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MG Rover : les « Phoenix Four » dans le collimateur

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Les anciens propriétaires du constructeur automobile Rover sont au cœur d’une véritable tempête médiatico-financière de l’autre côté de la Manche depuis la publication d’un rapport sur leur gestion entre 2000, année du rachat, et 2005, année voyant le constructeur faire faillite entraînant la liquidation de plus de 6 000 salariés. Alors que le Serious Fraud Office (bureau en charge de l’étude sur d’éventuelles malversations financières notamment) venait de statuer que les éléments à sa disposition ne permettaient pas d’ouvrir une enquête pénale, cette révélation aurait pu ouvrir une redistribution des cartes. Mais non, pour l’instant du moins. Le quatuor impliqué a immédiatement réagi qualifiant ce document de véritable « chasse aux sorcières« .

Faute de preuves claires, comme l’avait avancé le Serious Fraud Office, aucune suite pénale ne sera finalement donnée à la faillite de Rover en 2005. Toutefois les autorités politiques britanniques, Peter Mandelson ministre de l’économie en tête, ont demandé aux quatre hommes de présenter leur excuses aux emplois ayant perdu leur emploi. Un tantinet léger. Pour ne pas dire plus.

Et ce n’est sûrement pas l’option proposée par ces mêmes élus (mesures pour les empêcher de siéger dans le futur à un conseil d’administration dans une société) qui devrait faire retomber la pression.

Le quatuor incriminé, surnommé « Phoenix Four », avait en 2000 racheté MG Rover pour l’équivalent de 11 euros, 10 Livres Sterling symboliques précisément. Outre leur gestion pointée du doigt, on leur reproche de s’être octroyé quelques 42 millions d’euros les quatre années suivantes. L’épilogue douloureux est connu avec en 2005 la faillite de MG Rover, plus de 6 000 emplois supprimés et environ un milliard de dettes.

D’autres malversations avancées sont également publiées dans ce rapport : argent détourné au profit d’une société privée détenue par l’un des quatre avec son épouse, grasses rémunérations pour des missions fictives (une petite amie de l’un des quatre aurait perçu plus de 1,8 million d’euros pour des activités de consulting opaques) ou acte délibéré d’effacer toutes traces sur les ordinateurs, etc.

« Ce rapport transpire toutes les caractéristiques de ce gouvernement, propagande, diffamation et refus catégorique de prendre la moindre responsabilité pour leurs actions« , se défend le quatuor avançant que les critiques adressées au gouvernement pour ne pas aider MG Rover se traduisaient par ce rapport « comme le prix à payer pour avoir critiqué le gouvernement« . La bataille entre les différents acteurs se jouera donc sur le terrain médiatique sauf revirement et ouverture d’une enquête pénale…

A lire également. MG Rover : la faillite du groupe soumise à l’examen de la justice et MG Rover : pas d’enquête pénale.

Source : AP.

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