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Ford Blanquefort : Le Maire optimiste mais ferme

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Ford Blanquefort entre chaud et froid. Si le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, semble certes optimiste sur la reprise du site par le groupe industriel belge Punch Metals International (PMI), il a toutefois sommé Ford de prendre ses responsabilités concernant son usine de la région bordelaise.

Bruno Le Maire optimiste

« J’ai bon espoir que cela puisse aboutir » a ainsi déclaré le ministre, ajoutant que Punch Metals International était considéré comme « un repreneur crédible » et solide.

Ce dernier n’a toutefois pas encore détaillé ses plans et ses prévisions de production pour Blanquefort, a tenu à préciser Bruno Le Maire.

« J’espère que nous pourrons parvenir à un accord avant la fin du mois d’octobre », a précisé Bruno Le Maire, après avoir rencontré des représentants du personnel à Bordeaux en fin de semaine dernière.

Fin février, Ford avait annoncé qu’il cessait tout investissement dans cette usine – qui produit des boîtes de vitesses – et qu’il recherchait un repreneur pour le site.

En juin dernier, le constructeur avait annoncé qu’il fermerait l’usine d’ici à la fin 2019 si aucun acheteur ne pouvait être trouvé. Mettant sur la sellette l’emploi de près de 850 personnes.

Depuis fin juin, des réunions sont régulièrement organisées dans le cadre du calendrier de la procédure du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).  

Ford doit prendre ses responsabilités

Reste tout de même que le ministre a sommé Ford de prendre ses responsabilités concernant son usine. « Il faut qu’à la fin du mois d’octobre, les salariés de Ford à Blanquefort soient fixés sur leur sort », a martelé Bruno Le Maire à l’issue d’une rencontre avec les représentants des syndicats de FAI (Ford Aquitaine Industries, le nom officiel du site), le président de Bordeaux Métropole Alain Juppé et des élus locaux.

Progrès significatifs selon Ford Blanquefort

La direction du site Ford Blanquefort a assuré mercredi pour sa part que « des progrès significatifs » avaient été réalisés sur une éventuelle reprise de l’usine « par un acquéreur potentiel. »

A l’issue d’une rencontre avec les syndicats, le délégué interministériel Jean-Pierre Floris, avait quant à lui confirmé mercredi que le fabricant de boîtes de vitesses Punch Powerglide (filiale de PMI) était en discussions avec Ford afin de reprendre le site de FAI. Ajoutant que si un accord de principe pouvait être trouvé, « le plan social sera réévalué par Ford ».  

Ford a parallèlement indiqué dans un communiqué que « des discussions complémentaires, portant principalement sur les volumes à produire par l’usine dans les années suivant la vente et les licences requises par le repreneur, doivent se poursuivre ».

Pas d’informations précises selon Poutou

Si Philippe Poutou, délégué CGT de l’usine, s’est félicité de ces annonces, il a toutefois déploré que lors de la réunion en préfecture, « aucune information ni en termes d’effectifs, ni en termes de production, ni sur les investissements des uns et des autres, ni sur les aides publiques » n’ait été communiquée.

D’importants investissements nécessaires

En 2013, Punch Powerglide avait racheté, l’ancienne usine General Motors de Strasbourg spécialisée dans la production de boîtes de vitesses automatiques, en gardant tout l’effectif salarial. Le site emploie aujourd’hui plus d’un millier de personnes.

Selon le délégué interministériel, une gamme complémentaire des boîtes huit vitesses – fabriquées au sein de l’usine de Strasbourg – pourrait être produite à Blanquefort.

Reste, que si un marché potentiel important existerait tant en Europe que hors Europe, cette « activité nécessite des investissements importants » selon les termes mêmes du délégué. Ce qui explique selon lui le fait que Punch ait « besoin d’un soutien assez considérable de Ford ». 

Manifestations samedi

Près de 500 personnes ont manifesté samedi à Bordeaux, apportant leur soutien aux salariés de l’usine Ford de Blanquefort.

Les syndicats de l’usine ont indiqué à cette occasion que plus de la moitié des effectifs ne seraient pas repris par le groupe industriel belge Punch.

« On espère par notre colère, par notre mobilisation, influer sur les événements », a déclaré samedi le délégué CGT Philippe Poutou. Lequel estime désormais que la lutte continue « mais dans des conditions différentes puisque que le gouvernement est revenu dans le dossier après un grand silence de plusieurs mois ». Pour lui, si l’espoir « est un peu revenu », il ne faut toutefois « rien relâcher. »

Sources : Reuters, Ford, Afp, Automotive News

Crédit Illustration : Syndicat Ford Blanquefort

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3 Commentaires sur "Ford Blanquefort : Le Maire optimiste mais ferme"

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Gustave
Invité

Malus, radars, prix de l’essence, 80km’h, restrictions et interdictions à venir…ce n’est que le début des fermetures 😉 et oui, faut pas venir pleurer ! A force de casser le « rêve » automobile, bah les gens n’ont plus envie d’acheter de voitures, donc pour fabriquer des éléments mécaniques, plus besoin d’autant d’usines 😉

Je grossit le trait, mais c’est ce qui va se passer, et plus rapidement que l’on croit !

Amiral_sub
Invité

2018 est une année record de ventes de voitures !

wizz
Membre

L’usine de Ford à Blanquefort fabrique des boites de vitesse automatique longitudinal pour Ford. Autrement dit, 99.999999% de cette production est à destination des usines USA (ou ailleurs)

Malus, radars, prix de l’essence, 80km’h, restrictions et interdictions à venir…ça, c’est la France. Et Ford en France, ce sont des tractions, moteurs transversaux, et donc un autre type de boite de vitesse, pas produite par Ford Blanquefort

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