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On a lu : Lamborghini Countach (ETAI)

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« Countach ! » Pour une fois, le nom d’une Lamborghini n’était pas inspiré d’un taureau mais d’un…juron du patois piémontais signifiant littéralement « peste » (pour rester poli), employé couramment pour exprimer un mélange de stupéfaction et d’admiration.

La « paternité » du nom de la bête fait encore discussion, puisque plusieurs versions existent. Le génial designer Marcello Gandini, l’auteur des lignes acérées et futuristes de la Countach, s’attribue la suggestion du nom, qui lui aurait été inspiré par un des ouvriers de la marque, un piémontais, qui avait l’habitude d’utiliser cette expression, comme certains diraient P***** ou Fatche ! D’autres disent que ce mot serait sorti de la bouche de Ferrucio Lamborghini lui-même en découvrant le monstre.

Une ligne révolutionnaire

Bref, trêve d’onomastique. David Thirion, formateur technique au sein du groupe FCA, nous propose aux éditions ETAI, dans la collection « Top model » (qui compte déjà dans ses rangs la Testarossa, la 911 type 964 et la Jaguar Type E) un excellent ouvrage sur la Lamborghini Countach. Depuis sa genèse à l’orée des années 1970 jusqu’à son remplacement par la Diablo à la fin des années 80, la Countach, véritable OVNI à 4 roues, eut une très longue carrière de Supercar qui s’étale sur presque deux décennies. countach

Toutes les évolutions sont évoquées, depuis le concept Bertone LP500 épuré initial jusqu’aux versions « bodybuildées » des eighties, comme la LP5000 QV (« Quattrovalvole ») de 455 chevaux et enfin l’édition 25e anniversario de 1988, développée pour célébrer le 1er quart de siècle de la firme au taureau. Tous les ingénieurs qui ont été impliqués dans le projet sont mis à l’honneur, que ce soit Giampiero Dallara ou encore Giotto Bizzarrini, le concepteur du fabuleux V12.

Voilà.

Une mine d’informations

La Countach symbolise aussi à sa façon l’âge d’or d’un constructeur qui était encore au stade artisanal, où l’audace et l’ingéniosité le disputaient aux importantes contraintes financières. Agréablement raconté, avec moult anecdotes et détails, l’ouvrage propose une magnifique collection de clichés : maquettes, dessins techniques, photos des ateliers, pièces mécaniques, versions restaurées et spéciales…Une richesse incroyable, à laquelle s’ajoutent en annexe des tableaux techniques, les chiffres de production et de vente et même l’évolution des côtes sur les ventes aux enchères.

Vous l’aurez compris, si vous êtes un amoureux de la firme de Sant’Agata Bolognese, et encore plus de cette « soucoupe violente » (pour reprendre l’expression du célèbre journaliste-essayeur José Rosinski), ce livre est un « must have ».

Pages : 192

Photos: 350

Prix : 49 €

 

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4 Commentaires sur "On a lu : Lamborghini Countach (ETAI)"

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Invité

En parlant de produits dérivés, quelqu’un connait-il un fabricants de modèles réduit réalisant des concepts cars à l’échelle 1/18e ? Je serais intéressé par l’achat de Renault Dezir, Trezor, Laguna Coupé Concept, d’une Pininfarina Cambiano ou (mais là, ça va être plus dur vu qu’il a été présenté récemment) de l’Enovate ME-S, entre autre.
Ah, et si une Hyundai i30 Fastback était aussi trouvable en 1/18e aussi 😉
Comment ça, j’en demande de trop 😮

Gandini\'soul
Invité

Dommage pour le sérieux de l’ouvrage mais pour moi (je peux être dans l’erreur depuis 40 ans) la première Countach commercialisée fut la LP400 et non LP500…

Anso
Invité

Oui c’est bien ce que dit l’auteur… lisez le😉

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