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    Accueil » 16 novembre 1929 : et la Scuderia Ferrari fût !
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    16 novembre 1929 : et la Scuderia Ferrari fût !

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani16 novembre 20193 commentaires
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    Enzo Ferrari mène dans les années 1920 une carrière de pilote très honorable pour Alfa Romeo, remportant en 1924 la prestigieuse Coppa Acerbo devant Mercedes. Ferrari s’occupe également de différentes tâches dans l’organisation de l’équipe de course mais plusieurs facteurs le poussent progressivement à s’éloigner du volant pour passer définitivement de l’autre côté : la mort de son ami Antonio Ascari à Montlhéry en 1925, la naissance de son fils Dino en 1932, l’émergence d’une nouvelle génération de pilotes intrépides comme Tazio Nuvolari et Achille Varzi qui lui firent prendre conscience de ses propres limites.

    Le 12 octobre 1929, Ferrari est invité à un dîner de gala, organisé à la Casa del Fascio de Bologne par l’ACI (Automobile club d’Italie) et le maire Leandro Arpinati, un des hommes fort du sport fasciste, pour célébrer le record mondial de vitesse sur 10 kilomètres que Baconin Borzacchini a réalisé à Crémone, atteignant 246 Km/h sur sa Maserati Tipo V4.

    C’est à cette occasion que Ferrari discute avec les frères Augusto et Alfredo Caniato, propriétaires d’une usine de textile à qui il vient de vendre une Alfa Romeo 6C 1500 Corsa, et Mario Tadini, pilote amateur et riche propriétaire d’une chaîne de magasins de vêtements. Ferrari leur expose ses plans pour faciliter la participation de pilotes amateurs aux courses. A lui la préparation des voitures et l’organisation, à eux les frissons de la compétition « clés en mains » ! Le concept de la compétition-client en somme. L’opération séduction fonctionne puisque les frères Caniato et Tadini donnent leur accord pour cofinancer une écurie de course qui se nommera Società Anonima Scuderia Ferrari.

    Le rêve peut enfin se concrétiser pour le futur « Commendatore« (surnom qu’il détestait et auquel il préférait celui d’Ingeniere, lui qui avait dû interrompre ses études techniques en 1916 après la mort de son père). L’entente est signée dans l’office notarial de maître Della Fontana à Modène le 16 novembre, puis validée par le tribunal le 29 du même mois. La raison d’être de cette nouvelle entité, dont le siège se situe à Modène, via Trento e Trieste, est « d’acheter des automobiles de compétition de la marque Alfa Romeo et de participer avec ces dernières aux courses du calendrier national sportif et du calendrier de l’Association nationale des Automobile Clubs ».

    D’autres investisseurs accourent, comme Ferruccio Testi, magnat de l’eau minérale à Milan, mais c’est Mario Tadini qui, en tant qu’actionnaire majoritaire, est nommé président. Ferrari, qui occupe le poste de directeur général, a reçu la bénédiction d’Alfa Romeo, qui y trouve son compte financièrement en se délestant des coûts d’organisation, et bénéficie également du soutien de Shell et de Pirelli, qui fait partie des actionnaires. Mais c’est évidemment le charisme et les dons d’organisateur d’Enzo Ferrari qui feront la différence et permettront à la Scuderia de devenir ce qu’elle est. L’équipe fait ses grands débuts lors des Mille Miglia en 1930, une course entrée dans la légende pour le duel homérique et nocturne que se livrèrent Achille Varzi et Tazio Nuvolari.

    Enzo Ferrari raccroche les gants de pilote en 1932 mais bientôt, les plus grands noms vont se presser pour courir sous le signe du cheval cabré. L’année suivante, les ateliers déménagent de Modène vers Maranello. L’histoire est en marche !

    Images : Ferrari, wikimedia commons

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    3 commentaires

    1. Jdg on 16 novembre 2019 12h06

      La quintessence de l’automobile. Merci Ferrari

      Reply
      • Zak on 20 novembre 2019 10h40

        Surtout durant la période Alfa Roméo avec le 6C, 8C et autres Tipo B, Tipo C…

        Reply
    2. r.burns on 17 novembre 2019 9h29

      C’est bon de rappeler qu’à la base du mythe, c’est une entreprise, une aventure.

      Reply
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