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Jeu vidéo : test de V-Rally 4, le retour d’une légende !

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La série V-Rally évoque de grands souvenirs pour les amateurs expérimentés de jeux de rallye  (les anciens quoi, ceux qui ont connu les bornes d’arcade Sega Rally !). Le studio parisien Kylotonn, connu pour avoir repris la franchise WRC et réalisé les épisodes 5,6 et 7, ravive donc une vieille gloire.

Diversité en trompe l’œil

Le label « V-Rally » est cependant plus un prête nom marketing qu’autre chose, car le jeu se démarque de la philosophie des anciens épisodes qui étaient axés exclusivement Rallye. Nous sommes ici plus proches des Colin McRae Dirt, qui alliaient diversité et fun. 5 disciplines sont proposées : Rallye, Rallycross, Buggy, Gymkhana et Course de côte, ce qui est plutôt bienvenu car cette catégorie de course est peu représentée dans les jeux.

Contrairement à la série WRC, il n’y a pas de licence officielle mais le jeu offre un panel de voitures (avec de vrais sponsors) assez intéressant : en rallye, vous aurez le choix entre de vieilles gloires (Alpine A110, Austin Mini, Lancia Stratos), les monstrueuses Groupe B (R5 Turbo, Lancia Delta S4), des groupe A (M3, Delta HF) ou des modèles plus récents (Citroën C3, Skoda Fabia R5, Polo WRC). Quelques gloires manquent à l’appel (Subaru Impreza, Audi Quattro) mais le choix est assez vaste. En cours de côte, vous aurez accès à des voitures assez rares, comme le proto français Norma et les modèles électriques (Mitsubishi MiEV) qui se sont distingués à Pikes Peak.

Du côté des tracés, c’est mitigé. Les pistes sont bien pensées, avec de nombreux enchaînements rythmés qui mettront vos réflexes à rude épreuve, mais le nombre de destination est assez limité en rallye (USA, Malaisie, Japon, Kenya, Russie) et les épreuves se jouent souvent sur une seule spéciale. Les « championnats » se résument à l’enchaînement de quelques spéciales de rallyes différents. Chaque environnement propose 4 ou 5 tracés mais le contenu de parcours reste assez faible et présente donc un risque de répétitivité important. Si les USA offrent pléthore de compétitions, l’Europe est étrangement sous-représentée, avec seulement quelques courses mais rien en Espagne, en France ou en Italie. Étonnant pour un studio hexagonal… Le mode Hillclimb ne propose que quelques pistes, dont une copie ressemblant à Pikes Peak, mais on aurait pu s’attendre à davantage.

Glissade garantie en M3
Les prototypes Norma sont assez rares en jeu vidéo !

Plutôt joli et amusant

Le pilotage est plutôt réussi, mêlant une certaine accessibilité et de l’exigence. Nous sommes loin du réalisme de Dirt Rally, mais comme dans WRC, la conduite des véhicules est dynamique et demande une certaine précision, sans être pour autant rebutante. Les voitures puissantes comme la Delta S4 nécessiteront du temps pour être maitrisées, quand une M3 se la joue très joueuse de l’arrière. La physique de comportement des voitures est plutôt bien retranscrite et propose un challenge à la hauteur. Les habitués de WRC ne seront pas dépaysés, puisque l’on retrouve les mêmes caractéristiques du moteur physique. L’impression de vitesse est également très bonne, avec une mention spéciale aux courses de côte : sensations garanties ! La gestion des collisions et des dégâts est soit très permissive soit très tatillonne mais on s’y fait vite. Le rendu de l’asphalte ou du gravier est bon, par contre la conduite sur neige est décevante car trop proche du gravier.

V-Rally 4 est agréable à regarder

Côté réalisation, le jeu est assez réussi, d’autant plus qu’il ne réclame pas une machine de guerre dernier cri pour être exploité. La modélisation des voitures est convenable mais manque un peu de détails. Par contre, les décors sont clairement la réussite de ce jeu. Les spéciales de Monument Valley aux USA ou du Mont Fuji au Japon sont magnifiques, avec une profondeur de champ impressionnante, des vues vertigineuses et de superbes effets de lumière. Les décors sont très travaillés, avec de nombreux éléments animés, des traversées de villages, de villes ou de forêts abondantes en détails. On se prend même à essayer les spéciales au ralenti pour admirer le paysage.La réalisation sonore est également satisfaisante, avec des bruits de moteur réussis et un copilote plutôt efficace dans l’annonce des notes.

Quitter la route des yeux pour admirer les paysages…

Une carrière fade

L’Europe est peu présente dans les compétitions

Aspect quasiment incontournable des jeux automobile, le mode carrière -qui avait justement fait le sel des anciens V-Rally – se révèle assez décevant. Sans grande originalité, il reprend une architecture déjà vue dans certains WRC ou Dirt : l’argent accumulé course après course permettra non seulement de réparer et d’améliorer vos voitures, mais aussi de recruter des techniciens de qualité qui pourront débloquer des améliorations, des agents capables de trouver des sponsors alléchants et d’acheter évidemment de nouveaux bolides. L’interface, assez tristounette, permet de gérer le calendrier des courses, la gestion du staff, les achats de véhicules et les contrats de sponsoring. La progression, du fait aussi de la répétitivité des courses, risque de rapidement lasser. Il est souvent obligatoire de refaire à plusieurs reprises les mêmes courses afin d’accumuler les sommes assez astronomiques nécessaires pour acheter les plus gros modèles (les voitures de course de côte notamment).

Conclusion : bien mais peut mieux faire (partout)

V-Rally 4 est dans l’ensemble un jeu plaisant, surtout pour celui qui ne cherche pas le réalisme d’une simulation comme F1 2018 ou qui ne veut pas se prendre la tête à régler sa voiture comme un pro. Malgré tout, on pourrait dire « peut mieux faire » dans de nombreux domaines : plus de tracés, plus de modèles, plus d’immersion en carrière, une IA mieux calibrée. Tout cela rendrait le jeu encore plus attrayant et prolongerait sans doute le plaisir d’y jouer.

 

Note finale : 14/20

Les +

Diversité des modes de jeu et des voitures

Sensations de pilotage

Graphismes plaisants, surtout pour les décors

La course de côte

Les –

Un jeu de rallye sans Subaru, shocking !

Mode carrière mal ficelé

Manque de tracés et de pays visités

IA très perfectible

Gestion des collisions parfois bizarre

 

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