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Mansory Cabrera, un taureau déchaîné

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Pour fêter son 30e anniversaire, Mansory a décidé de faire plusieurs victimes en sortant des voitures exclusives, très spéciales et extravagantes, comme ils savent si bien (ou trop) le faire. Le préparateur allemand ouvre les festivités avec la Cabrera, une réinterprétation de la Lamborghini Aventador SVJ.

Il y a des véhicules comme ça dont on imagine pas qu’il soit nécessaire de retoucher la plastique, soit qu’il s’agisse d’œuvres d’art roulantes à la ligne géniale, soit de voitures au look déjà suffisamment audacieux pour se faire remarquer et faire tourner la tête des passants. La Lamborghini Aventador SVJ entre sans nul doute dans cette catégorie, mais Mansory, vous le savez bien, ne recule devant rien. Délirant pour les uns, vulgaire et de mauvais goût pour d’autres, mais au moins ça fait parler !

Un taureau en colère

D’abord, saluons l’effort de Mansory pour respecter l’histoire de la Lamborghini. A l’image de ce que le préparateur réserve à ses Ferrari spéciales, souvent baptisées « Stallone » (l’étalon, comme Rocky Balboa) en référence au cheval cabré, le nom « Cabrera » évoque ici, dans la pure tradition de la firme de Santa’Agata, une lignée de taureaux de combat, élevés depuis plus de 500 ans et aussi racés que la Gallardo ou la Miura.

Pimp my Lambo*

La partie aérodynamique et carrosserie est passablement modifiée. Mansory a voulu à la fois évoquer la puissance et l’énergie débordante du taureau de combat ainsi que les références aéronautiques du design Lamborghini, en s’inspirant des avions furtifs.

Fidèle à ses outrances, Mansory nous sort un véritable « taureau ailé », affublant la Cabrera d’un diffuseur arrière proéminent, d’un aileron arrière relié au toit par un arc carbone évoquant les dérives des LMP1, d’une carrosserie plus large de 4 centimètres, de jupes latérales abaissées, d’un ensemble capot avant/toit/capot moteur intégralement en fibre de carbone, d’ailes avant ventilées et d’un nouveau spoiler avant au design plus agressif, censé apporté encore plus d’appui. Les nouveaux composants en carbone ont non seulement un aspect impressionnant, mais agissent également comme des ailettes d’air et fournissent de grandes quantités d’air frais à la fois sous le nouveau capot du moteur en carbone et au système de freinage arrière. Mais l’élément qui fait tiquer, c’est le regard. Mansory a modifié les optiques de l’Aventador, qui sont désormais horizontales, légèrement enfoncées dans les orbites et subdivisées en 4 éclairages à LED.

Un taureau sous stéroïdes

Mansory a l’habitude de toucher aussi à la partie mécanique. Le puissant moteur V12 avec sa cylindrée de 6,5 litres est donc modifié. La puissance de base de la SVJ (759 ch) monte désormais à 810 ch, et le couple maximal passe de 720 à 780 Nm. Le résultat annoncé est de 2,6 secondes exactement pour passer de 0 à 100 km/h (contre 2″8) et sa vitesse maxi culmine à 355 km/h contre 350. Le son est produit par un système d’échappement inédit à quatre sorties ! Afin de transférer cette immense puissance, la Cabrera repose sur des jantes en alliage léger forgé aux dimensions 9X20 et 13×21 pouces chaussées avec des Pirelli P ZERO 255/30ZR20 à l’avant et 355/25ZR21 à l’arrière.

Mansory a également tenu à réviser entièrement l’intérieur. La couleur « Vento Verde » domine, avec des incrustations de sièges et des coutures décoratives en forme de flèche. On remarque aussi des applications en « carbone forgé » et de l’Alcantara en abondance sur le tableau de bord, la console, les garnitures de portes et même le volant. Spécial…

Notre avis, par leblogauto.com

Colin Chapman disait « light is right ». Si cette maxime s’appliquait au poids, elle peut aussi s’appliquer à l’esthétique. On a l’impression de voir quelqu’un qui aurait forcé sur les tatouages ou le maquillage. Mais nous trouverons bien quelques individus amateurs de ce mauvais goût assumé, car 3 conversions seulement sont proposées, pour un tarif non communiqué. Après tout, les goûts et les couleurs…Ah oui, au fait, la Cabrera indique 471 g de C0² au kilomètre, mais bon, c’est assez secondaire dans cet univers démentiel et hors sol ! Quelle sera la prochaine victime ?

* Pour les profanes, c’est un clin d’œil à Pimp my ride, la célèbre émission de « gangsta-tuning too much » (copyright pour l’expression) diffusée sur MTV dans les années 2000.

Source et images : Mansory

 

 

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8 Commentaires sur "Mansory Cabrera, un taureau déchaîné"

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Invité

Pour une fois ça n’est pas totalement de mauvais goût… mais je suis d’accord que l’original n’avait pas vraiment besoin de ces “améliorations” 😏

Jdg
Invité

C’est excessif mais c’est aussi ca mansory.

Thibaut Emme
Admin

C’est…comment dire….ouais, voilà quoi ! 😀

lolo
Invité

Une horreur de plus, pour une clientèle pour qui le bon gout n’a pas de rapport avec le compte en banque.

Motörhead
Invité

Moi ça me va

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