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Essai Citroën C4 Cactus PureTech 110 ch

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Vous rappelez-vous de la Citroën C4 Cactus ? Cet OVNI de la gamme aux Chevrons passe par la case restylage, en ajoutant une innovation en plus. Des suspensions à butées hydrauliques, supposées sublimer le confort. Nous étions très curieux de prendre le volant de cette voiture revue et corrigée.

De SUV à berline compacte

Elle a gardé le nom et l’allure générale, cependant elle a tout de même visuellement beaucoup changé. Plus de 90% de nouvelles pièces d’après le constructeur. Sa ceinture d’airbumps si caractéristique se montre ainsi bien plus modeste. Ils subsistent dans la partie basse des portes, à l’instar de la dernière C3.

En outre, vous remarquerez la disparition des barres de toit, qui lui conférait une identité typée SUV. On voit également plus de carrosserie, moins de plastique. Elle rejoint plutôt la case des berlines compactes. A l’arrière, on retrouve des feux typiques de la mouvance de style actuelle chez Citroën. Ainsi les orphelins de la C4 qui disparaît du catalogue, devraient pouvoir se satisfaire de la C4 Cactus 2018. Tel est le plan.

Présentation originale et équipements à jour

A bord, la présentation générale évolue peu. Pas de compteurs, deux écrans pour la navigation et pour les données de conduites usuelles derrière le volant. On aimait déjà plutôt bien cette originalité, avec entre autres aussi des aérateurs asymétriques au milieu, pour compenser l’impossibilité d’en mettre à droite côté passager. Pourquoi ? Pour laisser de la place à la géante boite à gants. D’où également l’airbag dans le plafond.

Essai Citroën C4 Cactus (2018) Pour le reste, Citroën précise avoir amélioré la sellerie, ce qui a priori devrait participer à renforcer le confort. En outre, elle se met à jour en termes d’équipements, pour tenir la comparaison avec l’offre des meilleures du marché. En fait, on récupère peu ou prou la dernière version du système d’infotainment PSA. Du coup, on a également droit à son ergonomie manquant d’intuitivité, mais Carplay et Android Auto viennent faciliter un peu les choses.

Une EAT6 qui facilite la vie

Dans cette configuration 110 chevaux essence à boite automatique EAT6, on s’imagine se faciliter la vie derrière le volant. Heureusement c’est le cas, mais pour autant pas sans nuage. Avec le système Start/Stop, on note quelques hésitations au moment d’atteindre un feu rouge ou l’arrêt. On a connu plus fluide en la matière. Néanmoins, il s’agit du meilleur allié, en termes de transmission, pour ce bloc essence.

Et avec un poids sur la balance dépassant à peine la tonne, cette modeste cavalerie suffit pour mouvoir la Française sans peine. L’EAT6 passe ses rapports sans heurts. On regrettera tout de même l’absence de palettes au volant, même s’il ne s’agit pas d’une reine du dynamisme. Cela étant, le bon étagement des vitesses donne rarement l’envie d’aller tâter le levier.

Un amortissement typé « Citroën »

La grosse nouveauté de ce restylage se trouve surtout dans ses dessous. Il s’agit des nouvelles suspensions à butées hydrauliques. Dans le principe, pour vulgariser l’idée, en compression comme en détente, la fin du mouvement est adoucie en minimisant l’effet rebond. Du coup, sur les routes dégradées, elle n’a pas d’égale. On profite du meilleur du confort sans le mal de mer.

Essai Citroën C4 Cactus (2018) Évidemment quand on joue les Sébastien Loeb, cela montre les limites de cet amortissement sublimant le confort. Toutefois on a connu des voitures qui poussent plus à l’allure de sénateur que cette nouvelle C4 Cactus. On passe un agréable moment à bord, elle se montre vraiment très bonne pour la balade et les trajets du quotidien. Souvent une compacte privilégie ou le dynamisme ou le confort, un peu au détriment de l’un ou l’autre. La Française sublime l’un sans sacrifier l’agrément de conduite.

Plus chère qu’avant, mais moins que les autres

Elle apporte ainsi vraiment un truc en plus, cette suspension qu’on a hâte de voir sur d’autres modèles de la marque. Difficile de dire si les changements de style suffiront pour faire oublier la C4 disparue et redonner un gain de forme à la courbe de vente de cet ovni. Il ne s’agit en tout cas pas d’une mauvaise voiture. Si vous ne préférez pas le classicisme, la C4 Cactus s’avère être un bon plan, surtout qu’à 24 000 € pour notre version, elle coute 3 à 4 000 € de moins qu’une star Golf ou 308

+ ON AIME
  • Look assagi
  • Confort sellerie
  • Amortissement
ON AIME MOINS
  • Prix légèrement en hausse
  • Vitres arrière
  • Ergonomie tablette tactile
Citroën C4 Cactus
Prix (à partir de) 16 950 €
Prix du modèle essayé 24 000 €
Bonus / Malus 0 €
Moteur
Type et implantation  3 cylindres en ligne Turbo injection directe – essence
Cylindrée (cm3)  1 199
Puissance (kW/ch) 81  / 110
Couple (Nm)  205
Transmission
Roues motrices  avant
Boîte de vitesses  automatique 6 rapports
Châssis
Suspension avant Pseudo McPherson
Suspension arrière  Essieu souple
Freins  N/A
Jantes et pneus  205/50 R17
Performances
Vitesse maximale (km/h) 188
0 à 100 km/h (s) 10,9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) NEDC  6,4
Cycle extra-urbain (l/100 km) NEDC  4,6
Cycle mixte (l/100 km) NEDC 5,3
CO2 (g/km) NEDC  119
Dimensions
Longueur (mm)  4 157
Largeur (mm) 1 729
Hauteur (mm)  1 530
Empattement (mm)  2 595
Volume de coffre (l)  348
Réservoir (l)  50
Masse à vide (kg) 1 145

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27 Commentaires sur "Essai Citroën C4 Cactus PureTech 110 ch"

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panama
Invité

Une très nette amélioration technique pour cette C4 : BVA ENFIN à la hauteur, siège et suspension au top du confort. Je pense qe la carrière de cette voiture atypique va être relancée. Elle n’est pas au niveau d’une bonne compacte mais fait-elle vraiment partie de cette catégorie ?
Un sel regret : la banquette avant a disparu avec la nouvelle BVA. Dommage.

SGL
Invité

Simple auto de transition…
Très compacte et confortable pour la catégorie avec un look qui reste atypique… Elle conserve pas mal d’argument. (malgré tout)

greg
Invité

« avec entre autres aussi des aérateurs asymétriques au milieu, pour compenser l’impossibilité d’en mettre à droite côté passager. Pourquoi ? Pour laisser de la place à la géante boite à gants.  »
C´est surtout que retirer un aérateur permettait de réduire les coûts… 😉
J´ajoute que cette Suspension a l´effet pervers de générer des mouvements de caisse plus prononcés qu´ailleur en virages, comme la seconde C3 à ses débuts (on ne va pas citer la 2CV qui est un extrême).

Kaizer Sauzée
Invité
Différents essais lus sur la toile ne parlent pas d’effets de caisse comme tu dis, mais d’un roulis un peu plus prononcé en virages. C’est la quadrature du cercle, l’impossible accord entre confort et tenue de route. Après tout dépend la clientèle visée. Celle de cette C4 ne fera pas la course et préfèrera un peu de roulis à des suspensions trop dures. Le confort a toujours été l’image de marque de Citroën et je trouve qu’ils ont raison de reprendre ce leitmotiv. Après çà ne plaira pas à tout le monde. Comme moi qui ne supporte pas les suspensions… Lire la suite >>
greg
Invité

Je voulais bien parler de roulis (cela tangue), juste un mauvais usage des mots 😉

SGL
Invité

Il a été dit que la première C4 avait des suspensions beaucoup trop dures pour une Citroën !

Sigma
Invité

Le roulis et le tangage sont deux choses différentes : roulis en transversal (rotation autour d’un axe longitudinal ), tangage d’avant en arrière ( autour d’un axe transversal ). Pour un avion il y a aussi le lacet, autour d’un axe vertical.

SGL
Invité

Il manque néanmoins une version « baroudeur » rehaussée avec protection + plastique + barres de toit, etc.
Avec en option 4RM Dangel (pour @Sam 😉 )

SGL
Invité

Il manque également une auto qui pousserait le concept de la simplification à outrance :
Moins de pièces, vitre sur glissière, pas de moquette, insonorisation réduite au maximum, tôle nue ou avec plastique, etc.

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