Accueil WRC WRC : cap sur l’hybridation à l’horizon 2022

WRC : cap sur l’hybridation à l’horizon 2022

1526
23
PARTAGER
Citroen C4 WRC HYbrid4

C’est une tendance lourde qui, petit à petit, fait son chemin. Après la F1, le WEC, la Formule E et Pikes Peak, en attendant le TCR et peut-être bientôt le DTM et le WRX, le WRC devrait lui aussi opérer dans quelques années sa transition écologique…à ses risques et périls ?

Les discussions vont être lancées cette année avec tous les constructeurs déjà impliqués dans la discipline. A l’occasion de la cérémonie d’intronisation du WRC au « Hall of Fame » de la FIA, Jean Todt, dont on rappelle qu’il fut copilote et vice-champion du monde en 1980, a déploré que le rallye ait pris du retard sur les autres disciplines dans l’évolution technologique vers l’hybride :

« C’est très frustrant de voir qu’en rallye rien n’a été fait pour mettre en avant l’hybridation des véhicules ainsi que les nouvelles technologies automobiles. La raison vient du fait que les constructeurs ne veulent rien changer ! Ce n’est pas normal. Quand je vais sur des salons, à Francfort, Paris, Genève, en Chine ou au Japon, je vois de la technologie partout, des véhicules hybrides partout ! Et, il n’y a rien en WRC ! C’est frustrant de voir un championnat FIA refuser tout ça. C’est pour celà que nous allons préparer cette nouvelle réglementation pour 2022, avec l’accord des constructeurs »

Certains pilotes ont aussi appuyé la démarche récemment et réclamé des changements, comme Sebastien Ogier et Hayden Paddon. Plusieurs pistes de réflexion sont sur la table, comme le passage à une motorisation thermique combinée à de l’hybridation ou encore l’imposition d’un mode tout électrique sur les liaisons. L’avenir du WRC se jouera donc dans les mois qui viennent, alors que les engagements constructeurs sont plus que jamais tributaires de l’évolution actuelle du marché automobile mondial et des questions budgétaires. D’ailleurs, la réflexion n’est pas totalement inédite puisque Citroën avait déjà testé une C4 WRC Hybride il y a…une dizaine d’années !

L’avis de leblogauto.com

L’évolution vers l’hybridation et l’électrique est inéluctable (sauf peut-être en Dragster…) et le poids des constructeurs sera toujours plus déterminant dans ces choix. On a vu que le WRX, en choisissant de repousser son passage à l’électrique, a fait fuir Peugeot et Volkswagen qui ont arrêté leurs programmes. Reste à savoir ce que le public de passionnés et de puristes – la base du public de rallye- en pense : suivra-t-il ou non ? On peut légitimement en douter, mais son opinion pèse-t-elle vraiment ?

Poster un Commentaire

23 Commentaires sur "WRC : cap sur l’hybridation à l’horizon 2022"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
labarda3000
Invité
Demandez à un pilote ce qu’il en pense ! En 60 secondes dans sa tête il y a tout qui tourne: le poids, le prix, les évolutions qui ne cessent d’arriver. les candidats ( constructeurs ) peut-être moins nombreux sur les rangs demain ? Les privés: n’en parlons pas ou plus…! Les WRC actuelles :Déjà Il y a moins de 6 pilotes actuellement qui sont capables de les faire « voler ».Il faut un sacré mental pour rouler comme Meeke ou Tänak , Neuville , Ogier … Elles ont un potentiel très élevé en performance, des accélérations puissantes et instantanées – Est-ce… Lire la suite >>
lataupe2B
Invité

Je ne vois pas l’interêt de l’hybridation en wrc. Faire les liaisons en toute électrique ? Il faudrait plus d’autonomie. Au delà de ça qu’en est-il de la sécurité ? En circuit les commissaires sont formés à intervenir sur ce type de voiture. Les mécaniques sont très fortement sollicitées et toucher une voiture dont les batteries sont peut-être endommagées suite à une sortie de route fait craindre des accidents pour les spectateurs qui viendraient en aide à l’équipage accidenté.
Quel intérêt au niveau de l’écologie ?

SGL
Invité
L’intérêt est indirect @lataupe2B Le WRC comme la F1 servent, non seulement à divertir le public, mais aussi à développer les nouvelles technologies comme l’hybridation. Notamment pour développer les sportives du futur ou dériver le surcroît de performance au service des économies de carburant. Les hybrides de demain sont censés remplacer nos diesels… Chose pas évidente sachant les performances des derniers diesels extrêmement performants, mais qui risque d’être interdit dans nos agglomérations. Ce qui fait avancer le plus la technologie est les guerres et les compétitions… Tant qu’à faire si la compétition peut se rapprocher sur nos « problèmes »… Lire la suite >>
RBC
Invité

L’hybridation devait permettre un surcroît de puissance mais cela va complexifier la mécanique, donc renchérir les coûts et faire fuir certains constructeurs.
D’un autre côté cela pourrait permettre de voir (ré)apparaître le WRC en des lieux où il était jugé polluant sur le plan sonore et atmosphérique.

Gustave
Invité

les evènements historiques ont de beaux jours devant eux ! L’hybridation c’est bien pour les prius pour tt le jours, mais en sport auto, il faut faire rêver !
Le jour ou la Nascar pensera à l’hybridation, ce sera le début de la fin pour le sport auto moderne…
Pareil au mans avec ce réglement hypercar : peu de constructeurs se bousculent au portillon, idem pour la nouvelle réglementation moteurs en f1
Et quand on voit l’effet de l’annonce de l’electrique en wrx, ca donne une idée 🙂

Thibaut Emme
Admin
@Gustave : pour le WRX c’est le fait que la FIA a repoussé l’introduction de l’électrique qui a fait fuir Peugeot mais aussi Audi et VW. Le sport cela marche par cycle. Là, le WRX arrivait à la fin d’un cycle et pouvait basculer dans l’électrique. En rallycross, c’est la bagarre et les gros travers qui font le spectacle. Les moteurs ne sont pas la partie primordiale de la course. Le WEC a justement simplifié son règlement hybride pour attirer autre chose que du gros constructeur. On a vu ce que cela donnait quand 2 constructeurs dictent leur règlement…et que… Lire la suite >>
Gustave
Invité
Mouais, j’étais aux 24h du mans en 99….pas d’hybrides, que du classique et de la variété (la 333sp et son v12 ferrari) et un nombre impressionnant de constructeurs présents.. ça faisait rêver ! La 917 fait encore rêver alors que l’on va vite oublié la 918 😉 En 2018-2019, heureusement que la porsche rsr est la en gte pro pour faire du bruit, comme la corvette d’ailleurs, mais ce sera la dernière année concernant l’américaine. Après elle passe au turbo. Déjà que la ferrari à perdu son bruit magnifique, ce n’est pas ça qui va faire venir les gens sur… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin
Mais la grande légende du Mans n’est pas faite par les constructeurs. Ce sont les garagistes qui l’ont faite. Les constructeurs ne viennent que pour quelques années et repartent comme ils sont venus laissant tout en bordel. Il n’y a qu’à voir qui reste au Mans…LMP1 comme LMP2 des privés. Et en GT si on enlève les privés, il ne reste plus grand monde non plus d’officiel. Le rallycross faisait son joli bonhomme de chemin avec des privés. La FIA les a convaincu de devenir championnat mondial officiel et en 4 ans ils ont cassé le jouet ! Et ce… Lire la suite >>
supercante
Invité
La doctrine progressiste qui rend le futur forcément mieux que le présent (sans parler du passé totalement idéalisé), serait donc plus réaliste que le « c’était mieux avant » ? Pour reparler du Mans, prenons l’exemple d’une auto déjà archaïque à son époque mais qui est pourtant restée dans toutes les mémoires : la Panoz LMP-1 Roadster S. Un son extraordinaire, un look unique et des solutions techniques utopiques. Une auto irrationnelle qui est devenue une icone. Les championnats de pointe ressemblent de plus en plus à des formules monotypes, tout est identique, standardisé, monotone. L’électrification va aggraver cette situation. En F1… Lire la suite >>
AXSPORT
Invité

C’est clair, impressionnant cette Panoz !!!
🙂

Thibaut Emme
Admin
@Supercante : Je ne dis pas que le « progressisme » est forcément mieux. Je dis juste que la perception des gens est toujours biaisée quand ils regardent le passé. N’importe quel taudis des premières années de mariage devient un cocon douillet, la première voiture contre laquelle on pestait tous les jours devient une madeleine de Proust qu’il faut forcément retrouver en bon occase pour les balades du weekend (idem avec la voiture de papa…), ou même les GP de F1….on oublie vite les purges pour ne retenir qu’1 ou 2 GP max par saison, mais sur 10 ou 15 saisons forcément… Lire la suite >>
wizz
Membre
Non. Lorsqu’il y avait eu des confrontations moteurs atmo/turbo, sans contrainte (ex: 1 moteur par course), souvent, ce fut le moteur turbo qui s’imposait, de par sa finesse et son poids moindre Au début, le paddock riait en regardant les moteurs turbo, qui souvent finissait dans un panache de fumée. Mais lorsque les problèmes de jeunesse ont été résolu, alors rapidement, tout le monde s’y est mis. Les moteurs 1.5T n’ont laissé aucune chance aux 3L atmo Par la suite, on avait limité la consommation des voitures à 220 litres pour donner une chance aux moteurs atmo. Les moteurs turbo… Lire la suite >>
Gustave
Invité

ouii, mais en 1999 Le mans se remettait d’une crise et cela faisait juste 2 années (97 et 98) ou le plateau commençait à retrouver des forces. Il y avait déjà bcp d’anglais et d’hollandais, mais pas encore bcp de danois 🙂

supercante
Invité
Il est temps pour Todt de prendre sa retraite. Qu’ils électrifient les voitures comme tous les autres championnats majeurs, les caisses auront beau être encore plus rapides qu’aujourd’hui cela fera fuir le public et à terme les constructeurs eux-mêmes. Le WEC hybride se meurt (Toyota gagne enfin certes, mais tout seul), la F1 est en pleine crise et la powerunit est un des centres du problème, la FE bien qu’elle attire les constructeurs ne passionne personne à part un nouveau public bobo qui se lassera très vite car pas intéressé par le monde de la course. On peut raconter ce… Lire la suite >>
Gustave
Invité

c’est clair !!! sans oublier les règlements qui changent tt le tps ! si il n’y avait pas alonso, la médiatisation, déjà faible du wec, serait carrément nulle !

TNZ
Invité

L’hybridation ne complexifie pas les voitures … ça serait plutot le contraire en fait. Mais bon, l’idée est de cracher sur la chose.

Thibaut Emme
Admin
@TNZ : tout dépend de l’hybridation dont on parle. Avoir une boîte avec un moteur électrique intégrée et une batterie, c’est vrai que c’est relativement simple à mettre en oeuvre. Mais il y a tout de même plus de composants, une électronique différente etc. Si on parle d’une hybridation lourde avec un moteur sur les roues avant (le thermique entraînant les roues arrières par exemple), une récupération cinétique et thermique (les gaz), et une gestion en double batterie (pour pouvoir récupérer tout en fournissant de l’énergie au moteur électrique), alors là cela complexifie le bouzin…c’est le LMP1 hybride du WEC.… Lire la suite >>
TNZ
Invité

Oui et non en fait.

Approche Toyota HSD : pas de démarreur, pas de boite, pas d’embrayage, pas de courroies etc …

Approche PSA : On prend le modèle thermique le plus complexe de la gamme et on RAJOUTE batterie, moteur électrique et toute l’électronique pour gérer ce petit monde au moins pire … et surtout les badges Hybrid4 et RXH partout autour de l’auto.

Je sais que je grossi le trait, mais bon, ça permet de voir qu’il n’y a pas qu’une seule approche.

Thibaut Emme
Admin

Ah mais je n’ai pas dit qu’il n’y avait qu’une approche.
Je dis juste et Toyota en est l’exemple, que quelque soit l’approche, l’hybridation rajoute forcément de la complexité.
Que ce soit avec un train épicycloïdal, un moteur élec séparé du générateur, une transmission à variation continue, l’électronique de puissance, etc.
C’est juste normal vu qu’on double la source de l’énergie motrice.

wpDiscuz