Close Menu
Le Blog AutoLe Blog Auto
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube
    Le Blog AutoLe Blog Auto
    VIDÉO PODCAST
    • Accueil
    • Actualités
      • Actualité
      • Bilan et Finances
      • Médias
    • Essais
    • Sport Auto
      • Formule 1
      • Endurance
      • Rallye
      • Compétitions Auto
    • Ecologie
      • Electrique
      • Hydrogène
      • Mobilité
      • Thermique
    • Historique
      • Collections
      • Histoire
      • Vente aux Enchères
    • Pratique
      • Droit routier et Radars
      • Insolite
      • Assurance
      • Accessoires Auto
      • Podcast
      • Pneumatique
      • Infos Pratiques
    Le Blog AutoLe Blog Auto
    Accueil » Rétro F1 89-Hongrie : un char d’assaut rouge nommé Mansell
    Formule 1

    Rétro F1 89-Hongrie : un char d’assaut rouge nommé Mansell

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani29 juillet 20198 commentaires
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    A l’est, du nouveau

    Quand le F1 circus arrive à Budapest en ce chaud été 1989, la Hongrie est en plein bouleversement politique. La guerre froide touche à sa fin et si le mur de Berlin n’est pas encore tombé, le rideau de fer lui se lézarde toujours plus, sous les yeux d’une URSS usée et résignée. Après tout, n’est-ce pas par la Hongrie que la très occidentale F1 est passée à l’est pour la première fois en 1986 ? La frontière entre la Hongrie et l’Autriche a été ouverte, les marques occidentales commencent à envahir les magasins et Janos Kadar, le vieux dirigeant stalinien de la république populaire de Hongrie, arrivé au pouvoir en 1956 avec les chars de Moscou, vient de mourir. Les réformateurs accélèrent la transition vers la démocratie…et l’ouverture à l’économie de marché. Du tout bon pour le juteux business de Bernie Ecclestone évidemment. Et si le rouge n’est plus vraiment en odeur de sainteté politiquement, il va faire des merveilles en piste !

    Une histoire de gommes

    Les pneus et la F1, c’est une vieille histoire. A l’époque, Goodyear et Pirelli se partagent la fourniture du plateau. Pour faire simple, les pneus italiens sont excellents en qualifications, surtout sur les pistes sinueuses, permettant parfois à des petites équipes de réaliser des exploits. Du côté de l’américain Goodyear, leurs gommes sont plus efficaces en conditions de course.

    Sur cette manche hongroise, Goodyear a apporté de nouvelles enveloppes. Si elles conviennent bien aux Williams et à leur V10 Renault très souple, elles ne font pas le bonheur des Ferrari ni même des McLaren-Honda, très survireuses et plus à l’aise sur les circuits rapides. Senna est néanmoins second, mais cède la pole position à Riccardo Patrèse (Mclaren est battu pour la première fois de la saison aux qualifs), tandis que Prost doit se contenter de la 5e place. Alex Caffi est le héros du jour, décrochant la 3e place sur sa modeste Dallara chaussée de Pirelli !

    Les Ferrari ont amélioré un peu leur fiabilité, depuis que la cause des pannes à répétition de la boîte robotisée a été identifiée (une batterie trop faible). Quand elles terminent une course, c’est en général sur le podium, Mansell l’a prouvé en signant deux secondes places en Angleterre et en France. Et que dire de la victoire surprise à Rio ! Mais ici en Hongrie, les pneus de Qualifs Goodyear n’ont pas fonctionné sous la chaleur écrasante des essais. La 640 manquant de grip, Berger est 6e, Mansell seulement 12e ! Une punition sur le tourniquet du Hungaroring, qui n’est pas réputé pour sa prédisposition à dépasser.

    Le dimanche matin, le ciel est couvert et annonce un possible renversement de hiérarchie. Les pneus Goodyear de course sont bien plus efficaces et au Warm-up, Mansell sort du trou en réalisant le meilleur temps. Le choix des gommes sera décisif: dans le camp Goodyear, presque tout le monde choisit les tendres de type C qui doivent normalement être changés en cours de route, mais Patrese, Senna et Prost choisissent les « B » durs et parient sur une course sans arrêt aux stands. Tous les pilotes Pirelli prennent des pneus durs.

    Remontada

    Au départ, Patrèse conserve la tête devant Senna. Derrière, en deux virages, Mansell est déjà remonté en 8e position. La boîte semi-automatique fait des miracles au départ.

    Sur les premières boucles de la course, les écarts font l’accordéon. Patrèse devance Senna, Berger et Prost, tandis que Mansell émerge en 6e place vers le 20e tour, après avoir dépassé Boutsen. Deux tours après, au bout de la montée du premier secteur, il déborde l’étonnante Dallara de Caffi. Avec l’arrêt au stand de Nannini, le voici désormais 5e. Au 25e tour, l’anglais est à une douzaine de secondes du quatuor de tête mais il adopte un rythme bien plus soutenu que les hommes devant lui, roulant 1 à 2 secondes plus vite par tour.

    Au 30e tour, Patrèse mène toujours devant Senna et Prost. Berger s’est arrêté et Mansell est désormais 4e, à seulement 9 secondes. Au 38e tour, il fait la jonction avec des gommes qui semblent pouvoir tenir toute la course et dépasse peu après Prost dans la montée, tandis que Senna est toujours blotti derrière Patrèse. Berger, avec des pneus frais, est remonté comme une balle et recolle aussi.

    Au 52e tour, Senna dépasse enfin Patrèse dont la Williams, réservoir d’eau perforé, est en train d’agoniser et Mansell l’imite quelques virages plus loin. Dès le tour suivant, le pilote Ferrari est dans les échappements de Senna. La Ferrari est mieux équilibrée que la McLaren, mais Senna résiste grâce à la cavalerie du V10 Honda. Prost est irrémédiablement distancé, tandis que Berger est encore lâché par sa boîte de vitesses !

    Mansell suit Senna comme son ombre, collé à ses échappements, tel un chasseur prêt à fondre sur sa proie. Au 58e tour, Senna aborde la montée du secteur 1 lorsqu’il tombe sur l’Onyx de Stéfan Johansson, qui vient de repartir des stands mais qui roule très lentement en plein milieu de la trajectoire. Senna est obligé de lever le pied et hésite un instant, mais Mansell, juste derrière, continue « flat out » et déborde  Senna sur sa droite d’un coup de volant abrupt pour prendre la tête ! Quelle audace !

    Mansell continue sur un rythme remarquable, ses pneus tendres se portant comme un charme ! Il se permet même de signer le meilleur tour au 66e passage et gagne avec 26 secondes d’avance sur Senna ! Un récital ! Mansell a conduit à la perfection, capable d’attaquer tout en ménageant sa mécanique et sans détruire ses gommes, alors que Senna a terminé avec des pneus exsangues et que Prost a du en changer.

    Mansell avait bien mérité son surnom de « il leone », attribué par des tifosis fans absolus du vaillant moustachu. La 640 de John Barnard était une réussite, seulement handicapée par une boîte de vitesses capricieuse et un V12 un peu en mal de puissance. Mais elle servira de base à l’excellente 641 de 1990, qui frôlera le titre avec Prost.

    Images : F1, flickr, Ferrari

    Les autres rétrospectives sur la saison 1989:

    – Brésil 1989, la victoire surprise de Mansell

    – Imola 1989, la guerre est déclarée entre Senna et Prost

    –Canada 1989, la 1ère victoire du V10 Renault

    – Castellet 1989, les débuts remarqués de Jean Alesi

    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr WhatsApp Email
    Previous ArticleL’Inde réduit les taxes sur véhicules électriques et recharges
    Next Article F1 2019 Allemagne Debrief: Faut-il rendre la piste humide?
    Nicolas Anderbegani

    A LIRE AUSSI

    F1 : Mercedes et Gucci, bientôt associés dans Alpine F1 Team ?

    14 mai 2026

    Renault 4 JP4x4 Concept : une version électrique 4×4 dévoilée à Roland-Garros 2026

    12 mai 2026

    Moteurs F1 : déjà du changement en 2027, en attendant un retour des V8 ?

    10 mai 2026

    8 commentaires

    1. lataupe2B on 30 juillet 2019 0h19

      C’est un plaisir de retrouver Mansell. Sympa l’article

      Reply
      • Seb on 30 juillet 2019 22h57

        Ca serait mieux un article sur le légendaire et exceptionnel Jim Clark mais bon , vu qu’il n’a pas couru chez Ferrari ….. ?

        Reply
        • Nicolas Anderbegani on 1 août 2019 15h57

          Jim Clark aura droit à des articles quand des échéances historiques arriveront, soyez-en sûr !

          Reply
        • The Stig on 1 août 2019 22h36

          Vous êtes pénibles avec Ferrari, ils vous ont fait quoi? Ils ont tué votre chat? Tapé votre sœur? Chié dans vos bottes?

          Reply
          • Seb on 5 août 2019 15h20

            Je porte pas de bottes … Par contre je me pose plus la question de savoir ce qui compose ta boite crânienne … ?

            Reply
            • The Stig on 6 août 2019 20h06

              Sûrement quelque chose d’un peu plus réfléchi qu’un fan absolu de Mercedes qui ne sait pas répondre à la question autrement que par le dénigrement…

    2. Akouel on 30 juillet 2019 17h49

      quelle course, que je découvre ici ! Et quelle manoeuvre ! Pour en voir une aussi belle avec l’enjeu de la victoire, je dois poursuivre la rétrospective jusqu’à Aout 2000, Spa Francorchamps avec un Riccardo zonta se faisant passer par Schumi en tête d’un côté, et Hakkinen de l’autre, qui les passera tous les 2 !

      On voit clairement la différence de puissance entre les 2 moteurs par ailleurs !

      Merci pour cette rétrospective fort prenante !

      Reply
    3. AXSPORT on 31 juillet 2019 14h25

      Sympa !!
      ?

      Reply
    Leave A Reply Cancel Reply

    DERNIÈRES VIDÉOS
    DERNIERS ARTICLES

    GM sanctionné pour la revente de données de conduite

    14 mai 2026

    4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

    14 mai 2026

    Guerre en Iran : Toyota perd des milliards malgré ses hybrides

    14 mai 2026

    Honda passe par pertes et projets

    14 mai 2026

    Cette Ferrari SC250 imagine l’évolution ultime de la légendaire 250 GTO

    14 mai 2026
    DERNIERS COMMENTAIRES
    1. SGL sur Essai Denza Z9 GT de 1 156 ch
    2. amazon sur 4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée
    3. SGL sur Essence chère : les hybrides séduisent les Américains
    4. amazon sur Essai Denza Z9 GT de 1 156 ch
    5. panama sur Essai Denza Z9 GT de 1 156 ch
    • Mentions légales
    • Charte des commentaires
    • Qui sommes-nous ?
    • Contact
    • Plan

    © Leblogauto.com SAS 2004 - 2026

    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest YouTube

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.