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Accidents à basse vitesse : les pare-chocs ne font plus leur travail !

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Crash_Test.jpgSelon l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) et rapporté aujourdhui par le journal La Presse, les pare-chocs montrent des failles de conception lors dun impact à basse vitesse, soit moins de 6 mph ou 10 km/h. Selon les tests de lorganisme, les dommages de trois véhicules se chiffrent à 4 500 dollars américains (3 375 ), alors quune vieille Ford Escort est très peu endommagée.

Pour arriver à de tels résultats, l’IIHS a changé sa méthodologie denquête pour y inclure des simulations qui ressemblent plus à de véritables impacts entre automobiles à basse vitesse. Ainsi, lorganisme publie ses premiers résultats qui montrent un portrait assez négatif.

L’IIHS a testé un certain nombre de véhicules intermédiaires populaires de même catégorie et a comptabilisé les coûts de réparation d’un impact avant droit, dun coin avant, d’un impact arrière droit et dun coin arrière. Les véhicules testés étaient : Mitsubishi Galant, Toyota Camry, Mazda 6, Ford Fusion, Volvo S40, Kia Optima (Magentis), Saturn Aura, Nissan Altima, Chevrolet Malibu, Subaru Legacy, Chrysler Sebring, Hyundai Sonata, Honda Accord, Volkswagen Passat, Pontiac G6, Volkswagen Jetta et Nissan Maxima).

Seulement trois véhicules intermédiaires parmi les dix-sept testés, dont le Mitsubishi Galant, le Toyota Camry et le Mazda 6, ont réussi les quatre tests de pare-chocs avec des dommages de 5 000 $ ( 3 750 ) ou moins (total des quatre tests). Certains véhicules sont dans la moyenne, comme le Chevrolet Malibu avec 6 646$ (4 985 ) en dommages, alors que le Nissan Maxima et le Volkswagen Jetta ont obtenu des dommages de plus 9 000$ (6 751 ).

Pourtant, nous dit l’IIHS, ce genre daccident est fréquent pour les automobilistes urbains, quils soient causés dans des situations de trafic ou même dans un stationnement. Aux États-Unis, les déclarations sinistre de 4 500 $ (3 375 ) ou moins représentent plus de 6 milliards de dollars (5,5M ) annuellement.

Avec de tels résultats, l’IIHS est en mesure de se poser des questions sur la conception des pare-chocs. De plus, lorganisme se questionne sur lécart de prix des pièces entre les constructeurs. Par exemple, aux États-Unis, le prix d’un phare dun Chrysler Sebring est de 169 $ (125 ), tandis quil est de 571 $ (428 ) pour un Mazda 6.

Autre comparaison étonnante, les dommages sur un Ford Escort 1981 lors de tests identiques nétaient que de 469 $ (350 ). De plus, pour ce même véhicule, il ny a eu aucun dommage lors des tests du coin avant et arrière.

Le « look » des véhicules prendrait-il le dessus sur la fonction du pare-choc ?
Source: l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS), communiqué de presse original ; La Presse (article)

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21 Commentaires sur "Accidents à basse vitesse : les pare-chocs ne font plus leur travail !"

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olive
Invité

test interessant, j’avais aussi remarque ca sur les nouvelles voitures devenu trop fragile.

Comme toujours avec le progres la qualite est toujours en baisse

Marcus
Invité
Là il doit y avoir une petite erreur de conversion. ca doit faire dans les 3 741 . Pour le reste ca peut peut être se justifié, le faite qu’un par choc se « brise » absorbe une grande partie de l’énergie de l’impact et évite de causé d’autre dégât sur la caisse qui ne se verrait pas. pour exemple, il y a 2 mois ma sur c’est fait cogner le par choc arrière de sa mégane, en ville, ca devait être a 15, 20 Km/h, extérieurement la mégane (de 97) avait juste le par choc un peut enfoncé, mais après que… Lire la suite >>
Marcus
Invité

pardon

« 5 000 $ (1 125 ) »

nvme
Invité
Il faut aussi garder en tete que de nos jours les vehicules sont concus non pas pour resister aux chocs par des structures indestructibles, mais pour les amortir et les absorber, ce que je trouve d’ailleurs plus intelligent… Il est dans cette optique normal de concevoir un pare-choc qui se déforme plutot que de déformer par exemple le pieton dans lequel il rentre… seulement voila les companies d’assurances et leur puissant lobby auprès de l’IIHS n’en ont rien a foutre de ces considerations trop humanistes pour le capitalisme feroce qu’elles maîtrisent si bien, et donc ils sont tous trouvé un… Lire la suite >>
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