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Michelin à l’écoute des petits constructeurs : visite de l’usine Wiesmann

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Depuis ces dernières années, les constructeurs de niche poussent comme des champignons, répondant à une demande existante mais de moins en moins prise en compte par les grands constructeurs généralistes aux prises avec une situation économique morose. Face à cette croissance, Michelin a développé un nouveau département qui répond spécifiquement aux demandes des petits artisans et des préparateurs. Depuis les bureaux de la compétition situés à Clermont-Ferrand, le département OE2C (pour Original Equipement 2 et Conversion) apporte son expertise à ces artisans afin de développer, au mieux, les liaisons au sol de leurs créations. Parmi ses clients la société de pneumatiques française compte Wiesmann, friand des Pilot Super Sport, et a convié les médias à une visite de l’usine du constructeur allemand pour illustrer comment fonctionne cette collaboration et mieux comprendre pourquoi et comment le fournisseur de gommes vient en aide à Wiesmann.

A l’arrivée sur le parking de la fabrique, le bâtiment subjugue : taillé à la serpe, il s’habille d’une robe vitrée et est surplombé par une impressionnante structure en bois représentant un gecko, l’emblème de la marque. On est loin des parallélépipèdes gris anonymes de zone industrielle qui abritent le plus souvent les petites sociétés et les préparateurs. A l’intérieur, la modernité des bureaux contraste avec un atelier à l’agencement traditionnel. Les machines sont remplacées par des mains humaines et des chariots roulants se chargent de transporter les caisses d’un poste à l’autre. Toutefois, rigueur allemande oblige, l’ensemble est savamment orchestré.


En entrant dans l’usine, les Wiesmann ne sont que de simples panneaux d’aluminium. Elles recevront par la suite un ensemble de soudures, de litres de colle, de rivets et leur carrosserie en fibre de verre. Les futures sportives transiteront ensuite vers le poste de travail qui lui offrira leur mécanique BMW ainsi que tous leurs faisceaux électriques. Une fois prête, des hommes mettront en place l’habitacle habillé de cuir, précédemment découpé et cousu à la main par une équipe spécialement dédiée. La ligne d’échappement, les superbes jantes chaussées de Michelin Pilot Super Sport et une rigoureuse préparation cosmétique constituent le point d’orgue de plus de 350 heures de travail manuel.

Cette fabrication artisanale permet elle aux MF3, MF4 et MF5 de justifier leur prix mirobolants ? Suivre les étapes de construction méticuleuse des sportives Wiesmann apporte la réponse et en même temps met l’eau à la bouche…

Une chose est sûre, le petit constructeur n’a donc ni le temps, ni les outils et non plus les compétences nécessaires pour inviter quelques employés à se pencher sur la question du pneumatique, ce qui nous ramène à la problématique de départ.

En 2007, Wiesmann s’est tourné vers Michelin afin de pouvoir chausser ses sportives avec les produits hautes performances du manufacturier tricolore. Le partenariat entre les deux entités aurait pu n’être qu’un contrat de fourniture OEM mais s’est développé plus avant : Michelin s’investit en fait activement afin de permettre à Wiesmann de mieux appréhender les pneumatiques durant les séances de mise au point et de mieux prévoir la gestion des stocks.

En travaillant constamment main dans la main, les départements Recherche et Développement des deux firmes cultivent directement les fruits de ce partenariat qui n’est pas comme on pourrait le penser à sens unique. Wiesmann apporte régulièrement des véhicules au centre technologique de Ladoux afin de parfaire les réglages châssis des sportives et Michelin, lui, récupère par la même occasion un ensemble de données visant à améliorer leur pneu hautes performances. De cette manière, le développement du couple voiture/pneumatique atteint un niveau qui frise la perfection et qui jusqu’à peu n’était possible qu’avec des voitures de plus grande série. Cette souplesse de fonctionnement d’un manufacturier de la taille de Michelin est aussi étonnante qu’impressionnante.

La galerie complète de l’usine Wiesmann (Crédit photo : SB/Leblogauto) :

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1 Commentaire sur "Michelin à l’écoute des petits constructeurs : visite de l’usine Wiesmann"

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wizz
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« mieux appréhender les pneumatiques durant les séances de mise au point »: oui

et de mieux prévoir la gestion des stocks »:!!!! faut pas exagérer non plus.

Si ce petit constructeur n’est pas capable de faire la gestion de stock de ses pneus (fournis par Michelin), alors il ne serait pas capable non plus de faire la gestion de stock de ses moteurs (fournis par BMW), ou de boite de vitesse, ou de tôle alu, ou de pot de colle, etc….

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