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Michelin : l’activité se dégonfle

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Michelin_bibendum_pneu

Selon un communiqué publié lundi par Michelin, la situation de "sous-activité" à laquelle le groupe doit actuellement faire face pourrait lui coûter 150 millions d’euros au 4e trimestre 2008.

Raisons invoquées : la "mise en oeuvre de réductions significatives d’activité dans la plupart de ses usines dans le monde".

Si les constructeurs automobiles déchantent, c’est toute la chaîne de fabrication qui s’enrhume …

"Le mois de novembre a vu une nouvelle et forte détérioration du niveau de la demande en pneumatiques par rapport à la tendance observée en octobre sur l’ensemble des marchés" dans le monde, indique ainsi Michelin. La crise frappe l’ensemble des marchés, Europe, Amérique du Nord, ainsi que l’Asie et Amérique du Sud.  Début octobre, Michelin avait chiffré ces baisses de production à 10%, surtout en Amérique du Nord et en Europe.

En pneus tourisme-camionnette, les premiers montages sur les véhicules neufs ont plongé de 33,5% en Europe (Russie incluse) et de 31% en Amérique du Nord. Le marché du remplacement a également reculé, de 10% en Europe et de 20% en Amérique du Sud. Les marchés des pneus poids lourds sont aussi en forte baisse, tant pour les premiers montages (-36% en Europe et -25% en Amérique du Nord) que pour les remplacements (-26% en Europe, -19% en Amérique du Nord).

Michelin affirme de son côté avoir pris "toutes les mesures nécessaires pour maîtriser ses stocks et entamer l’année 2009 en préservant ses marges de manoeuvre".

Quant aux salariés … une porte-parole du groupe a indiqué lundi que les réductions d’activité n’étaient "pas homogènes", mais décidées "usine par usine, atelier par atelier".

Le groupe a recours à des mesures d’accompagnement pour "faire en sorte que les salariés soient le moins pénalisés" financièrement. Incitation au recours aux RTT, congés (y compris par anticipation sur 2009), mise en place de formation, maintenance des sites sont au menu des "fêtes" de fin d’année.

Si les périodes d’arrêts de production varient de quelques jours à plus de deux semaines, selon les sites,toutes les usines ne sont pas concernées.

Alors que deux ateliers de Clermont-Ferrand, fief du groupe s’arrêteront une semaine en fin d’année, l’atelier de Cataroux, principal site de production clermontois (400 personnes), ferme du 22 au 29 décembre.

Même motif , même "punition" pour l’atelier de fabrication de fils de la Combaude (100 personnes)du 18 au 24 décembre.

Auparavant, des mesures de chômage partiel avaient été annoncées dans les usines de Joué-lès-Tours, Blanzy (Saône-et-Loire, 1.600 salariés), Roanne (Loire, 900 salariés), et Cholet (Maine-et-Loire, 1.350 salariés).

Lusine de Roanne sera ainsi fermée du 15 décembre au 2 janvier, pour contrer la baisse de 20% du marché des pneus montés sur véhicules neufs en octobre. Ils pourraient voir leur paie diminuer de près de 40%.

Les 1300 salariés de Joué-les-Tours verront quant à eux leur usine fermer quinze jours du 22 décembre au 5 janvier, les journées des 2, 9 et 19 décembre ayant été considérées comme chômées.

En Europe, le groupe a annoncé des "arrêts ponctuels" de quelques jours à deux semaines dans son site d’Olsztyn (Pologne), qui emploie 4.000 salariés. Les deux usines de Zalau (Roumanie), employant quelque 1.600 personnes, sont fermées de la mi-décembre à début janvier. Selon la loi roumaine, les salariés doivent bénéficier d’une indemnisation minimum de 75% de leurs salaires en période de chômage technique.

Petit rappel : Michelin, qui dispose de 69 sites de production dans 19 pays, comptait plus de 121.000 salariés à la fin 2007.

Sources : AFP, Le Progrès, Le Figaro

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