Accueil Nissan Nissan va ouvrir une usine d’assemblage en Birmanie

Nissan va ouvrir une usine d’assemblage en Birmanie

95
0
PARTAGER

Nissan vient d’annoncer l’ouverture prochaine de sa première usine de montage en Birmanie en partenariat avec son associé malaisien Tan Chong Motor. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué. Le pays devrait désormais concurrencer la Thaïlande voisine, jusqu’alors atelier traditionnel de montage des constructeurs japonais.

Dans un premier temps, en attendant l’achèvement des travaux de la nouvelle usine, Nissan aura recours à une usine déjà existante du groupe Tan Chong pour assembler son modèle Sunny. « Les projets d’une nouvelle usine dans la région de Bago progressent bien », assure le constructeur dans son communiqué. Nissan a parallèlement débuté la formation de 200 employés dans une usine du groupe Than Chong en Malaisie, tout en tablant à terme sur l’embauche de 300 ouvriers au total.

Argumentant son choix de la Birmanie, le constructeur déclare compter sur une hausse rapide de la demande de véhicules dans le pays suite aux réformes économiques et politiques. Selon l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le nombre de voitures dans la capitale économique Rangoun devrait quadrupler dans les prochaines années, et pourrait atteindre un million de véhicules. Il est vrai que les rues de la ville sont déjà fortement embouteillées, en l’absence de transports en commun capables de répondre aux besoins.

Après des années d’isolement de ce pays piloté par une main de fer d’une junte militaire, la Birmanie est désormais en plein boom économique depuis son ouverture en 2011. Il attire désormais de nombreux investisseurs. L’engouement pour cette contrée devrait s’accroître dans les prochains mois à la faveur de l’arrivée au pouvoir de la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, laquelle formera un nouveau gouvernement dès le 1er avril prochain après avoir remporté les élections de novembre 2015.

Si une forte corruption demeure, que l’empreinte des militaires dans l’économie ne s’estompe que peu à peu, que l’état des infrastructures laisse quelque peu à désirer, les entreprises internationales s’y implantent désormais, certaines choisissant même d’y ouvrir des usines de production. Si Suzuki y produit déjà des voitures, la plupart des constructeurs comme Ford, ne disposent encore que de showroom.

L’attrait pour la Birmanie est d’autant plus fort que la Thaïlande doit faire face à d’importantes difficultés économiques, la junte qui la dirige depuis 2014 n’étant pas faite pour rassurer les investisseurs étrangers.

Sources : Nissan, AFP

Crédit Photo : Nissan

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Notification de
avatar
wpDiscuz