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    Accueil » F1 Suzuka 2018 qualifications : Hamilton au top, Vettel en difficulté
    Formule 1

    F1 Suzuka 2018 qualifications : Hamilton au top, Vettel en difficulté

    Thibaut EmmeThibaut Emme6 octobre 2018Updated:13 décembre 20248 commentaires
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    La qualification est très importante à Suzuka. Très rarement le vainqueur n’est pas le poleman ou issu de la première ligne. Il n’y a qu’en cas de pluie que cela change. D’ailleurs, elle n’est pas loin. Elle menace.

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    Malgré sa sortie en essai libre 3, dans les premiers virages, Hülkenberg sera bien de la qualification. Ferrari avec son second capteur de surveillance installé par la FIA pourra-t-elle exploiter tout le potentiel de son moteur ?

    Q1 : drapeau rouge et jeu de dupes

    Cela commence mal pour Magnussen qui visiblement n’a pas le retour des capteurs de ses pneus. Difficile de les chauffer à l’aveugle. Vandoorne signe le premier temps de référence en 1:32.170. Il est chassé rapidement par Grosjean en 1:30.504. Puis les Ferrari arrivent et se hissent en haut des temps. Vettel en 1:29.049 et Räikkönen en 1.29.631. Leclerc se glisse entre Grosjean et Magnussen.

    Mais les Mercedes sont de sortie. 1:28.702 pour Hamilton. 1:29.297 pour Bottas. Verstappen est 4e, Ricciardo 6e. Vettel est en tête-à-queue dans l’épingle. Il repart sous le nez de Sainz. A voir si on va juger la manoeuvre dangereuse. Drapeau rouge ! Ericsson sort sa Sauber et c’est finit pour lui. Il est 15e mais devrait se faire doubler et éliminer. Il reste 9 minutes 57, mais le drapeau rouge oblige à rentrer aux stands et complique la qualification.

    Les deux Renault se présentent en fin de ligne des stands pour sortir dès le drapeau vert agité. Ils n’ont pas encore signé de temps. A Suzuka, la gestion des pneus est un point crutial. La piste « mange » les pneus les plus tendres (les super tendres rouges) et il faut savoir faire un seul très bon tour sous peine de ne plus avoir de pneu après. 10e pour Sainz, repoussé 11e par Hülkenberg qui prend la 8e place.

    Pour l’instant, à 4 minutes 30 de la fin de la Q1, on a Ericsson éliminé. Il est accompagné à date par les deux McLaren et les deux Williams. Les deux Toro Rosso sont juste à la limite de l’élimination. Tout ce petit monde ressort évidemment. Alonso veut se qualifier au nez et à la barbe des pilotes Honda, chez Honda. Mais les gouttes de pluie arrivent. Pas énorme pour le moment mais cela pourrait ruiner les tentatives.

    Hülkenberg ne peut améliorer. Stroll si ! Gasly aussi. Cela va changer alors que le drapeau à damier est agité. Alonso améliore, mais est 15e. Leclerc est 6e. Sainz, Sirotkin, ou Hartley sont « out ». Mais non. Sirotkin améliore et pousse Alonso dehors. Hartley aussi. Sainz est le dernier à passer et pousse son coéquipier Hülkenberg dans la zone des éliminés.

    Impressionnant de voir les Williams nulle part avant, se réveiller alors que l’humidité grimpe à plus de 90%. Cette voiture est étrange. Sont éliminés Hülkenberg 16e, Sirotkin, Alonso, Vandoorne et Ericsson.

    Q2 : la pluie piège les derniers élancés

    Ferrari sort en super tendres rouges, les Mercedes en tendres jaunes. On a toujours quelques gouttes sur les caméras, mais le soleil revient. Pour rappel, les pneus avec lesquels ont signe sont meilleur temps en Q2 sont ceux avec lesquels ont part demain pour la course.

    Räikkönen signe le temps de référence en 1:28.595. Hamilton fait mieux 1:28.017. Mais, Bottas le bat. 1:27.987. Impressionnant alors que les Mercedes roulent en pneus plus durs que les Ferrari. Vettel s’intercale entre Hamilton et Räikkönen. 1:28.279. Pour Ricciardo, c’est la catastrophe. Perte de puissance, il est poussé dans la ligne des stands par un mécano. On dépose le capot.

    Verstappen, lui est 5e, devant Ocon, Perez, Grosjean, Leclerc et Magnussen. Gasly se hisse devant Leclerc. C’est très serré pour « les meilleurs des autres ». A 6 minutes de la fin de la Q2, Stroll va tenter de se qualifier sur un tour, deux peut-être si les pneus tiennent. Il a la piste pour lui seul. 1:30.714. Il est 4 dixièmes plus lent qu’en Q3. La Williams est bien inconsistante malheureusement. Le tour avait l’air très propre.

    Il reste un peu plus de 3 minutes et on continue de bosser sur la voiture de Ricciardo. Dans 1 minute 30 il sera trop tard pour avoir le temps de faire le tour de sortie. La pluie arrive par petites averses et peut ruiner un bon tour, comme pour Magnussen. Leclerc fait un 360 alors qu’il a ralenti fortement. La pluie va achever cette session.

    Ricciardo met pied à terre. 15e et il crie de rage. Pour le moment, les deux Toro Rosso sont qualifiés. Champagne chez Honda. Dommage pour Leclerc, 11e, mais il aura le choix des pneus demain et avec la pointe de vitesse qu’il a montré, il a toutes ses chances. Sont éliminés Leclerc 15e, Magnussen, Sainz, Stroll et Ricciardo. A noter que Ocon est sous la menace d’une pénalité pour ne pas avoir suffisamment ralentit ce matin sous drapeau rouge (même s’il était dans une partie de circuit sans danger). Pour le moment, il est 6e, meilleur des autres.

    Q3 : Ferrari se piège avec la pluie

    Ferrari a envoyé ses pilotes en pneus intermédiaires (verts) pour tester le grip. Mais, ils reviennent pour mettre les super tendres. Encore une grosse erreur de stratégie. Décidément cette saison, Mercedes comme Ferrari les cumulent. C’est surtout le vent qui peut perturber les pilotes. Ocon signe le premier temps en 1:30.126. Hamilton le bat en 1:27.760. Bon temps, mais plus lent que l’an passé. Bottas ne fait pas mieux, 1:28.059. Verstappen est à 1 seconde de Bottas. Grosjean 4e en 1:29.761. On attend le premier temps des Ferrari.

    Chez Mercedes on annonce la pluie pour la fin de la séance et on se dépêche de rentrer pour tenter un nouveau tour en pneus neufs. Vettel s’est raté. Räikkönen se hisse 4e devant Grosjean, mais derrière Verstappen pour 450 millièmes. Mercedes repart immédiatement en piste.

    Arrêt rapide pour Räikkönen qui repart avec des pneus super tendres neufs. Chez Haas on tente les tendres jaunes. Si la pluie arrive vraiment, Vettel sera piégé. Il est 9e ! Et la pluie est là. Kimi se fait surprendre et élargit avant de ralentir fortement. Il reste 2 min 20 et ça sent le roussi pour Ferrari ! Grosjean rentre aux stands avant de faire un nouveau tour lancé. Vettel fait un tour au large, aucun grip en slicks sous cette petite pluie.

    Verstappen a mis pied à terre, de même que Bottas ou Hamilton. Lewis va signer la pole une nouvelle fois à Suzuka. Personne n’améliorera. Et Ferrari n’est pas la seule écurie à s’être fait avoir. Racing Point aussi !

    Au final, Hamilton est en pole (sa 80e), devant Bottas, Verstappen et Räikkönen. Grosjean décroche une très belle 5e place pleine de promesse demain. Il devance…tadaaaa ! les deux Toro Rosso honda, Hartley et Gasly (respectivement 6 et 7e). Puis on trouve Ocon, Vettel et Perez. Pour rappel, Ocon pourrait écoper d’une pénalité de grille. Clairement, Vettel est en difficulté pour la course de demain. A noter que ce devrait être sec et ensoleillé demain.

    [Mise à jour – 06/10/2018 20h45 : Ocon a écopé de 3 places de pénalité pour ne pas avoir suffisamment ralenti sous drapeau rouge en EL3. Vettel, Perez et Leclerc grimpe d’un cran.]

    Classement de la qualification

    P # NAME
    1 44 L.HAMILTON
    2 77 V.BOTTAS
    3 33 M.VERSTAPPEN
    4 7 K.RÄIKKÖNEN
    5 8 R.GROSJEAN
    6 28 B.HARTLEY
    7 10 P.GASLY
    8 31 E.OCON
    9 5 S.VETTEL
    10 11 S.PEREZ
    11 16 C.LECLERC
    12 20 K.MAGNUSSEN
    13 55 C.SAINZ
    14 18 L.STROLL
    15 3 D.RICCIARDO
    16 27 N.HULKENBERG
    17 35 S.SIROTKIN
    18 14 F.ALONSO
    19 2 S.VANDOORNE
    20 9 M.ERICSSON

    Illustration : F1

    F1 Suzuka 2018 qualifications : Hamilton au top, Vettel en difficulté 1

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    Thibaut Emme

    Thibaut Emme est journaliste automobile et auteur pour Le Blog Auto, média spécialisé dans l’actualité auto, les essais de véhicules, les voitures électriques et l’industrie automobile créé en 2004. Depuis 2011, il couvre les nouveautés des constructeurs, les évolutions du marché automobile, les technologies liées à l’électrification ainsi que les enjeux réglementaires du secteur. À travers ses analyses et articles spécialisés, il décrypte les tendances qui façonnent la mobilité moderne.

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    8 commentaires

    1. Rowhider on 6 octobre 2018 10h54

      Ocon est impressionnant de résilience quand on connait la période qu’il traverse.

      Reply
      • zafira500 on 7 octobre 2018 7h48

        J’espère qu’il trouvera vite une bonne équipe. J’ai vu une vidéo sur YouTube-la chaîne GMK pour ceux que ça intéresse- ou Esteban y est invité et franchement, il est très sympa ce jeune pilote.

        Reply
    2. zafira500 on 6 octobre 2018 12h02

      Vettel n’est clairement pas le digne successeur de Der Kaiser Schumacher.

      Reply
      • iuereuer on 6 octobre 2018 13h09

        La séparation Alonso-Ferrari aura été une double erreur.

        Ferrari a vu ses chances de titre sabotées deux fois par le fragile Vettel tandis qu’Alonso a du terminer sa carrière dans une voiture rididulement lente.

        Et que dire justement de McLaren et Williams. Leur place n’est plus en F1 tout simplement.

        Reply
        • zafira500 on 7 octobre 2018 7h44

          C’est vrai qu’Alonso s’est montré plus combatif que Vettel, qui semble avoir du mal à gérer la pression.
          Par contre, je ne suis pas d’accord concernant McLaren et Williams. Les deux équipes traversent une passe difficile mais elles ont toujours leur place en F1.

          Reply
    3. gigi4lm on 6 octobre 2018 12h22

      Grosjean qui part avec les bons pneus a un bon coup à jouer face aux Renault à la rue.

      Reply
    4. gigi4lm on 6 octobre 2018 14h24

      McLaren et Williams n’ont plus leur place en F1.
      C’est ce que l’on disait de Sauber il y a à peine un an. La suite prouva le contraire.

      Reply
      • Thibaut Emme on 6 octobre 2018 18h16

        Williams et McLaren ont deux soucis différents.
        McLaren a dû remplacer comme ils pouvaient le bloc Honda par le bloc Renault.
        Le châssis est celui de l’an dernier peu ou prou et en F1 on passe très vite de « performant » à « rien du tout ».

        Chez Williams, la très bonne voiture de 2014 les a complètement plantés.
        Ils se sont reposés sur leurs lauriers en 2015. 2016 ils ont tenté de rectifier le tir mais c’était trop tard.
        Désormais ils ont du retard et doivent serrer les dents. Ils ont « sacrifié » 2018 pour se concentrer sur le châssis 2019. Mais, rien n’indique que cela fonctionnera.

        Sauber a suivi un peu le même chemin. 2 années dans le flou avant que Vasseur soit mis là pour tout remettre d’équerre, négocier avec Marchionne pour un gros paquet d’euros de budget et faire travailler les bonnes personnes sur un concept qui n’a guère changé dans sa philosophie par rapport à l’an passé.
        En plus, ils ont un pilote « de feu » avec le jeune Leclerc. La différence avec Ericsson est encore plus flagrante qu’avant (je serais curieux de voir Leclerc dans l’une des Sauber de 2016 ou 2017 lol).

        McLaren en plus, a à gérer Alonso.
        C’est un super pilote, mais de l’aveu de tous, il « détruit » les équipes.
        A voir l’an prochain ce que Sainz-Noris réussiront à faire ensemble.

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