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Découverte : Su-Primacy 3 de Michelin

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Après avoir communiqué fortement sur ses pneus haute performance, Michelin se rapproche du commun des mortels en présentant son nouveau pneu à destination des berlines haut de gamme: le Primacy 3.  Visant à remplacer le Primacy HP, le Primacy 3 se veut plus performant sur le sec comme le mouillé et plus économique. Nous avons été convié à quelques tests circuits afin d’en apprécier les performances. En piste!

Le Primacy 3 a été conçu pour être le meilleur des pneus pour grande routière, et cela dans n’importe quelle condition d’adhérence. Le cahier des charges du Primacy 3 était donc simple: offrir les meilleures distances de freinage sur le sec, le mouillé ainsi que la meilleure adhérence possible en virage sur le mouillé. Tout en garantissant un faible résistance au roulement afin de rester un pneu économique à l’usage. Deux organismes allemands, TÜV SÜD Automotive et IDIADA, ont classés le dernier né de la marque clermontoise, comme le meilleur de sa catégorie dans les trois domaines cités précédemment. Les chiffres avancés sont notamment un gain de 2,2 mètres sur la distance de freinage à 100Km/h sur le sec, ou encore 1,50 mètres sur le mouillé à 80 Km/h par rapport à ses quatre concurrents leaders du marché européen.

Pour arriver à ce résultat là, Michelin a analysé,  disséqué, près de 20 000 accidents survenus au cours des dix dernières années, et cela dans toute l’Europe. Avec le concours de la Chaire d’Accidentologie de l’Université de Dresde en Allemagne (Lehrstuhl Verkehrsunfallforschung [VUFO] an der Technischen Universität Dresden), les ingénieurs de la marque française, on pu dresser des profils type d’accidents. On apprend ainsi que :

  • 70% des accidents se produisent sur sol sec
  • 60% des accidents ont lieu en zone urbaine et à faible vitesse
  • 75% des accidents surviennent en ligne droite (dont 20% sur sol mouillé)
  • 25% ont lieu en courbe. Ce sont les plus graves (dont 50% sur sol mouillé)
  • 99% des accidents sur sols mouillés ont lieu sur très faible hauteur d’eau

Tous ces conclusions ont été établies en tenant compte notamment de l’état de la chaussée, de la cause de l’accident, permettant d’éliminer tous les cas résultants d’une voiture en mauvais état de fonctionnement ou d’un comportement anormal du conducteur ayant pu entraîner l’accident.

Partant de ce constat là, les ingénieurs se sont efforcés à répondre aux trois grands points qui sont: le freinage sur le sec (majorité des accidents), le freinage sur le mouillé ainsi que les accidents en courbe sur sol mouillé (les plus graves). Pendant 3 ans, 60 personnes ont travaillés sur ce projet. Près de 25 000 pneus prototypes ont été produits au centre de technologie et dans plusieurs usines du groupe pour valider les performances techniques et industrielles du pneu. 20 millions de kilomètres ont été parcourus pour valider les études. En plus de ces tests, plusieurs brevets ont été déposés, basés sur plusieurs technologies innovantes. Parmi ces technologies, la composition chimique de la gomme, ainsi que la sculpture du pneu. Concernant la gomme, il s’agit d’un assemblage complexe et inédit de plusieurs élastomères, de charge renforçante à base de silice, et de plastifiant à base de résine. Un savant dosage dont seul Michelin connaît les proportions. Cet assemblage unique crée une très forte cohésion entre les composés de la gomme. Laquelle procure à son tour un haut niveau de longévité kilométrique.
La sculpture, elle, dispose de lamelles autobloquantes d’une épaisseur minimale de 2 dixièmes de mm. Celles-ci s’arriment entre elles pour obtenir une plus grande rigidité. Cela réduit la déformation du pain de gomme et permet d’améliorer la qualité de la liaison entre le pneu et le sol.

Toutes ces technologies ont pour but d’offrir les meilleurs performances possibles. Outre l’amélioration de la sécurité, le pneu Michelin apporte un gain d’économie de carburant avec près de 70 litres économisés sur la durée de vie du pneu (45 000/Km) soit un gain de  0,15 Litre au cent kilomètres.

« Tests »

C’est non loin du circuit de F1 de Valence que nous avons pu tester le Primacy 3 avant sa commercialisation prévue pour le mois de février 2011. Au programme de ces essais, deux séries de freinages sur le sec à bord de BMW série 3 à vitesse stabilisée de 80Km/h, deux séries de freinages sur piste détrempée à 80Km/h à bord de Volkswagen Passat et enfin, plusieurs tours d’une piste en anneau au volant de Mercedes classe E. Chaque série s’effectuant successivement à bord d’une voiture chaussée de pneus concurrents, et une version chaussée de pneus Primacy 3.

Autant le dire de suite, les deux tests de freinage ne sont pas ceux qui permettent de ressentir une vrai différence entre les deux montes pneumatiques. Heureusement, la télémétrie est là pour ça. Lors des deux passages effectués sur le sec, l’écart minimal relevé était d’une dizaine de centimètre, et l’écart maximal d’une soixantaine. Sur le mouillé, on va tutoyer le mètre d’écart. Tout cela à l’avantage du pneu clermontois. Toutefois, lors d’une tentative, nous avons freiné plus court avec le pneu concurrent qu’avec le Primacy.

Le test le plus bluffant concerne le passage sur l’anneau humide. La différence de comportement entre les deux pneumatiques est flagrante. Avec le pneu concurrent, la direction flotte, il est difficile de tenir le cap. Sans cesse, il est nécessaire de rectifier la trajectoire par de petits coups de volant. De plus, lorsqu’on augmente le rythme, on se fait surprendre d’un coup. Le pneu décroche sans prévenir. Du côté de Michelin, le pneu se comporte bien mieux. La voiture reste dans ses traces, comme sur un rail. Quelques légers redressements permettent de maintenir le cap. Là où le pneu concurrent décroche, le Primacy garde sa trajectoire. Lorsque l’on en atteint afin la limite, la voiture décroche en douceur. On relâche simplement la pédale d’accélérateur pour que la voiture se remette dans le droit chemin.

La journée s’achève par une démonstration visant à montrer la capacité de roulement du Primacy et sa faisable résistance aux frottements. Pour cette dernière expérience, nous n’avons pas pris le volant. Deux voitures identiques chaussées de Primacy 3, et d’une marque concurrente, sont montées sur rampe. Côte à côte, deux conducteurs au volant relâchent la pression de la pédale de frein. Les deux Peugeot s’élancent doucement en roue libre. Après quelques dizaines de mètres, la première 308 équipée en pneumatique concurrent s’immobilise. L’autre voiture continuera encore quelques mètres avant de finalement s’arrêter. L’écart final étant relativement important.

Au final, cette journée de présentation a permis de mettre en évidence les bonnes performances du dernier né Michelin. Une très bonne tenue en virage mouillé, une faible résistance au roulement. Au niveau du freinage en ligne droite, il faudra faire confiance à la télémétrie qui donne au pneumatique français une courte tête d’avance. Il semble que Michelin est su améliorer son Primacy HP déjà très performant. Le succès du Primacy 3 semble déjà bien établi, avec pas loin de trente dossiers d’homologation technique auprès de multiples constructeurs encours. Le Primacy 3 sera disponible dès le mois de février 2012, en 38 dimensions techniques.

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A lire aussi: Michelin Performance Days

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3 Commentaires sur "Découverte : Su-Primacy 3 de Michelin"

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xav
Invité
Personellement j’ai été trés surpris, sur le précédent primacy, de son comportement sur la neige. Vous allez me dire que pour rouler sur la neige il faut des chaines ou des pneus neige mais quand on est surpris par celle ci, donc pour un usage ponctuel, bah le primacy ou pas de pneus c’etait pareil, tous les pneus que j’avais avant de moins bonne facture sur la même voiture me permettait de ne pas rester bloqué sur route enneigé. Bref un pneu reste un compromis, mais si celui ci à une absence totale d’adhérence dans certaine conditions qui mafois peuvent… Lire la suite >>
NeronLeVelu
Invité

les conditions d’utilisation que tu cites pour en definr un bon ou mauvais pneu ne peuvent etre retenue a elle seule. De plus, ce n’est pas un test scientifique mais une impression dont la cause peut etre totalement différente au pneu en soi.
par contre, ameliorer ou mettre un niveau minimum d’adherence dans des conditions énoncées est une bonne chose et donc l’esprit de ta remarque intéressante
ps: je suis sur pneu concurrent et sans relation avec bibendum.
 » Nunc est bibendum »

kaiservinz
Invité

Pour répondre à XAV, javais des Premacy neuf en 225 sur ma Civic et des Premacy usé en 195 sur ma Xsara. Au même moment, la Xsara a pu monter dans la neige, pas la Civic. En grande largeur, un pneu été ne vaut rien dans la neige.

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