par Nicolas Morlet

Essai Saab 9-3 TTiD 180 : la puissance de la sobriété

A défaut d’évoluer de manière significative sur le plan du style, la Saab 9-3 profite de son millésime 2011 pour revoir son offre de motorisations diesel. Le double turbo est désormais de mise sur le 1.9 TTiD proposé en trois niveaux de puissance (130, 160 ou 180 chevaux), tous crédités d’une consommation moyenne de 4,5l/100km. Dans sa version la plus véloce, celle que nous avons prise en main, il s’agit du meilleur rapport puissance/consommation du marché.

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A défaut d’évoluer de manière significative sur le plan du style, la Saab 9-3 profite de son millésime 2011 pour revoir son offre de motorisations diesel. Le double turbo est désormais de mise sur le 1.9 TTiD proposé en trois niveaux de puissance (130, 160 ou 180 chevaux), tous crédités d’une consommation moyenne de 4,5l/100km. Dans sa version la plus véloce, celle que nous avons prise en main, il s’agit du meilleur rapport puissance/consommation du marché.

Parce qu’elle approche des huit ans ou qu’elle a déjà été essayée dans nos colonnes dans ses versions break surélevé 9-3X ou cabriolet, plus besoin de présenter la Saab 9-3. La berline suédoise, restée quelque peu dans l’ombre ces derniers mois puisque sa grande sœur 9-5 focalisait toute l’attention sur elle, revient sur le devant de la scène. Ses motorisations diesel à turbo unique disparaissent pour laisser la place à des doubles turbo, comme la version de 180 chevaux qui existait déjà. Cela ne l’a pas empêchée de recevoir de nombreuses améliorations visant à abaisser sa consommation et son seuil de rejets de CO2, désormais de 119gr/km. Pour ce faire, les ingénieurs ont appliqué une recette «bluemotion» : optimisation du rendement moteur et de l’usage de l’électricité, rapports de boîte allongés, et retouches aérodynamiques incluant, dans le cas présent, un déflecteur arrière et des jantes de 16 pouces à faible turbulences montées de pneus à faible résistance au roulement.

Le plus curieux, c’est que Saab annonce que, quelle que soit la version choisie ou les équipements optionnels (y compris les jantes !) choisis, les valeurs homologuées ne varient pas. Etonnant, lorsqu’on sait que passer de 17 à 18 pouces  (par exemple) ou installer un becquet arrière sur des voitures «vertes» concurrentes peut avoir comme conséquences sur ces chiffres. La marque peut aussi se targuer d’être parvenue à un tel résultat sans avoir recours à un système stop&start, officiellement pour des raisons techniques. Cela signifie donc que, à l’avenir (sur la prochaine génération de 9-3, qui elle, en sera dotée) la consommation pourra encore descendre de quelques centilitres.

Sur la route, la 9-3 conserve toujours son comportement tout dédié au confort, en dépit des velléités sportives que pourraient laisser présager ses 180 chevaux. La cavalerie est bien là et répond promptement à la moindre sollicitation, mais l’auto n’aime pas être malmenée sur des routes sinueuses. Le comportement reste sain et sécurisant, mais le grand volant, les suspensions «molles» qui laissent prendre beaucoup du roulis et les sièges trop larges décourageront vite les pilotes les plus entreprenants. Et ce n’est certainement pas la nouvelle boîte aux rapports allongés qui me fera mentir.  A choisir, la 9-3 préfère être menée avec douceur, sur un filet de gaz à travers les routes qui serpentent dans la campagne suédoise dont se composait la majeure partie de notre essai. C’est là que l’auto révèle son potentiel : confortable, bien que l’insonorisation aurait pu être un peu plus soignée (moteur et bruits aérodynamiques près des rétroviseurs sur autoroute), elle se montre aussi particulièrement frugale, puisque nous n’avons consommé qu’un petit peu plus de 5l/100km en moyenne sur les 300 kilomètres de notre parcours. Une belle note, qui laisse à penser que les chiffres avancés par Saab restent tout à fait envisageables pour qui adopte une conduite vraiment  «éco»...et dans des pays ou la règlementation en vigueur se prête mieux à l’auto. En effet, sur de nombreuses portions de route, la limitation était de 80km/h (90 ou 110 ailleurs), une vitesse à laquelle l’indicateur de changement de rapport hésite constamment entre nous faire passer la sixième ou rester en cinquième. L’auto semble donc plus à l’aise à 90, en sixième, à un petit 1.800tr/min.

Conclusion

A défaut d’évoluer stylistiquement, la 9-3 propose des solutions mécaniques modernes et sobres lui permettant, sur ce plan là, de faire plus que tenir tête aux ténors du segment. Dommage en revanche que la mécanique et le châssis ne fassent pas preuve de plus de caractère.

Essai Saab 9-3X

Essai Saab 9-3 Cabrio BioPower

Galerie essai Saab 9-4X

Pour résumer

A défaut d’évoluer de manière significative sur le plan du style, la Saab 9-3 profite de son millésime 2011 pour revoir son offre de motorisations diesel. Le double turbo est désormais de mise sur le 1.9 TTiD proposé en trois niveaux de puissance (130, 160 ou 180 chevaux), tous crédités d’une consommation moyenne de 4,5l/100km. Dans sa version la plus véloce, celle que nous avons prise en main, il s’agit du meilleur rapport puissance/consommation du marché.

Nicolas Morlet
Rédacteur
Nicolas Morlet

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