par La rédaction

Le film du samedi : Un prince (presque) charmant

Road-movie sorti en 2013, Un prince (presque) charmant voulait renouveler le genre. Europa Corp (Luc Besson) fait un choix original en utilisant une voiture électrique. Mais le résultat n'est pas à la hauteur de l'espérance.

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Philippe Lellouche, frère du comédien Gilles Lellouche, est un touche-à-tout. Il est successivement humoriste, animateur-radio et reporter pour Envoyé Spécial. Il rencontre Luc Besson sur le tournage de Michel Vaillant, où il est figurant. Les deux hommes sympathisent. Il propose à Lellouche de réaliser Un prince (presque) charmant, malgré son inexpérience de la réalisation.

Scénario classique

Le scénario est très convenu. On suit d'abord Jean-Marc (Vincent Perez), un patron de PME noceur et égoïste. Il travaille sur la délocalisation d'une usine en Bulgarie (détail qui aura son importance par la suite.) Sa fille se marie à Aix-en-Provence. Or, il y a des grèves dans les transports et les dépôts de carburants sont bloqués. L'Audi A6 noire mat de Jean-Marc se retrouve vite en panne sèche. Pour continuer son chemin, il achète une Renault Zoe blanche. Le fait de rouler en électrique influe sur son comportement et désormais, il veut être cool. Suite à un quiproquo, il embarque Marie (Vahina Giocante), une autostoppeuse. Militante écologiste, fille des campagnes, elle est l'antithèse de Jean-Marc. Ils descendent ensemble à Aix-en-Province. Ils tombent amoureux, mais il s'avère qu'elle est la fille du patron de l'usine qu'il veut délocaliser en Bulgarie. Marie découvre le pot-aux-roses et lui fait une scène, alors que Jean-Marc jure qu'il a changé.

TF1 Production

Ce film est coproduit par TF1, en vue d'une diffusion télévisuelle. La chaine est donc intervenue, sans doute trop, afin de le tailler sur-mesure pour la TV. C'est un film qu'on doit pouvoir (re)voir en famille et que cela plaise à tout le monde. Il ne faut pas choquer et encore moins trop faire réfléchir. Cet obsession du consensuel finit par tuer le film. L'amourette entre Jean-Marc et Marie, que tout oppose, mais qui finissent par se réunir, elle a un air de déjà vu. Les personnages manquent de profondeur. Les différents gags sont prévisibles. Tout cela participe à un certain ennui.

Vincent Perez, acteur phare des années 90, ne met aucune conviction dans son personnage. Il a l'air de s'ennuyer et d'attendre son chèque de fin de tournage. Même constat pour la méconnue Vahina Giocante.

Le troisième personnage du film, c’est la Zoe. Par définition, un road movie, c'est un véhicule (les Harley d'Easy Rider, la T-Bird de Thelma et Louise...) Renault a apporté sa citadine électrique, qui venait d'arriver en concessions. Cela permet d'apercevoir ce qu'est l'utilisation d'une électrique au quotidien. C'est bien le seul point inédit de ce film. Malheureusement, la Zoe n'est pas du tout intégrée discrètement. Elle est bien visible et surtout, elle reste d'un blanc éclatant tout au long du film. Le spectateur n'a pas vraiment envie de voir un écran publicitaire de 88 minutes.

Crédit photos : Renault

Pour résumer

Road-movie sorti en 2013, Un prince (presque) charmant voulait renouveler le genre. Europa Corp (Luc Besson) fait un choix original en utilisant une voiture électrique. Mais le résultat n'est pas à la hauteur de l'espérance.

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