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La start-up Hellobike lève des fonds auprès d’Alibaba

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La  start-up chinoise Hellobike, spécialisée sur les services d’application de partage  de vélos, vient d’annoncer ces derniers jours avoir levé des fonds auprès d’une filiale Alibaba. Objectif : se diversifier.

Près de 0,5 milliards de dollars investis

La start-up – le troisième acteur chinois sur le marché du partage de vélos – a ainsi levé plusieurs milliards de yuans, principalement auprès d’Ant Financial, filiale financière d’Alibaba, et de l’investisseur chinois spécialiste de la mobilité Primavera Capital. Selon Technode, il s’agirait d’une somme avoisinant 4 milliards de yuans, l’équivalent de près 580 millions de dollars.

Cette nouvelle entrée de fonds arrive près d’un an après un premier tour de table de 350 millions de dollars, opération à laquelle Ant Financial avait déjà participé.

Le financement de start-up présentes dans le secteur de la mobilité n’est pas une première pour Primavera Capital. Cet investisseur chinois a d’ores et déjà financé d’autres start-up de la mobilité, telles que le constructeur de voitures électriques Xpeng et la plate-forme de vente automobile Souche.

2018 : année difficile pour le secteur du vélo-partage chinois

Pourtant 2018 aura été une année difficile au niveau financier pour les applications de partage pour les vélocyclistes. Dix mois après avoir levé 866 millions de dollars, la start-up Ofo, elle aussi financée par Alibaba, est au bord de la faillite. Pourtant tout semblait bien parti pour cette entreprise chinoise dont l’objectif est de donner accès à un vélo partout dans les villes chinoises. La start-up, officiellement créée en septembre 2015, a levé, en octobre 2016, 120 millions de dollars par le géant Didi Chuxing, l’équivalent d’Uber en Chine.
Un autre concurrent, Mobike, a également dû se résoudre à réduire la taille de sa flotte.

Mais Hellobike a choisi une stratégie différente de celle de ses concurrents. Seuls 5% de ses utilisateurs habitent des grandes villes, contre 30 % pour Mobike et Ofo. Lui procurant un certain avantage sur ses compétiteurs qui ne se sont tournés vers de plus petites villes qu’à partir de 2017.
Reste qu’avec 8 millions d’installations mensuelles de son application, Hellobike reste loin derrière Ofo (43 millions) et Mobike (38 millions).

Le marché du vélopartage en Chine : une alternative à l’automobile, contre la pollution ?

Selon une récente étude publiée par le groupe Roland Berger, le marché chinois pour le partage de vélos est néanmoins en pleine explosion et présente des perspectives de développement gigantesques.

Le groupe estime ainsi que le marché chinois du partage de vélos pourrait générer jusqu’à 5.8 milliards de dollars de revenus en 2020.

Rappelons en effet que le vélo constituait un des véritables emblèmes du pays et un de ses plus importants modes de transport jusqu’aux années 1960 – 1970.

Mais l’émergence d’une nouvelle classe moyenne au sein de la société chinoise a conduit à un développement exponentiel de l’automobile. Conduisant à un phénomène de congestion très fort dans les principales villes du pays et à une concentration des émissions de gaz à effet de serre dans les zones urbaines.

Diversification dans les services de mobilité

Historie d’assurer ses arrières et de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, Hellobike a choisi de se diversifier et de ne pas se limiter au vélo-partage.

Pour enfoncer le clou, l’entreprise s’est même renommée HelloTransDev en Chine.
Une manière d’indiquer sa ferme volonté de se développer sur des marchés associés à d’autres modes de transport. La start-up propose désormais des services de covoiturage et de VTC.

Sources : Hellobike, Financial Times, Technode, Reuters

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