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Carlos Ghosn passe le relais à Saikawa

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Nissan Hiroto Saikawa

Carlos Ghosn a finalement lâché les rênes de Nissan en annonçant ce matin sa démission du poste de PDG du constructeur japonais. Il conserve toutefois son poste de président du conseil d’administration. Sans surprise, il est remplacé par Hiroto Saikawa qui prendra ses fonctions le 1er avril. Saikawa avait été promu co-PDG en octobre dernier quand Carlos Ghosn avait été nommé PDG de Mitsubishi.

Préparé depuis plusieurs mois, le passage de témoin devrait permettre à Carlos Ghosn de consacrer plus de temps à redresser Mitsubishi dont Nissan a acquis 34 % en octobre 2016. «Il y a un moment où il faut être réaliste sur ce qu’on fait et ce qu’on peut bien faire, c’est l’élément décisif», a déclaré Carlos Ghosn au siège de Nissan à Yokohama. «Vient un temps où il faut passer le relais à quelqu’un d’autre. J’ai toujours dit que je voulais qu’un Japonais me succède et cela fait des années que je prépare Saikawa-san», a-t-il ajouté.

Hiroto Saikawa est un pur produit Nissan qui a commencé chez le constructeur japonais en 1977. Il fait partie des quadras prometteurs que Carlos Ghosn avait identifiés pour remplacer les vieux dirigeants Nissan dépassés par les évènements en 1999. Il fut envoyé cette année-là en Europe pour s’initier au management occidental et devint par la suite l’un des principaux moteurs du redressement de Nissan en prenant la direction des achats. À la tête des achats, il mit fin à la tradition des participations croisées entre Nissan et ses fournisseurs, une véritable révolution dans l’Archipel. Une fois ces compétences confirmées, il fut envoyé aux États-Unis pour internationaliser son profil.

Pour les Japonais, c’est une grande victoire. Avec la nomination de Saikawa au poste de PDG, Nissan consolide un peu plus son indépendance au sein de l’alliance. Saikawa avait notamment été très virulent lors de l’affrontement entre Carlos Ghosn et Emmanuel Macron. Le nouveau PDG de Nissan avait négocié une disposition particulière de l’accord entre Renault-Nissan qui rend impossible l’interférence de l’État français dans les affaires de Nissan. Les observateurs japonais avaient salué le succès de la négociation menée par Saikawa. Les plus critiques comparent souvent Renault à un parasite qui se nourrit du succès de Nissan.

 

Source : Nissan, Bloomberg, Nikkei

Source photo : Nissan

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21 Commentaires sur "Carlos Ghosn passe le relais à Saikawa"

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SAM
Invité
« Saikawa avait notamment été très virulent lors de l’affrontement entre Carlos Ghosn et Emmanuel Macron. » Oui une marionnette guidée par Carlos! La base industrielle de Nissan est en Chine ou aux USA un peu moins au Japon donc le gouvernement japonais reste plus sensible à l’avenir de Toyota et Honda, il a fait son deuil de Nissan malgré ce que les services de communication de Renault ou Nissan on fait circulé dans la presse française! « Les plus critiques comparent souvent Renault à un parasite qui se nourrit du succès de Nissan. » Tant que Renault développe 80% des plates formes du… Lire la suite >>
EzyT
Invité

Renault developpe 80%des plateformes!!!
N’importe nawak!
Il y a plus d’ingenieur chez Nissan que chez Renault, et ce n’est pas pour faire du marketing!
Nissan est bien plus gros que Renault.

KifKif
Invité

Il est bien connu de tous que la GTR a été développé par Renault …

SWY
Invité

la question est : est ce que l’alliance survivra au départ de carlos ?

zafira500
Invité

Elle est née avant lui (C’est Louis Schweitzer qui en est à l’origine). Elle lui survivra.

Alphasyrius
Invité

L’alliance n’est pas nee avant lui, mais avec lui, et par lui. CG a ete envoye au Japon des l’alliance signee et il a ete LE principal partisan du redressement de Nissan (moins de 2 ans pour un retour aux benefices).
Que les Japonais aient du mal a avaler la pillule du petit constructeur francais qui reussi a redresser une entreprise en faillite alors qu’eux on echoue est comprehensible.
Le depart de Ghosn est un danger dans le sens ou cela fait 15 ans que CG tenait les rennes. L’alliance lui survivra car il en tient toujorus les rennes…

Maître 90
Invité

Les plus critiques sont des imbéciles. Nissan à été un parasite suçant Renault pendant quelques années avant d’être remis à flots.
Concernant Saikawa, il n’est pas indépendant car il doit tout à son mentor, il exécutera donc les ordres reçu sans sourciller.

Gilles
Invité

Saikawa « fait partie des quadra prometteurs »… qui, aujourd’hui, à 64 ans, est devenu un « vieux routier » du secteur automobile. Si Carlos Ghosn l’a choisi, il faut lui faire confiance car ce Monsieur a du flair. Qu’on l’aime ou pas, il faut reconnaître que Renault lui doit son succès actuel.

Char Aznable
Invité

« Les plus critiques comparent souvent Renault à un parasite qui se nourrit du succès de Nissan. » En attendant, Nissan à été bien content de trouver Renault quand Mercedes avait jeté l’éponge !!! En matière d’Histoire, les Japonais ont une mémoire très sélectives, comme le montre le négationnisme japonais très répandu concernant les exactions de l’armée showa durant la guerre du pacifique (cf : unité 741, massacres de Nankin, esclavage sexuel des coréennes, etc…).

Personnellement, je trouve que les rédacteurs du blog auto sont très (trop) conciliants avec les japonais de Nissan.

Gilles
Invité

Rien à voir avec le sujet ! Autant reprocher aux Allemands de vouloir imposer leur hégémonie dans le domaine automobile en se référant à la période nazie. Restons SVP dans le domaine qui nous intéresse : la bagnole.

Char Aznable
Invité

S’agissant d’illustrer le fait que les Japonnais ont une fâcheuse manie d’oublier ce qui les arrange en matière historique, il me semble être tout-à-fait dans le sujet.

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