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Essai Infiniti G37 Cabrio face à la Lexus IS250C (2/3)

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On pourrait résumer ce comparatif au conte de « la Belle et la Bête ». D’un côté, un coupé-cabriolet Lexus IS 250C sobre avec une ligne propre sans fioriture et de l’autre, un coupé-cabriolet Infiniti G37C au design plus marqué.

Au niveau du look, on a affaire à deux philosophies très différentes. D’un côté, la Lexus IS250C jouit d’un avant plutôt joli, se rapprochant d’ailleurs un peu de la marque BMW (même si Nicolas et Bernard la trouvent fade). Par contre, un point sur lequel nous sommes tombés tous les trois d’accord : l’arrière est beaucoup trop massif. Un peu dommage. Ceci est dû notamment au fait que les ingénieurs de Lexus ont préféré garder la fonction du coffre lorsque le toit est replié. Par contre, à l’intérieur, on trouve un habitacle du plus bel effet avec ce cuir crème malgré un choix discutable de matériaux sur la planche de bord. On trouve également une horloge digitale « à la chinoise » (dixit Nicolas), comme sur vos anciens magnétoscopes. Selon Bernard, l’intérieur est de bonne facture mais le style général est impersonnel : enlevez les sigles Lexus et il sera difficile d’identifier la marque.

De l’autre, l’Infiniti G37C se pare d’un physique beaucoup plus marqué et masculin. On a l’impression d’avoir deux voitures en une : un coupé et un cabriolet. La ligne est très réussie et dégage un vrai sex-appeal. L’arrière n’est pas disproportionné comme sur la Lexus mais, en contre partie, la capacité du coffre est nulle. L’intérieur, quant à lui, se teinte de culture japonaise avec une nuance de bois très rouge (de l’érable) et se mariant très bien avec les sièges. Quasiment aucun défaut à signaler.

En ce qui concerne les motorisations, c’est le chaud et le froid. Pour le Lexus, le moteur reste sans saveur et rend 100ch à ses concurrentes. Le ressenti de la route semble assez imprécis avec une direction beaucoup trop floue et une inertie du moteur importante, rendant le véhicule très pataud. Quant aux freins, le toucher de pédale déroute avec une course molle asse longue. Du coup, ils paraissent complètement inexistants en conduite sportive, malgré une efficacité bien réelle. Tout cela donne l’impression d’être isolé complètement de la route, au grand bénéfice du confort. Voici donc un cabrio luxueux et agréable en conduite tranquille mais sans aucune prétention sportive.

L’Infiniti, est tout le contraire. Le moteur est vigoureux et d’une souplesse incroyable, gratifiant de plus son conducteur d’une sonorité envoûtante. Bernard a d’ailleurs estimé que la voiture semble avoir été construite autour du V6 de 320ch (emprunté à la Nissan 370Z, dans une version légèrement dégonflée). La direction est très précise et il est facile de placer la G37C dans un enchainement de virages sans aucun souci. « On sait exactement ce que fait la voiture à tout instant », a dit Nicolas. Un vrai caractère de sportive avec une touche de drifteuse en prime.

Au niveau comportement routier, la Lexus se prend pour un tapis volant : les défauts de la route sont gommés par sa suspension hors-pair. Confort de haut niveau, semblable à une Citroën C5 (référence du domaine). Pour l’Infiniti, c’est différent, la suspension est plus ferme et les ressentis de la route se font entendre dans l’habitacle : des bruits parasites viennent montrer une rigidité inférieure par rapport à la Lexus. Entêtant sur route dégradée.

Niveau technologie, les deux voitures sont très proches. On trouve une caméra de recul arrière sur les deux véhicules, des sièges chauffants,… Peut-être un petit plus pour l’Infiniti avec son régulateur de vitesse intelligent. Cependant, pour le décapsulage, la Lexus n’a rien à envier : celui-ci est rapide et sans bruit. Contrairement, à l’Infiniti, où le système est très lent et bruyant comme un miaulement de chat écrasé. D’ailleurs, la Lexus semble avoir été conçue avec un soin tout particulier sur ce point, aucun bruit de mobilier ne se faisant entendre, quel que soit la qualité de la chaussée.

Pour résumer ce comparatif, on est bien en présence de deux philosophies bien distinctes. D’un côté, la Lexus IS250C confortable au quotidien, avec un moteur souple mais sans extravagance. De l’autre, l’Infiniti G37C avec un vrai caractère de sportive à l’ancienne (comme dirait Bernard) et un moteur ne demandant qu’à être sollicité. Ce qui les rapproche, c’est leur prix : comptez 57 900€ pour la Lexus dans cette finition Pack Executive et environ 58 300€ pour l’Infiniti. Après tout est affaire de goût, n’est ce pas ?

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