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PSA – Dongfeng : des voix dissonantes

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Max Warburton, analyste britannique réputé dans l’industrie automobile, a adressé une lettre ouverte au président du conseil d’administration de PSA, Thierry Peugeot. Dans ce document, il presse le dirigeant de reporter sine die une alliance avec Dongfeng et de trouver d’autres capitaux pour redresser les finances du groupe.

L’analyste britannique estime que la prise de participation commune de PSA par Dongfeng et de l’Etat Français est de nature à compromettre la compétitivité et la croissance du groupe à cause d’une chaîne décisionnelle complexe, partagée entre des intérêts divergents.

Au lieu de cela, Max Warburton estime qu’il faut laisser les coudées franches au futur PDG, Carlos Tavares, pour redresser le groupe. Il base son jugement sur le fait que l’homme a été le maître d’oeuvre dans la mise en place du plan stratégique et des accords de compétitivité de la marque au losange. Outre les méthodes appliquées au sein de Renault (pression sur les fournisseurs, diminution des stocks, …), Max Warburton propose d’autres voies bien plus radicales.

En premier lieu, revendre la majeure partie de sa participation dans Faurecia. L’analyste estime que l’équipementier ne procure pas assez de contenu technologique au groupe : une assertion étonnante alors que Faurecia est un équipementier majeur et qu’il fournit la technologie spécifique de dépollution des voitures du groupe (filtre à particules avec additif, SCR).

Deuxième voie, selon le britannique, stopper toutes les activités de R&D pendant un an. L’homme pense que PSA est suffisamment compétitif et peut se permettre ce luxe. Une décision qui paraît encore une fois étonnante tant le groupe semble être en retrait sur certains chapitres (absence de boîte robotisée à double embrayage, futur incertain pour les véhicules électriques,…) et ce serait prendre le risque d’annihiler tous les efforts entrepris pour améliorer la qualité perçue ces dernières années.

Enfin, l’analyste estime que le groupe pourrait fermer une de ses deux usines en Espagne. Pourtant, la mise en oeuvre d’une telle mesure pourrait relever de l’impossible : l’usine de Vigo fabrique notamment le C4 Picasso récemment renouvelé et l’usine de Madrid, qui a été sous-utilisée en 2013 (fabrication des 207 et 207CC en fin de carrière), accueillera dans les prochaines semaines la production de la C4 Cactus.

Finalement, cette missive devrait rester sans effet : à la suite d’un conseil d’administration tenu ce lundi, la holding de la famille Peugeot aurait donné son accord pour poursuivre avec Dongfeng.

Source : Automotive News Europe

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22 Commentaires sur "PSA – Dongfeng : des voix dissonantes"

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pedro
Invité

En gros PSA peut remonter la pente, mais ca va lui couter cher… tres cher.

Frederic.E
Invité

et tout sera acté et signé ce jour , c’est donc un peu tard …

Kaizer sauzée
Invité

Vexé l’anglais, il pas eu sa part du gateau…

litlfred
Invité

L’Angleterre… Attendez, ce n’est pas cette drole d’ile, où perdure une authentique passion de l’automobile mais dont la gestion calamiteuse a conduit tous ses grands constructeurs à passer sous controle étranger voir à disparaitre ?

Gianni
Invité
En réalité, le danger pour l’anglais, c’est que le chinois s’approprie de brevets PSA à moindre coût pour les utiliser en Chine. N’oublions pas que Ford avait verrouillé la vente de Volvo à Geely. Alors que là, vu l’énormité de la perte, la famille Peugeot n’est pas en mesure de dicter des conditions strictes. Je serai d’avis que des banques françaises fassent le portage quelque temps d’actions PSA ( dettes reconverties en actions) le temps que Tavares Carlos redresse les comptes. Un chinois n’est pas une garantie, la preuve Baic, le chinois a dépouillé de ses brevets, le petit constructeur… Lire la suite >>
SAM
Invité

Il ne faut pas tout dramatiser… Les pays du Golf prennent des participations conséquentes dans les constructeurs automobiles allemands… sans que l’opinion publique crie au loup. PSA brûle plus de liquidité qu’il ne réalise de bénéfices, la situation est urgente, il lui faut de l’argent et cette participation « minoritaire » peut lui donner une respiration…. Penchez – vous sur la liste des actionnaires de VW-AG, vous risqueriez d’être surpris….

Navigator84
Invité

C’est SAIC et non BAIC qui avait racheté SsangYong.
La seule chose que SAIC a piqué de SsangYong c’est le Kyron pour en faire le Roewe W5 et c’est pas vraiment un carton en Chine ….

@SAM: les principaux actionnaires de VAG sont le Quatar et le Bade Würtemberg non ?

pedro
Invité

Non faux
Basse Saxe.

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