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Conduite dite autonome : peut mieux faire

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Les systèmes d’aide à la conduite des véhicules semi-automatisés – voire même annoncés comme quasi autonomes – sont certes performants … mais demeurent perfectibles. C’est en tout cas ce que laisse entendre une étude de la Maif ( Assurance) et du centre d’essais Utac-Ceram. Selon les conclusions rendues publiques le 4 juillet dernier, ces véhicules éprouvent encore des difficultés à reconnaître l’environnement.

Très loin du 100 % autonome

« Si les voitures présentes sur le marché actuel sont équipées d’assistants à la conduite très performants, avec des gains importants en matière de sécurité, elles sont encore très loin d’être 100 % autonomes », concluent  ainsi les deux partenaires.

La Fondation MAIF et l’UTAC-CERAM ont réalisé une étude afin d’évaluer la performance de 9 véhicules de niveau 2 (classification SAE), différents modèles de plusieurs constructeurs, dotés d’un large éventail d’outils d’aide à la conduite : conduite autonome partielle, pilote automatique ou semi-automatique, copilote, système d’assistance avancée.
Les tests ont été effectués sur route ouverte, puis sur des circuits d’essais privés permettant de simuler autoroutes ou voies rapides, routes nationales et départementales. Après 18 mois d’études, le constat est sans appel : si les voitures présentes sur le marché sont équipées d’assistants à la conduite très performants, offrant certes des gains importants en matière de sécurité, elles sont encore très loin d’être 100% autonomes.

Innovations sécuritaires vs confort

« Afin d’apporter au grand public une vision neutre et objective » sur les capacités « réelles » de ces équipements, l’UTAC-CERAM et la Fondation MAIF ont ainsi testé les véhicules à conduite partiellement automatisée actuellement commercialisés, et supposés être les plus performants du marché. Objectif : permettre de distinguer les vraies innovations, fiables et sécuritaires, de celles favorisant le confort au risque de désengager le conducteur. Vaste sujet ….
Les conclusions des deux partenaires sont loin d’être émises à la légère. Elles se basent en effet sur de sérieux éléments et sur un échantillon plus que représentatif  : les tests ont en effet été réalisés durant 18 mois sur neuf véhicules de marque Volvo, Audi, Tesla, BMW et Mercedes, d’ores et déjà mis déjà sur le marché.

La vigilance à bord toujours de mise

La Maif rappelle par ailleurs sur son site que le conducteur doit rester vigilant à bord d’un véhicule autonome, et ce, alors même qu’il se pense « délesté d’une obligation de concentration. »
C’est en effet ce qui résulte d’une étude menée par des chercheurs du Centre d’Investigations Neurocognitives et Neurophysiologiques (CI2N) de Strasbourg à l’issue d’une étude, co-financée par la Fondation Vinci Autoroutes, sur l’aptitude des conducteurs à gérer efficacement la transition entre mode autonome et mode manuel.

Selon l’étude, le passage de relais entre machine et homme, en cas d’urgence, reste un point délicat : quel que soit le système d’assistance, les temps de réaction sont plus que doublés entre une conduite avec ou sans assistance.

En cas de désactivation d’un système de maintien dans la voie de circulation, le temps de reprise en main du véhicule en toute sécurité est de 4,5 secondes en moyenne, soit plus de 130 mètres parcourus.

Source : AFP, Maif, Utac-Ceram

Crédit Illustration : Maif

 

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2 Commentaires sur "Conduite dite autonome : peut mieux faire"

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PEMS
Invité

Outch, 130 m! Merci, le temps de réaction pour reprendre le contrôle c’est une question que je me posais. J’étais dans le bon ordre de grandeur. Ca va plomber la conduite autonome pour un moment ça.

Will
Invité

Niveau 2 seulement ? Donc en gros on apprend que des véhicules non autonomes ne sont en effet pas autonomes ?

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