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    Accueil » Retromobile 2017 live : quand la F1 était motrice
    Formule 1

    Retromobile 2017 live : quand la F1 était motrice

    Thibaut EmmeThibaut Emme9 février 2017Updated:13 décembre 2024Aucun commentaire
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    L’idée des 4 roues motrices n’est pas nouvelle

    Quand on vous dit Formule 1, vous pensez forcément monoplace propulsion avec gros boudins à l’arrière. Sauf que si la plupart des F1 sont comme cela, des ingénieurs ont exploré des voies différentes comme les 4 roues motrices, ou des monoplaces à 6 roues. La première F1 4 roues motrices apparaît en 1960 pour tenter de maîtriser une puissance moteur qui rend scabreuse la conduite des bolides. Surtout quand on voit la largeur des pneus.

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    Mais, 4 roues motrices veut dire aussi plus de poids et la Ferguson (des tracteurs Massey Ferguson) P99 fait un très petit tour et s’en va. L’idée des 4 roues motrices revient en F1 avec la BRM P67 qui apparaît pour la saison 1964. Les F1 sont encore des « cigares à roues » et la numéro 21 exposée à Retromobile 2017 tentera sa chance à Silverstone. Non qualifiée, elle repart aussi vite qu’elle est venue…au musée.

    L’idée revient en force quelques années après. Les F1 ont commencé à ajouter des proto-ailerons et les pneus s’élargissent au fur et à mesure que la puissance augmente. 4 constructeurs arrivent en 1969 avec une monoplace 4 roues motrices à tester. La plus brutale visuellement c’est sans doute la Cosworth 4WD (la gris métal non peinte). Brutale visuellement mais pas en piste. De façon étrange, le pape du « light is right », Colin Chapman, s’essaye aussi aux 4 roues motrices.

    La 63 n’était pas un foudre de guerre, mais Chapman récidive avec la 56 qui, en prime, était mue par une turbine à gaz. Là non plus ce ne fut pas concluant. McLaren tente l’aventure également mais la M9A ne passe pas l’épreuve des tests. Le patron est formel, c’est impossible à conduire. Les ailerons ont fait leur apparition en F1 comme on disait précédemment et les propulsions profitent de ce nouvel appui pour gagner en performance.

    6 roues ? Pas mieux

    L’ultime évolution de ces « bizarreries » c’est finalement de rajouter une paire de roues. Plusieurs F1 se disputeront ce titre de « top bizarrerie ». La première d’entre elles est la Tyrrell P34 avec ses deux essieux avant, avec des roues directrices de 10 pouces seulement. « Oncle Ken » réussit son coup avec une voiture qui, bien que ne dominant pas, permet à Scheckter et Depailler de signer 1 victoire et pas mal de podiums. Tyrrell finira 3ème du championnat 1976 avant que la voiture se fasse dominer en 1977 et retourne elle aussi au musée. Dans l’imaginaire des fans, c’est sans doute l’une des plus emblématiques des F1 « pas comme les autres ».

    Mais, les monoplaces à 6 roues, il y en a donc eu plusieurs. Outre la Tyrrell, March, Ferrari ou Williams tenteront l’aventure. Elles tournèrent toute court. La Ferrari ne dépassa pas les tests maison, la Williams commençait à peine son développement quand elle fut tuée dans l’oeuf par la FIA. La March 2-4-0 fut finalement la seule à se montrer en public. Contrairement à la Tyrrell, les doubles roues sont à l’arrière et chaque essieu arrière est moteur. Enfin, sur le papier puisque March manque d’argent et se fait surtout de la pub. Le patron était un certain Max Mosley (Mosley, Rees, Coaker et Herd).

    La FIA enterrera définitivement les F1 4 roues motrices, ainsi que celles à 6 roues en précisant en 1983 (après la guerre FISA/FOCA) que les 4 roues motrices étaient interdites. Il sera même précisé un peu plus tard que les monoplaces ont forcément 2 roues motrices et 2 roues directrices. Ou comment tuer la créativité des ingénieurs.

    Crédit illustration : le blog auto

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    Thibaut Emme

    Thibaut Emme est journaliste automobile et auteur pour Le Blog Auto, média spécialisé dans l’actualité auto, les essais de véhicules, les voitures électriques et l’industrie automobile créé en 2004. Depuis 2011, il couvre les nouveautés des constructeurs, les évolutions du marché automobile, les technologies liées à l’électrification ainsi que les enjeux réglementaires du secteur. À travers ses analyses et articles spécialisés, il décrypte les tendances qui façonnent la mobilité moderne.

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