sur la même période, les immatriculations de la marque ont baissé de près d’un tiers, passant de 540.000 à 380.000 unités.

    Notre avis, par leblogauto.com

    Cette mesure laisse notamment entrevoir que Nissan tente de rationaliser ses coûts, en jouant tout d’abord sur sa structure territoriale. Avoir deux sièges européens pour un même et unique constructeur semblait tout de même un peu luxueux. Sauf à être motivé par des raisons fiscales.

    Sources : AFP, Le temps.ch

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    2 commentaires

    1. greg on 28 février 2020 0h04

      Il y a quelques inexactitudes dans ce compte-rendu.
      Commençons par le commencement : à la base, Nissan n’avait qu’un seul siège européen, situé en France (après signature de l’accord d’Alliance). Les salariés Nissan ont été logés dans d’anciens locaux Renault libérés après l’inauguration du technocentre.
      Ensuite contrairement à ce qui est rapporté par la presse, le site de Rolle a été inauguré légalement en 2007, pour profiter de l’avantage fiscal de 10 ans déjà évoqué juste avant son abolition, pas 2008 (2008 c’était la cérémonie). L’ouverture de ce siège répondait UNIQUEMENT à un avantage fiscal. Cette histoire de regroupement de fonctions est inexacte, plus de 70% des équipes ventes et marketing étaient en France (surréaliste : je travaillais et vivait en suisse, mais mon équipe était à Montigny, tout se faisait pas visio ou téléphone). A Rolle on avait une partie des équipes ventes, une partie du produit, corporate planning, et la finance (elle presque au complet). Niveau juridique, on avait juste les fiscalistes et les spécialistes du droit suisse. Tous les autres étaient à Montigny(90% de l’effectif). En 2008 on était monté à 200 employés (130 Nissan, 50 Infiniti, 10 contractuels RH/Gestion/IT).
      Entre-temps, Nissan avait commencé la construction d’un nouveau site pour accueillir 900 personnes. Dès le départ il était prévu de fermer Rolle.
      Dès fin 2016 les premiers rapatriements ont commencés à être organisé, pour les General Managers et au-dessus. Puis en 2017, les premiers licenciements et rapatriements avec des mauvaises conditions. A la fin, il ne restait plus que les employés Infiniti.
      Jamais un quelconque maintien à Rolle était prévu, qui plus est en raison d’une hypothétique résidence de Ghosn.

      Reply
    2. Alan Each on 28 février 2020 8h58

      L’info de cet article, pour ceux qui l’ignoraient encore, est (était) que la Suisse est un paradis fiscal au cœur de l’Europe…

      Reply
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